LIVRE I, CHAPITRK XLI
merc Archileonidc ; laquelle leur demanda premièrement, si son fils Brasidas estoit mort vaillamment : et comme ces Ambassadeurs Thraciens le louassent si haultement, qu'ils disoient qu'il n'avoit point laisseson pareil : Vous vous abusez, dit-elle, mes amis, car Brasidas estoit bien homme de bien, mais il y en a plusieurs en Sparte qui sont encore meilleurs que luy. » (F° 2ié r".)
P. 331, 1. 25. En la bataille de Crccy). Cf. Froissart : « ... &, pour le péril ou ceux de la première bataille se veirent, ils envoyèrent hastivement un Chevalier de leur conroy au Roy d'Angleterre... et dit le Chevalier quand il fut venu jusques au Rov, Sire, le Comte de Warwich, le Comte d'Estanfort... sont combattus aigrement des François, parquoy ils vous prient que vous et vostre bataille leur venez aider, car si tel eifort se multiplie ainsi, ils doutent que vostre fils n'ayt affaire. Si dît le Roy, mon fils est-il mort, ou à terre ou s'il est blecé, qu'il ne se puisse aider? Le Chevalier respondit, Nenny, Sire, si Dieu plaist mais il est en dur party d'armes... Le Roy... dît... je leur mande qu'ils laissent gaigner à l'enfant ses espérons, mais je vueil (se Dieu l'a ordonné) que la journée soit sienne, & que l'honneur luv en demoure. » (I, 130, p. I5^)
P. 332, 1. 5. Sempcr eiiiiii). «Toujours en effet le dernier renfoit semble avoir seul décidé la victoire. » (Tite-Live, \X\ll, xl\-.)
P. 332, 1. 7. Plusieurs cstiinoyent). Cf. Plutarque, Instruction pour ceux qui manient ajf aires d' Estât : « Les mesdisans qui portoient envie à la gloire de Scipion, disoient qu'il n'estoit que le joueur des beaux faicts d'armes qu'il executoit, mais que l'autheur en estoit L^lius son familier : toutesfois Lselius ne s'en éleva ny altéra jamais pour tous ces langages là, ains continua tousjours à seconder & promouvoir la gloire & la vertu de Scipion. » (vu, f" 166 r".) Cf. aussi le traité intitulé : Si l'homme d'aage se doit encore entremettre des affaires, f° 187 r".
P. 332, 1. 10. TheopompHs). Plutarque, Instruction pour ceulx qui manient affaires d' Estât : « Theopompus roy des Lacedœmoniens, à un qui luy disoit, que Sparte demouroit sur ses pieds, pour autant que les Roys y sçavoient bien commander, « mais plus tost.
» dit-il, pource que le peuple y sçait bien obeïr. » (F° 172 \".) Les dicts notables des Lacedxmoniens : « Quelqu'un disoit devant luy (Theopompus), que la ville de Sparte se maintenoit en son entier, pource que les Roys y sçavoient bien commander : « non pas » tant, dit-il, que pource que les citoiens y sçavent )) bien obéir. » (F" 217 r°.)
P. 332, 1. 14. Conte les famés). Cf. du Tillet, Recueil des Rois de France : « Les femmes sont capables de tenir pairries, ont séance et opinion es jugemens, y doivent estre appelées et adjournees comme les autres Pairs, qui est conforme à la loy civile, pource qu'elles tiennent dignité avant exercice de justice. » (Éd. de 1618, p. 259.)
P. 332, 1. 16. Z,« pairs ecclésiastiques). Id., ibid. : « Encores que les saincts Canons défendent les armes à tout le Clergé, Jes Prélats pairs de France estoient pour raison de leur pairrie (chose temporelle) obligez à servir et suyvre, accompaignez de leurs chevaliers et soldats, les Roys, quand ils alloient à la guerre en personne, lequel service estoit deu par aucuns evesques non pairs, tant la France en tous estats honoroit lors les armes. Floard en son histoire parle de Huicmard et Hernieu Archevesques de Rheims, ayant souvent conduit en personne de leurs gens de guerre, pour le service des Roj^s Charles le Chauve, et Charles le Simple. Guillaume le Breton, en celle du Roy Philippe Auguste, faict mention de l'Evesque de Beauvais, Prince du sang, frère du Comte de Dreux, Pair de France, estant avec le dit Auguste, en la bataille du pont de Bouvines, qui d'un coup de masse jetta de cheval à terre, Guillaume comte de Salsbery, surnommé Longue-Espee, frère bastard du Roy d'Angleterre, et commanda à messire Jehan de Nesle chevalier, le prendre son prisonnier. Le semblable il feit de plusieurs autres qu'il versa, donnant, pource qu'il estoit d'Eglise, le los de ses faicts d'armes à autruy, et ne voulant combattre que de masse, pour ruer sans tuer. » (P. 257. Cf. aussi Papyre Masson, Annales, 1577, p. 301.)
Chkoxologie : Un emprunt aux Mémoires des frères du Bellay (Antoine de Lève) permet de dater cet essai de la première période (environ 1572).