LIVRE I, CHAPITRE XLII
fault recevoir et escrire aux roys, ils ne daigneroient pas seulement amasser un diadesme, quand ils le trouverqient en leur chemin. » (F^ 183 r".)
P. 339, 1. 15. Puis qu'à tripler nous nicsnics). Rapprocher Rabelais : « Comment, disoit le moine, pourrois je gouverner aultruy, qui moy mesmes gouverner ne sçaurois? » (I, 52.)
P. 339, 1. 22. Ut satins). «En sorte qu'il vaut beaucoup mieux obéir tranquillement que de vouloir se charger du gouvernement de l'État. » (Lucrèce, V, II 26.)
P. 339, 1. 24. Joint que CvnisJ. Cf. Amyot, Epistrc au Roy, en tète de sa traduction des Œuvres morales de Plutarque : « Le grand Cyrus... souloit dire qu'il n'appartenoit à nul de commander s'il n'estoit meilleur que ceulx auxquels il commandoit. »
P. 340, 1. I. Le Roy Hicrori). Dans le traité de Xénophon intitulé Hiéron, ou De la condition des rois. Montaigne d'ailleurs ne copie pas les mots, mais il résume les idées principales du traité.
P. 340, 1. 5. Pinguis ainor). «L'amour bien traité et trop absolu nous dégoûte bientôt, comme l'excès d'un mets agréable fatigue l'estomac. « (Ovide, Amores, II, XIX, 25.)
P. 340, 1. II. Ny les dames). Cf. Xénophon, Hiéron : « At amor nuUi minus insinuât sese quàm tyranno. Neque enim amor appetere gaudet ea quœ in promptu sunt, sed ea qua; sperantur. » (I, éd. de 154s, p. 57e.)
P. 340, 1. 12. Oui ne se donne loisir). Id., ihid. : « Proinde non aliter quàm si qui nunquam expertus est sitim, potum nanciscatur, itidem qui est expers amoris, expers est jucundissimœ \'eneris. » (Édit. de 1545, p. 576.)
P. 340, 1. 18. Plerunujue gratœ). «Souvent le changement plaît aux grands : un repas frugal et propre sous le toit du pauvre, sans tapis, sans pourpre, a déridé leur front soucieux. » (Horace, Odes, III,