‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 210 sur 449 · Chapitre XI.VII · texte numérisé non relu

Chapitre XI.VII

DK L IXCERTITVDE DU NOSTRH IVGEMEXT

P. 561, 1. 2. E-£wv). H'uiilc, XX, 249. Montaigne traduit ce vers après l'avoir cité.

P. 361,1. 4. Vinse). « Annibal vainquit les Romains, mais il ne .sut pas profiter de sa victoire. » (Pétrarque, sonnet 82; éd. de 1550, sonnet 83, p. 162.) C'est la traduction d'un mot fameux de Tite-Live, XXII, u.

P. 361, 1. 7. Moutconiour). Victoire des catholiques le 5 octobre 1569. Tavannes voulait poursuivre les vaincus, mais les courtisans du duc d'Anjou firent décider qu'on assiégerait Niort, Saint-Jeand'Angély, etc., et compromirent ainsi les résultats de la victoire.

P. 361, 1. 9. A Saiiict Otu'iitin). Le u) août 1357, le connétable de Montmorency, venu pour débloquer Saint-Quentin, où Coligny était assiégé par cinquantesix mille Espagnols commandés par Philibert-Emmanuel, duc de Savoie, subit une terrible défaite. Les Espagnols .semblaient pouvoir espérer beaucoup de cette victoire. En l'apprenant Charles-Quint demanda si .son fils était à Paris. Mais l'armée espagnole resta -SOUS les murs de la villle de Saint-Quentin, qui fut prise et brûlée le 27 août.

P. 362, 1. 3. Ditin forinnn). «Lorsque la fortune entraine tout, lorsque tout cède à la terreur. ■> (Lucain, VII, 734.)

P. 362, 1. 8. Cœsar). Cf. Plutarque, Vie de César : « Et fut Cîesar ce jour là en si grand desespoir de ses affaires, que quand Pompeius, pour quelque crainte ou par quelque envie de fortune eut faillv de mettre fin à ceste grande besoigne & se fut retiré en son camp, .se contentant d'avoir r'embarré & chassé ses ennemis jusques dedans le leur, Civsar retournant au sien avec ses amis, dii hauh & clair, La victoire

esioit aujourd'huy à nos ennemis, s'ilz eussent eu un chef qui eust sceu vaincre. » (\i, f" 505 v°.) Cf. en outre Vie de Pompée, xvin, f° 457 r".

P. 362, 1. 10. Liiy chaussa bien aiitreiiienl les espérons). A PharsaJe. Cf. la .suite du récit de Plutarque.

P. 362, 1. 17. Au desespoir). Cf. la même idée dans la République de Bodin, \ , v : « C'est chose dangereuse que de combattre gents désespérés... Quant aux exemples des anciens les histoires en sont pleines : mais il n'y en a point de plus illustre que de l'armée de César qui estoit au dernier désespoir quand Pompée donna la bataille en Pharsalie... » Je ne crois point que Montaigne ait emprunté ceci à la République de Bodin : il est plus probable qu'il y a eu rencontre entre ces deux auteurs; la question était classique. Je la retrouve chez Rabelais, I, xLiii; elle revient chez Guillaume du Bellay, Tiistrucfiofts sur le faicl de la i^uene, II, 11, et toujours avec les mêmes exemples traditionnels : « Si l'on gaigne, on doit suyvir la victoire à toute diligence, et imiter César en ce cas, et non pas Annibal lequel perdit de venir au-de,ssus des Romains après ce qu'il les eut vaincuz à Cannes. « l'"lle est encore dans les Politiques de Juste Lipse, \', x\ 111, etc.

P. 362, 1. 21. Monsieur de Voix). A Ravenne, le II avril 15 12, le jour de Pâques, Gaston de Poix, .s'étant jeté sur une bande d'Espagnols qui se reformaient, .se trouva presque seul, accompagné seulement de quelques gentilshommes qui furent \ite entourés et massacrés.

P. 362, 1. 25. Serisoles). \"ictoiie remportée le 14 avril 1544, après un combat acharné, par le comte d'Enghien sur le marquis del Guasto.

P. 362, 1. 28. Gravissiiui suul). <« Kien de plus

C IIAPITKK XLVII.

violent que les morsures de la nécessité aux abois. » (Juste Lipse, Politiques, \, xviii, d'après Ponius Latro. i

P. 362, 1. 29. Vincitiir). « On vend cher la victoire à son adversaire quand on défie la mort. » (Lucain, IV, 275.)

P. 362, 1. 30. Pl.kuiLX). Cf. Diodore de Sicile, XII, XXIV, f" 68 r\

P. 363, 1. 3. Clodoiiiire). Cf. Bouchet, Annales d'Aquitaine : «Mais Clodomires... gaigna la bataille et mist en fuyte les Bourgongnons & leur Roy Gondemar, lequel fut suivy par Clodomires par si grand rudesse et colère, qu'il s'esloigna trop de ses gens. Car, comme il fust assez loing, le Roy Gondemar retournant sur luy, par grand' fureur et indignation coucha sa lance et abattit Clodomires, qui demeura mort en place. « (F" 38 r".)

P. 363, 1. 9- Sertorius). Cf. Plutarque, Fie de Sertorius, \.

P. 363, 1. 10. Bnitns). Id., Ile de Bnitiis, ix.

P. 363, 1. 10. Civsar). Cf. Suétone, Vie de César : « Milites habehat tam cultos, ut argento & auro politis armis ornaret : simul & ad speciem, &: quo tenaciores eorum, in pr;ïlio, essent, metu damni. » (lxvii.)

P. 363, 1. 13. Raison), dict Xenophon. Cf. Xénophon, Cyropédie : « Alii adigebant rhedas quas ceperant, refertas mulieribus pulcherrimis, partim uxoribus, partim pellicibus... Asiatici enim exercitus... secum habent res omnis preciosissimas, inquientes pugnacioris se esse, ubi adsint quœ habent charissima : cogi enim his ferre auxilium. » (IV, m, p. 124.)

P. 363, 1. 19. A l'on remarque). Cf. Tite-Live,

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