DE LA VANITU DES PAROLES
P. 391, 1. I. Un Rbetoricien) . Cf. Plutarque, Dicts notables des Lacedannoniens : « On louoit en sa présence (d'Agesilaus) un maistre de Retorique, de ce qu'il pouvoir par son éloquence amplifier et rendre grandes les choses petites : et au contraire appetisser les grandes : Je ne trouverois pas bon, dit-il, un cordouannier, qui à un petit pied chausseroit un grand soulier. » (F° 209 v°.)
P. 391, 1. é. La responce de Tbiicididt'i). Id., Vie de Périclès : « Comme donques Archidamus rov de Lacedasmone luy demandast un jour, lequel luctoit le mieulx de luy ou de Pericles, il luy respondit, Quand je l'ay jette par terre en luctant, il sçait si bien dire en le niant, qu'il fait croire aux assistans qu'il n'est point tumbé, & leur persuade le contraire de ce qu'ilz ont veu. « (v, f° 106 v°).
P. 391, 1. 17. Ariston). Cf. Quintilien, Instit. orat. : « Cujus (Aristonis) hic finis est scientia videndi et agendi in qusstionibus civilibus per orationem popularis persuasionis. » (II, xv.)
P. 392, 1. I. Sacrâtes, Platon). Cf. Platon dans le Gorgias (p. 287 et passim). Dans Quintilien, II, xvi, tout près de l'endroit où Montaigne vient de prendre la définition d'Ariston, on trouve, dans des termes un peu différents, il est vrai, une allusion à ce jugement de Socrate et de Platon.
P. 392, 1. 3. Les mahunietans). Cf. Guillaume Postel, Histoire des Turcs : « Aiant ainsi instruit l'enfant premièrement en la I03', le maine après aux autres disciplines humaines, lesquelles ils ont autant que nous, fors les Histoires, et rhétorique... De
rhétorique qu'ils nomment « mantic », ils dient n'en estre besoin que bien peu, pour ce que nature simplement, et en peu de parolles dit, et monstre ce qu'elle entend. » (Éd. de-1575, pp. 131 et 132; éd. de 1560, P- 36.)
P. 392, I. 5. Les Athéniens). Cf. Quintilien, Institution oratoire : « Athenis ubi actor movere affectus vetabatur, velut recisam orandi potestatem... » (II,