XV
P. 392, I. 10. Connue la médecine). Rapprocher la comparaison suivante que je rencontre dans une note de VEIoge de la plie, d'Érasme (éd. de 1544, p. 73) : « Cum medicina non esset, si nulli fuissent morbi, ita leges non fuissent, nisi flagitia coegissent. »
P. 392, I. 20. Ce sont gens). «Esse viros natos militiœ, factis magnos, ad verborum lingu^que certamina rudes, ea ingénia consularia esse : callidos solertesque, juris atque eloquentiœ consultes, Urbi ac Foro prcesides habendos, prœtoresque ad reddenda jura creandos esse. » (Tite-Live, X, xxii.)
P. 393, 1. 13. Cardinal Caraffe). Il s'agit sans doute du fameux cardinal Carlo Caraffa, neveu du pape Paul TV, célèbre pour les scandales qu'il provoqua en compagnie de ses deux frères sous le pontificat de son oncle et qui finirent par le faire condamner par le conclave en février 1559. Rentré à Rome après la mort de Paul I\', il fut jugé, dégradé et étranglé.
P. 393, 1. 26. Nec niinimo). «Et il expose qu'il n'est pas d'une mince importance de distinguer entre le découpage du lièvre et celui du poulet. » (Juvénal, V, 123.) ^
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ESSAIS DE MONTAIGNE
P. 394, I. 3. Hoc salsum csl). « Ceci est trop salé, ceci est brûlé, ceci est fade; voilà qui est bien! Souvenez-vous de faire de même une autre fois. Je les instruis soigneusement, autant que me le permettent mes faibles lumières. Enfin, Déméa, je les exhorte à se mirer dans leur vaisselle comme dans un miroir, et les avertis de tout ce qu'ils ont à faire. » (Térence, Adelphs, III, III, 71.)
P. 394, 1. 8. Les Grecs iiiesnies). Cf. Plutarque, Vie de Paul-Émile : « Les Grecs s'esbabissoicnt comment es choses de plaisirs & de jeu, il emploioit encore la sollicitude, & comment en maniant & ordonnant de si grandes choses, encore vouloit il avoir soing & prendre luymesme la peine que les petites allassent aussi comme elles dévoient. « (xv, f" 173 r°.)
P. 394, 1. 16. Palais d'ApoUdou). Palais merveilleux. Cf. VAiiiadis, II, 1, et IV, 11.
P. 394, 1. 22. C'est une pipeiie). Rapprocher Gelli, Capn:^:^i del Bottaio : « Ils font comme ce beau médecin, qui m'a autresfois pansé en mes maladies, lequel pour paroistre fort suffisant et des premiers en son art, m'ordonnoit des receptes, avec certains mots si estranges et sauvages que le seul son me faisoit tressaillir, et entre les autres, il me souvient qu'à un matin il m'en dressa une pour ceste aposthume que j'eus. . . Entre autres herbes et gommes qui y entroyent, il en avoit une qu'on appeloit rob, une autre tartaro, et une autre altea, et pensois bien qu'il me fallut envoyer jusques aux terres neufves, voire par delà
où le soleil se le\e, comme l'on dit, pour recouvrer de ses drogues, quand j'entendis de mon apothicaire, auquel j'en faisois mes plaintes, que ce n'estoient que choses communes qu'il avoit ainsi desguisées et surnommées à plaisir, dont le premier estoit un vin cuit, la seconde de la mousse de muy, et la troisième de la mauve. » (Discours, Y, trad. française de 1566, p. 171.)
P. 395, 1. 3. Et avecqiies raison). Montaigne écrira le contraire dans son Journal de voyage : « Fin adesso a dire la verità, di quella poca pratica, e domestichezza ch'io aveva con questa gente, non scorgeva questi miracoli d'ingegni e discorsi che gliele dà la fama. Xon ci vedeva veruna focultà straordinaria anzi maravigliarsi e far troppo conto di queste piccole forze nostre... » (P. 362.) Mais ce n'est là qu'une impression passagère. Plus tard, après son voyage, il affirmera à nouveau la supériorité des Italiens, et l'expliquera en partie par leurs académies qui leur sont un continuel exercice. (III, viii.) Il donnera un jugement plus précis dans l'essai III, v : « (Des esprits) de la commune façon ils en ont beaucoup plus (que nous), et évidemment. La brutalité y est sans comparaison plus rare : d'âmes singulières et du plus haut estage, nous ne leur en devons rien. »
Chronologie : Aucune allusion ne permet de dater cet essai. Pour une hypothèse très incertaine, cf. la chronologie de l'essai I, xlix.