Chapitre LU
DE [.A I'ARSIMO\[|-. DUS AXCUA'S.
P. 39e, 1. I. JUiliiis Reguhis). Cf. Valèrc Maxime, IV, IV, que Montaigne ne traduit pas exactement. Le récit a d'ailleurs été reproduit bien souvent : cf. Boccace, De casibns vironim el feminaniin, \, au début (trad. Witard, p. 300); Vives, Commentaire de la Cité de Dieu, I, xxiv; etc. Notons encore que l'anecdote est rapportée, d'une manière très incomplète^ il est vrai, chez Sénèque, De consolatione ad Alhiuam, xn, 440, auprès de trois autres exemples de frugalité que nous allons retrouver dans cet essai de Montaigne.
P. i^G, 1. II. Le. vieux Caton). Cf. Plutarque, Vie de Caton le Censeur : « Caton au contraire faisant gloire, dit, qu'il laissa en Hespagne le cheval duquel il s'estoit servv à la guerre, durant son Consulat, pour espargner à la chose publique l'argent qu'il eust cousté à le ramener par mer en Italie. Or si cela se doibt attribuer à une magnanimité, ou bien à une chicheté, on en pourroit alléguer des raisons apparentes d'une part et d'autre. » (m, f° 236 r°.)
P. 39e, 1. 13. Ah gouvernement de Sardaigne). Id., ibid. : « Il alloit faisant sa Visitation par les villes à pied sans monture quelconque, & le suyvoit seulement un officier de la chose publique, qui luy portoit une robbe & un vase à ofirir du vin aux Dieux es sacrifices. » (m, f° 236 v°.)
P. 39e, 1. 16. // se vantoit). Ib., ibid. : « Car il escrit luy mesme qu'il ne porta onques robbe qui eust cousté plus de cent drachmes d'argent (En face de cent drachmes Amvot met en marge «dix escus»)...
Et que pour son soupper jamais on n'avoit achepté au marché de la viande pour plus de trente asses de monno3'e Romaine (En face de trente asses Amyot écrit en marge «environ dix sols tournois»)... Et que de toutes les. maisons qu'il avoit aux champs, il n'y en avoit pas une dont les murailles fussent crespies ny enduittes. » (m, f" 235 v".)
P. 397, I. I. Scipion Azmilianns). Cf. ^'alère Maxime, IV, m, i ^
P. 397, 1. 3. On tient qii'Honiere). Cf. Sénèque, De cousolatioiw ad Albiiiain : « Unum fuisse Homero servum, très Platoni, nullum Zenoni, a quo cœpit Stoicorum rigida ac virilis sapientia, satis constat. » (xii, 440.)
P. 397, 1. 5. // ne fut taxé). Cf. Plutarque, Vie de Tibérius Graccims : « Tiberius demanda qu'on luy baillast une tente aux despens du public, quand il iroit par les champs pour procéder au département des terres, comme Ion faisoit aux autres qui alloient bien souvent en de beaucoup moindres commissions. Hz la luy refuzerent tout à plat, et pour sa despense ordinaire luy taxèrent par jour neuf oboles. » (En face de neuf oboles, Amyot écrit dans la marge : Ce sont environ cinq sols et demy.) (iv, f° 572 v".)
Chroxologii; : Aucune allusion ne permet de dater cet essai. Pour une hypothèse très incertaine, cf. la chronologie de l'essai I, xlix.