‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 219 sur 449 · D V\ MOT DE CESAR · texte numérisé non relu

D V\ MOT DE CESAR

P. 398, 1. 9. Celte grande dispute). Rapprocher II, XII, p. 331, 1. 3.

P. 398, 1. 13. Diiiii ahest). «L'objet de notre désir, tant qu'il nous échappe, nous paraît toujours préférable à toutes choses; venons-nous à en jouir, un autre désir nous naît, et notre soif est toujours égale. » (Lucrèce, III, 1095.)

P. 399, 1. 4. Nam ctiin vidit). « Car il vit que les Biortels ont a peu près tout ce qui est nécessaire à la vie; il vit des hommes gorgés de richesses, d'honneurs et de réputation, fiers de la bonne renommée de leurs enfants;" et pourtant il n'en était pas un qui dans son for intérieur ne fût bourrelé d'angoisses, et dont le cœur ne fût oppressé de plaintes douloureuses : il comprit alors que le défaut venait du vase lui-même, et que par son défaut se corrompait à

l'intérieur tout ce qu'on y versait et tous les biens qu'on y introduisait. » (/(/., VI, 9.) Le texte est différent de celui de l'édition Lambin (p. 468). Peutêtre Montaigne l'a-t-il pris dans quelque ouvrage de seconde main.

P. 399, 1. 17. Comiiiiiui). César, De bello civili, II, IV. Montaigne a traduit ce passage après l'avoir cité. Cf. texte de 1588.

Chronologie : Il est probable que cet essai est de l'époque à laquelle Montaigne lisait César (1578); toutefois il serait téméraire de l'affirmer : c'est une sentence de César qui sert de thème à cet essai, il est vrai; mais peut-être Montaigne a-t-il pu la trouver dans quelque ouvrage de seconde main que je n'ai pas rencontré.

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