Chapitre LV
DES SEN'TEVKS.
P. 405, TITRE. Montaignt possédait l'ouvrage de Théophraste sur les parfums dans la traduction latine de Turnèbe. Il ne semble pas qu'il en ait fait aucun usage dans cet essai.
P. 405, 1. I. Coininc d'Alexandre). Cf. Plutarque, Vie d'Alexandre : « Et me souvient d'avoir leu es commentaires d'Aristoxenus, que sa charneure sentoit bon, & qu'il avoit l'aleine tres-doulce, & issoit de toute sa personne une odeur très souefve, tellement que les habillemens qui touchoient à sa chair en estoient comme tous perfumez, dont la cause simple estoit la température & complexion de son corps fort chaulde & tenant du feu pource que la doulce senteur s'engendre par le moien de la chaleur qui cuit & digère l'humidité, ainsi comme Theophrastus estime. » (i, f° 465 r°.) Voir un texte très semblable dans les Propos de table, I, vi, f" 56e r".
P. 405, 1. 9. Millier). Il y a dans Plante, MostclL, act. I, se. m, V. 117 :
i< lîcastor ! millier recte olet, cuni nihil olct. »
Montaigne traduit ce vers après l'avoir cité.
P. 405, 1. 12. Les bonnes senteurs estrangieres). Le Galaleo, de Gio\anni délia Casa, qui fait alors autorité en matière d'usages, écrit à ce sujet en critiquant l'excès des parfums et des parures : « Il ne faut doncques que le gentilhomme sente autre chose que la senteur de l'homme, toutefois s'il a quelque défaut de nature faut le corriger avec des eaux et senteurs non trop violentes. » (Trad. française de Lvon, 1571, f"73v".)
P. 406, 1. 3. Rides nos). « Tu ris de nous, Coracinus,
parce que nous ne sentons rien; j aime mieux ne rien sentir que sentir bon. » (Martial, VI, LV, 4.)
P. 406, 1. 6. Posthume). «Qui sent toujours bon sent mauvais. Posthumus. » (Martial, II, xii, 4.)
P. 406, 1. 10. Namque sagacins). «Je sens plus subtilement les mauvaises odeurs qu'un chien de chasse ne subodore le sanglier dans sa bauge. » (Horace, Épodes, XII, i\ .)
P. 40e, 1. 14. Les faines Scithes). Peut-être réminiscence assez inexacte d'un passage d'Hérodote,