‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 240 sur 449 · LIVRE II, CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE V

Montaigne a pris cette sentence Jans le Coimncnlairc de la Cité de Dieu, par Vives, XIX, vi.

P. 48, 1. i. Ceiliiy que h' juge). Cf. saint Augustin, Cité de Dieu : « Cùm proptereà judex torqueat accusatum, ne occidat nesciens innocentem, sit per ignorantiœ miseriam, ut & tortum, & innocentem occidat, quem ne innocentem occideret, torserat. » (XIX, vi.)

P. 48, 1. 3. Philotas). Cf. Quinte-Curce, VI, vu, et les chapitres suivants.

P. 48, 1. 6. Dict ou). Remarquer ici la gradation des formules d'édition en édition : 1580, «C'est le mieux que l'humaine toihlesse aye peu inventer»; 1588, «C'est le moins mal que l'humaine foiblesse aye peu in\-enter»; 1595, «C'est, dict on, le moins mal que l'humaine foiblesse ave peu inventer. »

P. 48, 1. 8. Plusieurs nations). Cf. Vives, Commentaire de la Cite de Dieu : « Quomodo vivunt tam multiE gentes, & quidem barbarœ, ut Grœci &: latini putant, quœ ferum & immane arbitrantur torqueri

hominem, de cujus facinore dubitatur? Nos homines omni videlicet humanitate prœditi, sic torquemus homines, ne insontes moriantur, ut magis eorum nos misereat, quàm si morerentur... An non fréquentes quotidie videmus, qui mortem perpeti malint, quàm tormenta? & fixteantur fictum crimen de supplicio certi, ne torqueantur. « (XIX, vi.)

P. 48, 1. 16. Je ne sçai d'où). De l'Histoire de Froissarl, IV, Lxxxvii; aussi chez Henri Estienne, Apologie pour Hérodote, XVII, ix.

Chronologie : Cet essai doit sou sujet aux Œuvres morales traduites par Amyot. Il leur fait cinq ou peutêtre six emprunts qui viennent presque tous du traité intitulé : Pourquoy la justice divine diffère la punition des maléfices. Il y a donc lieu de croire qu'il est contemporain de l'essai intitulé : A demain les affaires, qui le précède immédiatement et qui prend son sujet, lui aussi, dans les Œuvres morales.

Chapitri- VI.

DE L EXERCITATIOX.

P. 49, TITRE. Il faut rapprocher l'épitre 30 de Sénèque, où l'on trouve longuement développée cette idée de l'expérimentinion de la mort. «L'expérimentation de la mon, dit Sénèque, n'est pas possible, mais nous pouvons connaître des états voisins de la mort»; celui de Bassus par exemple, qui est rapporté tout au long : « Plus, ut puto, fidei haberet apud te, plus ponderis, si quis revixisset; et in morte nihil mali esse narraret expeitus. Accessus moitis quam perturbationem afferat optime hi tibi dicent, qui secundum illam steterunt, qui venientem et viderunt et receperunt. »

P. 49, 1. 1 1. Les uns en ont ahandonnc les richesses). Allusion à Crates, déjà cité ci-dessus dans les essais I, XIV, p. 75, 1. 13, et I, XXXIX, p. 316, 1. 16.

P. 49, 1. 14. D'autres se sont prive^). Cf. I, xi\ , p. 74, 1. 25, et I, XXXIX, p. 316, 1. 15.

P. 50, 1. 10. Nenio expergilus). « Nul ne se réveille quand une fois il a senti le froid sommeil de la mort. « (Lucrèce, III, 942.)

P. 50, 1. 12. Canius Juliiis). Cf. Sénèque, De traiiqiiilUtatc l'ita- : « Prosequebatur illum philosophus suus, nec jam procul erat tumulus... Quid, inquit Cani, nunc cogitas? Aul qu;i; tibi mens est? Observare, inquit Canius, proposuis illo velocissimo momento, an sensurus sit animus exire se, promisitque si quid explorasset circumiturum amicos, & indicaturum quis esset animarum status. » (xiv, 384.)

P. 50, 1. 23. Celtuy-ry). Ici., ibid. : « Ecce animus itternitate dignus, qui fiitum suum in argumentum veri vocat, qui in ultimo illo gradu positus, exeuntem animuni percunctatur, nec usque ad mortem.

sed etiam aliquid in ipsa morte discit. Xemo diutius philosophatur. »

P. 50, 1. 27. Jus hoc). « Il avait encore cet empire sur son ànie, à l'heure de la mort. » (Lucain, ^'tII, 636.)

P. 51, 1. 10. Combien jaeiJeniani). Cf. Cicéron, Tusciilanes, I, xxxviii, pour une comparaison semblable entre le sommeil et la moit.

P. 51, 1. 17. En défaillance de cœur). La comparaison de la mort avec une défaillance est chez Sénèque, dans l'épitre 77, et c'est là que Montaigne la prendra lorsqu'il l'insérera dans l'essai II, xii, à la tin.

P. 52, 1. i. Quand je suis venu). Montaigne a fait la même observation en deux autres endroits, I, xx, p. m, et II, xxxvii, au début.

P. 53, 1. 23. Perche). «Car, encore incertaine de son retour, l'âme étonnée ne peut s'affermir. » (Torquato Tasso, Jérusalem délivrée, chant xii, stance 74.)

P. 54, 1. 3. Corne quel). «Comme un homme qui tantôt ouvre les yeux et tantôt les ferme, moitié endormi et moitié éveillé.» {Id., ilnd., chant viii, stance 26.)

P. 54, 1. 10. Au l'Ont des lèvres). Cf. Sénèque, Epîtres : « Cui senilis animus in primis labris esset. » (Ép. 30.) On retrouvera la même image dans la préface du troisième livre des Questions naturelles : <' animam in primis labris habere. »

P. 54, 1. 13. Nager superficiellement). Ailleurs Montaigne a parlé d'un « sçavoir qui nage en la superficie de la cervelle». (Essai I, xxv, p. 179, 1. 15.)

P. 54, 1. 25. Vi inorhi). « Sous la violence du mal

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