DES ARMES DKS PARTHES
P. 95, I. 12. Leurs armes). Il est constant qu'au x\"i' .siècle les armures étaient extrêmement pesantes, et toutes les histoires du vêtement en France fournissent d'abondantes informations à ce sujet. « Les gentilshommes, dit Quicherat, étaient chevau-légers ou gendarmes, de sorte que c'étaient ceux que leur éducation avait le plus disposés à la mollesse qui avaient à porter les armures les plus lourdes. Ils en étaient accablés, d'autant plus que le poids des morions et des cuirasses avait dépassé toute mesure. Il fallait les faire à l'épreuve, non plus .seulement de l'arquebuse, mais du mousquet. Deux ou trois épaisseurs de métal suffisaient à peine. Un harnais du duc de Guise le Balafré, qu'on voit au Musée d'artillerie, se compose seulement d'un morion et d'une cuirasse à demi-brassards et tassettes : il pèse trente-deux kilogrammes. Les plus aguerris ne se mettaient là-dessous qu'à leur corps défendant. » (Quicherat, Histoire du CostiiDic en France, 1875, p. 428.)
P. 95, 1. 13. Intokrantissiina). «Incapables de souffrir la fatigue, ils avaient peine à porter leurs armes. » (Tite-Live, XXVII, xlviii.) Le texte est conforme à celui de l'édition de 1568. La première partie de la citation se retrouve dans le même Tite- Live, X, xxviii.
P. 95, 1. 17. Tegmina). « Qui ont, pour se couvrir la tête, des casques de liège. ■> (\'irgile, Enéide, VII,
F. 96, 1. I. Alexandre). Cf. Quinte-Curcc, IX, vi, et IV, Xlll.
P. 96,1. 13. Taciliis pcint).Dans\es Annales : «Quibus more gentico continuum ferri tegimen (cruppellarios
\ocant) inferendis ictibus inhabiles, accipiendis impenetrabiles... Jacentes nullo ad resurgendum nlsu, quasi exanimes linquebantur. » (III, xliii et xl\ i, pp. 98 et 99.)
P. 96, 1. 15. Lnciilhis). Cf. Plutarque, Fie de LncuIIus : « Il y envoya quelque nombre de gens de cheval... & leur commanda qu'ilz les allassent charger par les flancs pour les troubler, &: qu'ilz essayassent à trencher leurs lances avec leurs espees, pource que tout l'effort de ces hommes d'armes consiste en leur lance, & ne peuvent faire autre chose, ny pour eulx, ny contre leurs ennemis, tant ilz sont pesamment & malaiseement armez, de sorte qu'il semble qu'ilz soient emmurez dedans leur harnois, comme dedans une prison de fer. » (xiii, f° 358 r''.)
P. 96, 1. 24. Du /une Scipion). Id., Les dicts notables des anciens Roys, Princes & grands Capitaines : « Polybius luy con.seilloit de faire jetter dedans la mer qui est entre deux, laquelle n'est pas fort creuse, des chausses-trappes, ou bien des aix percez de pointes de doux, de peur que les ennemis passans ce bras de mer ne vinssent en sursault assaillir leurs remparts. Il luy respondit que c'estoit une mocquerie, veu qu'ils avoient desia guaigné les murailles, & qu'ils estoient dedans la ville de leurs ennemis, chercher les moiens de ne combattre point contre eulx. » (F" 204 \ '.) Le souvenir de Montaigne n'est pas très fidèle. Cf aussi Valère Maxime, III, vu, 2 : « Non esse ejusdeni & capere aliquos & tiniere. »
P. 97, 1. 6. // dict aussi). Id., ibid. : «Un autre luy mon.stroit sa rondelle fort bien et richement ornée, auquel il respondit, Voylà une belle rondelle.