Chapitre XI
DE LA CUVAVTH.
P. I20, TiTRK. Le sujet de la cruauté que Montaigne aborde ici et le sujet de la clémence se retrouvent constamment traités chez les moralistes du XVI' siècle. Sur le contraste entre la manière de Montaigne et celle de ses contemporains, cf. mon ouvrage sur Les sources et l'évolution des Essais, t. II, p. 130. Contrairement à ce que l'on pourrait .supposer a priori, je ne trouve dans cet essai aucune influence précise du De cleineiitia de Sénèque. Pour Sénèque la compassion est un vice; pour Montaigne c'est l'essence de la bonté naturelle, qui n'est pas vertu, mais qui, au-dessous de la vertu, mérite encore quelque éloge.
P. 120, 1. I. Il me semble que la vertu). Pour cet essai de classification des genres de vertu, on peut voir : Plutarque', De la vertu morale; Castiglione, Il cortegiano, III, xvii; etc.
P. 121, 1. I. Ce subtil rencontre d'Arcesilaus). Cf. Diogène Laërce : « Pcrcontanti cur ex discipulis aliis plerique ad sectam Hpicuream transirent, ex Epicureis verô nullus se ad c;vteras conferret, ait : quia ex viris quidem galli fiunt, ex gallis viri nunquam. «