IV, XLIII
p. 121, 1. 13. Et ii). «Car ceux qu'on appelle amoureux de la volupté sont en réalité amoureux de l'honneur et de la justice, et ils possèdent et pratiquent toutes les vertus. » (Cicéron, Epttrcs familières, XV, 19.)
P. 121, 1. 22. Miiltum). «La vertu grandit beaucoup dans la lutte. » (Sénèque, épître 13.)
P. 121, 1. 23. Epantinoudas, qui estoit encore d'une tierce secte). Cf. Cicéron, De officiis, I, xliv, et aussi Plutarque, De l'esprit familier de Socrates, passim.
P. 121, I. 23. Refuse des richesses). Cf. Plutarque, De l'esprit familier de Socrates, î° 641 r".
P. 121, 1. 26. Socrates). Cf. Plutarque, Comment on pourra recevoir utilité de .us enncnds : « Socrates s'accoustumoit à supporter en sa maison sa femme Xanthippe, qui estoit cholere, & avoit mauvaise teste, à fin que plus aiseement & patiemment il conversast avec les autres.» (viii, f" 1 1 1 v°.) Cf. aussi Aulu-Gelle, Nuits attiqnes : « Cùm illam domi talem perpetior, insuesco, & exerceor, ut cœterorum quoque foris petulanîiam & injuriam facilius feram. » (I, xvii.)
P. 121, 1. 28. Meiellus). Cf. Plutarque, Vie de Marins : « Si jurèrent tous les autres Sénateurs les uns après les autres, malgré eulx, pour la crainte qu'ilz avoient du peuple, jusques à Metellus, lequel jiour prières, ne pour remonstrances que ses parents oc amis luv sceussent mire pour l'induire à vouloir jurer, à fin de n'encourir point les peines capitales que Saturninus imposoit à ceulx qui retuseroient à jurer, ne fléchit point, ny ne feit onques le serment, ains demoura ferme en son -naturel, estant prest & appareillé de souffrir toutes les peines du monde plustost que de commettre chose aucune indigne de luy : & à tant s'en alla de l'assemblée devisant avec ceulx qui l'accompagnoient. Que c'estoit chose trop fitcile et trop lasche, que de mal faire : &: que de faire bien là où il n'y eust point de danger, c'estoit chose commune : mais que faire bien là où il eust danger, c'estoit le propre oflice d'un homme d'honneur et de vertu. » (x, f° 296 r°.)
P. 122, 1. 14. Elle demande un chemin aspre et cspina/.x). Rapprocher la conception très difterente de la
ESSAIS DE MONTAIGNE
vertu que Montaigne exprimera après 1588, I, xxvi,
P. 123, 1. 25. Sic abiit). «Il sortit de la vie heureux d'avoir trouvé un motif de se donner la mon. » (Cicéron, Tusc, I, xxx.)
P. 124, 1. 7. Ddiheraia). «Plus tière parce qu'elle avait résolu de mourir. » (Horace, Odes, I, xxxvii, 29.)
P. 124, 1. 8. Comme les jiigcmens populaires). Montaigne a déjà critiqué ces jugements populaires dans l'essai I, xxxvii.
P. 124, 1. 14. La philosophie). Montaigne tait allusion à ce que Cicéron a dit à ce sujet dans le De officiis, I, XXXI.
P. 124, 1. 18. Caloiii). « Caton, qui avait reçu de la nature une gravité incroyable et qui par une perpétuelle constance avait encore affermi son caractère, qui était toujours demeuré ferme dans ses principes, Caton devait mourir plutôt que de soutenir la vue d'un t}-ran. » (Cicéron, De officiis, I, xxxi.)
P. 124, I. 22. J'interprète iousjoiirs). Rapprocher le début de l'essai II, xiii. Inversement Montaigne déclare à la fin de l'essai I, xix, qu'il juge habituellement la vie d'un homme par sa mort.
P. 125, 1. 10. Axe tressaillir, du plaisir). Allusion au Phédon de Platon.
P. 125, 1. 14. Cette-cy). Montaigne reviendra sur cette comparaison entre les morts de Socrate et de Caton, dans l'essai III, xii, où il donnera plus nettement encore la préférence à Socrate.
P. 125, 1. 16. Arisiippus). Cf. Diogène Laërce, Vie d'Aristippe : « Interrogatus quomodo Socrates obiisset . diem, utinam, inquit, sic ego. » (II, lxxvi, 142.)
P. 127, I. 9. Haud ignarus). «On n'ignore pas ce que peuvent dans un premier combat la soif d'une gloire encore inconnue et l'espoir caressé d'un premier triomphe. » (Virgile, En., XI, 154.)
P. 127, 1. II. H faut considérer). Cette idée a été longuement traitée dans l'essai II, i.
P. 128, 1. I. Sivitiis). «Si ma nature est bonne dans l'ensemble et si je n'ai que des défauts peu considérables et en petit nombre, comme un beau visage peut avoir des taches légères.» (Horace, Sat., I, vi, 65.)
P. 128, 1. 9. Seu libra). «Soit que je sois né sous le signe de la Balance, ou sous celui du Scorpion
dont le regard est si terrible au moment de la naissance, ou sous celui du Capricorne qui règne en tvran sur la mer d'Hespérie. » (Horace, Odes, II, xvii, 17.)
P. 128, 1. 14. La response d' AntislJ)enes). Cf. Diogène Laërce, Vie d'Antisthèue : «Interrogatus quasnam esset disciplina magis necessaria, mala, inquit, dediscere. » (VI, vu, 350.)
P. 128, 1. 27. Le tirau Dionisius). Id., Vie d'Aristippe : « Très formosas meretrices ei in conspectum dari aliquando Dionysius jussit, eumque quam ex illis vellet eligere. Tum ille très simul abduxit, dicens neque Paridi tutum fuisse quôd unam prjetulerit csteris. Eas igitur ad vestibulum usque deduxit, ac dimisit. » (II, Lxvii, 137.)
P. 129, 1. 3. Son valet). Id., ibid. : « Gestabat ejus famulus in itinere pecuniam, & cùm premeretur onere, effunde, ait, quod nimis est, et fer ea qu£e potes.» (II, Lxxvu, 142.) Cf. essai I, xiv, p. 75, 1. 13.
P. 129, 1. 6. Et Epicurus). Id., Vie d'Épicurc : « Ipse quoque in epistolis aqua tantum & cibario pane se contentum esse testatur & mitte, inquit, mihi casei cj'thridi paululum, ut cum epulari pretiosius voluero, possim. » (X, xi, 657.)
P. 129, 1. 22. Nec ultra). «Et je ne chéris pas mon vice davantage. » (Juvénal, Sat., viii, 164.)
P. 130, 1. I. Oui disent). Cf. Plutarque, Contredits des philosophes stoïqiies : « Qui œuvre selon l'une œuvre quant & quant selon toutes les autres. » (xxvii, f» 568 v».)
P. 130, 1. 14. Et tient Aristote). Cf. Diogène Laërce, Vie d' Aristote : « Fieri enim posse, ut prudens quispiam ac justus, idémque intemperans atque incontinens sit. » (Y, xxxi, 309.)
P. 130, 1. 16. Socrates advoiioit). C. Cicéron, Tusc, IV, .xxxvii; De fato, V. Montaigne insistera de nouveau sur cette idée dans l'essai III, xii, pour l'accepter en 1588, et pour la déclarer incroyable après 1588.
P. 130, 1. 19. Les familiers). Cf. Cicéron, De fato : « Scribunt ipsius familiares & ebriosum, & muUerosum fuisse. Neque hxc scribunt vitupérantes, sed potius ad laudem : vitiosam enim naturam ab eo sic edomitam, & compressam esse doctrina, ut nemo unquam vinolentum illum, nemo in eo libidinis vcstigium viderit. » (\', 286.)