LIVRE II, CHAPITRE XII
<!s: qu'on les luy chargeas! sur le dos, & qu'on le chassast quant & les autres : il ne faillit pas à faire comme il avoit accoustumé, & aiant rempli ses vaisseaux & sa charge d'eau, il cogneut que sa ruse luy estoit dommageable, de manière que de là en avant il se teint debout, & se donna bien garde qu'en passant la rivière ses vaisseaux ne touchassent pas seulement au dessus de l'eau, non pas mesme mal-gré luy. » (xvi, f" 515 r".)
P. 187, 1. I. Les foiinnis). Id., ibid. : «Ils (les fourmis) estandent au dehors à l'air leurs grains & semences pour les esventer, refreschir & sécher... quand ils voient qu'ils commancent à se moj^sir, & à sentir le rance, & qu'ils craignent qu'ils ne se corrompent & pourrissent, mais la caution & prévention dont ils usent à ronger le grain du froument, surpasse toute imagination de prudence humaine, par ce que le froument ne demeure pas toujours sec, ny sain, ains s'amollit, & se resoult & destrempe comme en laict, se tournant à germer & produire : parquoy de peur qu'il ne devienne semence, & perde sa nature & propriété de monition pour leur nourriture, ils rongent le bout par où le germe a accou.stumé de sortir. » (xi, f° 513 r°.)
P. 187, 1. 18. Oiiando Iconi). «Quand un lion a-t-il arraché la vie à un lion moins vaillant? Dans quel bois jamais un sanglier a-t-il expiré sous les défenses d'un autre sanglier plus fort?» (Juvénal, xv, léo.)
P. 187, 1. 24. Sœpe duobtis). « Souvent entre deux rois (nous dirions reines aujourd'hui) s'élève une grande querelle; nous laissons à penser dès lors la fureur guerrière dont le peuple est animé. » (Virgile, Géorgiqties, iv, 67.)
P. 188, 1. 4. Fulgiir ihi). « L'acier renvoie ses éclairs au ciel, et toute la campagne à l'entour brille de l'éclat de l'airain ; sous le pas des soldats, la terre tremble, et les monts voisins renvoient jusqu'aux astres les clameurs dont ils sont frappés. » (Lucrèce, II, 325.) Fitlgur est donné par le texte de l'édition Lambin.
P. 188, I. 12. Paridis). «On raconte que l'amour de Paris causa une guerre terrible entre les Grecs et les Barbares. » (Horace, Épîtres, I, 11, 6.)
P. 188, 1. 25. Qnod fiililit). « Parce qu'Antoine fait
l'amour à Glaphyre, Fulvie m'impose comme un devoir de lui faire aussi l'amour. Que je le fasse à Fulvie! Faudra-t-il le faire également à Manius, s'il le demande? Non pas, que je sache. — Ou l'amour, ou la guerre, dit-elle. — Comment donc? Si la vie m'est moins chère que mon... Sonnez, trompettes. » Vers attribués à Augu.ste et conservés par Martial {Epigraiiniiis , XI, xxi, 3.) On peut voir l'imitation discrète qu'en a faite Fontenelle dans ses Dialogua des morts. Au cinquième vers les éditions que j'ai consultées écrivent toutes : quid quod mihi vita...
P. 189, 1. 2. Fous m'en ave:^ donné). Fous représente la princesse à laquelle l'Apologie de Sehond était dédiée. Montaigne .s'adressera à elle de nouveau plus loin, p. 304, 1. 13. Sur la foi d'une note de Jamet on pense généralement que c'est Marguerite de Navarre, femme de Henri de Navarre. Miss Grâce Norton estime que c'est Catherine de Bourbon, sœur du même prince. (Cf. Studics in Montaigne, p. 51.) Les preuves font défaut pour décider la question. A l'hypothèse de miss Norton on objectera sans doute que Catherine de Bourbon était protestante, et que l'essai semble adressé à une catholique. Pour ce qui concerne cette phrase le sens en est obscur. Je crois qu'il faut y voir une excuse de Montaigne pour la liberté de la citation de Martial qu'il vient de faire. Dans une œuvre dédiée à une princesse on devrait se montrer plus retenu, semble dire Montaigne. Mais quoi! cette phrase licencieuse est en latin, et en latin vous m'avez tout permis. D'autres comprennent que Montaigne s'excuse de parler latin à une princesse qui n'entend pas cette langue; mais pourquoi cette excuse vient-elle après la citation de Martial plutôt qu'à la suite de tant d'autres citations qui ont précédé celle-ci ? Et puis l'expression « liberté de conscience » est beaucoup plus favorable à la première explication qu'à la seconde.
P. 189, I. 4. Oiiam miilti). «Comme les Hots innombrables qui roulent sur la mer de Libye, quand le fougueux Orion, au retour de l'hiver, se plonge dans les eaux, ou comme les épis pressés que dore le soleil d'été, soit dans les champs de l'Hermus, soit dans la féconde Lycie, les boucliers résonnent et la terre tremble sous le pas des guerriers. » (Virgile,
ESSAIS DE MONTAIGNE
En., VII, 718.) Le texte de Montaigne est conforme à celui de son édition de Venise, 1539, f° 112 v°.
P. 189, 1. 10. Unefoniiillieic). La même image se retrouve dans Lucien, Dialogues, xlvi, 19, et surtout chez Sénèque, dans la préface des Questions naturelles qui va fournir à Montaigne la citation qui suit.
P. 189, 1. 12. It iiignim). «Le noir bataillon s'avance dans la plaine. » (\'irgile. En., IV, 404.) Citation prise à la préface des Questions naturelles de Sénèque où elle a la même application morale que chez Montaigne.
P. 189, 1. 21. Sertorius). Cf. Plutarque, Fie de Sertorius, vi, f° 404 r°. Montaigne se trompe : ce n'est pas Pompée que Sertorius battit ainsi, mais un peuple appelé les Characitaniens.
P. 189, 1. 22. Euwenes). Id., Vie d'Eumems ,i" ^\6 \°.
P. 189, 1. 22. Sureiia). Id., Vie de Marcus Crassus, {" 389 v°.
P. 189, 1. 24. Hi motus). « Ces grandes colères et ces terribles combats, une poignée de poussière les calmera. » (Virgile, Georg., iv, 86.) Le texte est celui de l'édition de Venise, 1539, f" 35 r°.
P. 189, 1. 27. Les Port liguais). Cf. Goulard, Histoire du Portugal : « Barrigue fit une autre course jusques aux portes d'une ville du territoire de Xiatime nommée Tanly. Les habitants qui se voyoyent en extrême danger apportèrent sur les murailles & mirent le feu en une infinité d'exaims d'abeilles dont le pals est riche : tellement que les Portugallois bruslez du feu & picquez vivement de ces mouches furent contrains .se retirer, & y en eut qui receurent des coups de main, afin qu'ils ne se plaignissent pas d'avoir esté chassez par les mouches seulement. Barrigue fut du nombre. » (VIII, .\ix, f'^ 244 v°.)
P. 190, 1. 6. Les aines des Empereurs). Rapprocher La Boétie, Contr'nn : « S'il y a rien de clair ni d'apparent en la nature et où ne soit pas permis de taire l'aveugle, c'est cela que la nature, la ministre de Dieu, en la gouvernance des hommes, nous a tous faits de même forme, et, comme il semble, en mesme moule. » {Œuvres de La Boétie, 1892, p. 15.)
P. 190, 1. 18. Le Roy Pyrrhus). Cf. Plutarque, Quels animaux sont les plus advise:^ : « Pyrrhus allant par pais rencontra un chien qui gardoit le corps de
son maistre que Ion avoit tué, & entendant des habitans qu'il y avoit desja trois jours qu'il estoit au près sans en bouger, & sans boire ny manger, commanda que Ion enterrast le mort, & amenast le chien quant & luy, &: qu'on le traittast bien. Quelques jours après on vint à faire la monstre & reveuë des gents de guerre, passants par devant le Roy qui estoit assis en sa chaire, & avoit le chien au près de luy, lequel ne bougea aucunement jusques à ce qu'il apperçeut les meurtriers qui avoient tué son maistre, ausquels il courut sus incontinent avec grands abbois & grande aspreté de courroux, en se retournant souvent devers Pyrrhus, de manière que non seulement le Roy, mais aussi tous les assistans entrèrent en suspicion grande, que ce dévoient estre ceulx qui avoient tué son maistre : si furent arrestez prisonniers, & leur procès fait là-dessus, joinct quelques autres indices & presumptions que Ion eut d'ailleurs alencontre d'eulx, tellement qu'à la fin ils advouërent le meurtre, & en furent punis : autant en feit le chien du sage Hésiode, à ce que Ion dit, ayant convaincu les enfans de Ganystor Naupactien d'homicide commis en la personne de son maistre. Mais ce que noz pères ont veu estants aux estudes à Athènes, est encore plus évident que tout ce que nous avons dit. C'est, qu'un .sacrilège s'estant coulé dedans le temple d'^Esculapius y derobba les plus beaux & les plus riches joyaux d'or & d'argent qui y fussent, & pensant n'avoir esté descouvert ny apperçeu de personne, trouva moien de s'en sortir : le chien qui estoit pour la garde du temple que Ion appeloit Capparos feit bien son devoir d'abbayer, mais voyant que personne des marguilliers ne venoit, il se meit à poursuivre & aller après le sacrilège qui .s'en fuyoit : & combien qu'il luy jettast des pierres, non pour cela il ne laissoit pas de le poursuivre tousjours : quand le jour fut venu, il ne s'approcha pas près de luy, ains le suyvit tousjours de l'œil, ne le perdant jamais de veuë : s'il luy jettoit du pain à manger il n'en vouloit point : s'il se couchoit la nuict pour dormir, il demouroit toute la nuict auprès de luy, puis quand il se levoit le matin pour cheminer, il se remettoit à le suyvre : aussi s'il rencontroit des passants, il les caressoit, è\: leur foisoit feste à tous de la cucuc : & au contraire il
LIVRF, II, CHAPITRE XH.
abbayoit fort asprement au larron, & luy couroit sus : quoy entendu, ceulx qui eurent la charge d'aller après pour chercher le sacrilège, s'informans de ceulx qu'ils rencontroient par le chemin, de quelle grandeur & de quel poil estoit le chien, continuèrent leur poursuite de tant plus chaudement, tant qu'ils attrapperent le larron en la ville de Crommyon, de la où ils le ramenèrent à Athènes, le chien marchant devant eulx, faisant la plus grande feste, & démenant la plus grand' joye du nionde, comme s'il se fust glorifié d'avoir esté cause de faire prendre le larron. Les Athéniens ayants entendu toute la vérité du faict, ordonnèrent qu'il auroit du public certaine mesure de bled poitr le nourrir, & enjoignirent aux presbtres du temple d'en avoir le soing. » (xin, f° 514 r".)
P. 191, 1. 19. Apion recite). Cf. Aulu-Gelle, Nuits atiiqiies : « Hoc autem quod in lib. .£g}-ptiacoruai V scripsit, neque audisse, neque legisse, sed ipsum sese in urbe Roma vidisse oculis suis confirmât : In circo maximo, inquit, venationis amplissimœ pugna populo dabatur. Ejus rei (Romœ cùm forte essem) spectator, inquit fui. Multit ibi sœvientes fera;, magnitudine bestiarum excellentes, oumiùmque inusitata aut forma erat, aut ferocia. Sed pra^ter alia omnia leonum, inquit immanitas admirationi fuit : prœtérque omnes Cîeteros, unius. Is unus leo corporis impetu, vastitudine, terrificôque fremitu & sonoro, toris, comisque cervicum fluctuantibus, animos oculôsque omnium in sese converterat. Introductus erat inter complureis cœteros ad pugnam bestiarum Dacus ser\us viri consularis. Ei servo Androdus nomen fuit. Hune ille leo ubi vidit procul, repente, inquit, quasi admirans stetit : ac deinde sensim atque placide, tanquam noscitabundus ad hominem accedit. Tum caudam, more atque ritu adulantium canum, clementer, & blandè movet : hominisque sese corpori adjungit : cruràque ejus, & manus propè jam exanimati metu, lingua leniter demulcet. Homo Androdus inter illa tam atrocis fera; blandimenta amissum animum récupérât : paulatimque oculos ad contuendum leonem refert. Tum quasi mutua recognitione facta, la:tor, inquit, & gratulabundos videres hominem, & leonem. Ea re prorsus tam admirabili, maximos populi clamores excitatos dicit, arcessitumque à Cssare Androdum,
quaisitàmque causam, cur ille atrocissimus leonum uni parsisset. Androdus rem mirificam narrât, atque admirandam : Cùm provinciam, inquit, Proconsulari imperio meus dominus obtineret, ego ibi iniquis ejus, 6c quotidianis verberibus ad fugam sum coactus : & ut mihi à domino terra; illius prœside tutiores latebne forent, in campomm, & arenamm solitudines concessi : ac si defuisset cibus, consilium fuit mortem aliquo pacto qucerere. Tum sole, inquit, medio rapido, & fiagranti, specum quandam nactus remotam latebrosdmque, in eam me penetro, & recondo : neque multô post ad eamdem specum venit hic leo debili uno & cruento pede, gemitus edens, & murmura, dolorem, cruciatumque vulneriscommiserantia. Atque illic primo quidem conspectu advenientis leonis territum sibi, & parefictum animum dixit, sed postquam introgressus, inquit, leo (uti re ipsa apparuit) in habitaculum illud suum, videt me procul delitescentem, mitis & mansuetus accessit, & sublatum pedem ostendere mihi, & porrigere, quasi opis petenda; gratia, visus est. Ibi, inquit, ego stirpem ingentem vestigio pedis ejus ha;rentem revulsi, conceptamque saniem vulnere intimo expressi : accuratiiisque, sine magna jam formidine, siccavi penitus, atque detersi cruorem. Ille tune mea opéra, & medela levatus, pede in manibus meis posito recubuit, & requievit : atque ex eo die triennium totum ego & leo in eadem specu eodémque victu viximus. Nam quas venabatur feras, membra opimiora ad specum mihi suggerebat : qua; ego, ignis copiam non habens, sole meridiano torrens, edebam. Sed ubi me, inquit, vitîe illius ferinae jam pertassum est, leone in venatum profecto, reliqui specum : & viam fermé tridui permensus, à militibus visus, apprœhensusque sum, & ad dominum ex Africa Romam deductus. Is me statim rei capitalis damnandum, dandùmque ad bestias curavit. Intelligo autem, inquit, hune quoque leonem me tune separato captum, gratiam nunc mihi beneficii & medicince referre. » (V, xiv, p. 144.) Le même fait se retrouve dans les Épîlres dorées de Guevara, dans les Diverses leçons de Âlessie, dans les Histoires prodigieuses de Bouaystuau, xxix; mais Montaigne suit exactement le texte d'Aulu-Gelle.
P. 193, 1. 15. Nous voyons). LL, ibid. : « Postea,.
ESSAIS DE MOXTAIGXE.
inquit, videbamus Androdum & leonem loro tenui revinctum, urbe tota circum tabernas ire : donari xre Androdum, floribus spargi leonem, omnésque ferè ubique obvies dicere : Hic est leo, hospes iiominis : hic est homo, medicus leonis. » (P. 146.)
P. 193, 1. 23. Post, beUator). «Ensuite vient Ethon, son cheval de bataille, dépouillé de ses ornements, et qui pleure à grosses larmes.» (Virgile, Eu., XI, 89.)
P. 194, 1. 3. L'escare). Cf. Plutarque, Quels animaux sont les plus advise:^ : « Comme font les Barbiers et les Scares, car quand un Scare a avallé l'hameçon, les autres ses compagnons saultent alentour et rongent la ligne, et si d'adventure il y en a un qui ait donné dedans la nasse, ses compagnons lui baillent la cueuë par dehors, & luy la serre tant qu'il peult à belles dents, les autres tirent tant qu'ils l'entrainent dehors : mais les Barbiers secourent leurs compagnons encore plus magnanimement, car mettans la ligne contre leur dos, ils dressent une espine qu'ils y ont dentelée comme une sie, & s'efforcent de la sier et coupper avec icelle. » (xxv, f° 518 v°.)
P. 194, 1. 13. La baleine). IiL, ihid. : «Et celuy qui s'appelle la guide, qui est un petit poisson de grandeur & de facen presque semblable au goujon de mer... il est tousjours avec quelque grande Baleine nageant devant pour la diriger & conduire, comme un pilote, de peur qu'elle ne s'aggrave en quelque platis où la mer soit basse, ou en quelque vase, ou qu'elle ne donne en quelque destroit, dont elle ne puisse sortir puis après. La haleine le suit, se laissant mener & tourner à luy, aussi facilement que le timon fait tourner la navire, Toute autre chose qui entre dedans le chaos de la bouche de ce monstre marin, soit beste, ou vaisseau, ou pierre, est incontinent englouty et perdu au fond de ceste abysme, mais cognoissant ce petit poisson, elle le reçoit en sa bouche, comme si c'estoit une ancre, car il dort là dedans, & le monstre s'arreste ce pendant qu'il repose, puis quand il sort, il se remet à le suivre sans jamais l'abandonner, ny jour ny nuict, autrement il s'esgare & va errant ça et là sans conduitte, & y en a eu plusieurs qui se sont ainsi perdues, ayants donné à travers la coste, comme un vaisseau qui n'a point de gouvernail, car nous mesmes en avons veu en |
l'isle d'Anticyre, il n'y a pas long temps. » (xxxi, fo 521 r".)
P. 194, 1. 24. Pareille société). Id., ibid. : « Le plus ferouche animal, & le plus cruel qui vive en toutes les rivières, en tous les lacs & estangs, & en toutes les mers, le crocodile, se monstre merveilleusement social & compagnable en ce qu'il a à demesler avec le petit roytelet, qui est un petit oyselet, hantant ordinairement au long des marets et des rivières. Il fait le guet, & sert de garde au crocodile, non pas à ses despens, mais aux despens du crocodile, car il vit de son dessert, & quand il voit que l'ichneumon s'arme & se piastre le corps de limon, comme un champion de lucte qui se pouldre les mains à hn d'avoir meilleure prise sur son compagnon, pour assaillir d'aguet en surprise le crocodile dormant, il l'esveille de son chant, & de son bec dont il le va piccotant, et le Crocodile est si doulx & si privé envers luy, qu'il luy ouvre la gueule grande, et le laisse entrer dedans, estant bien aise qu'il aille recueillant les petits morceaux de chair qui luy sont demourez entre les dents, & qu'il les arrache tout doulcement avec son bec : puis quand c'est assez à son gré, & qu'il veult refermer sa bouche & la clorre, il baisse un petit sa machouere de dessus, luy monstrant par signe qu'il sorte, & ne la rabat jamais du tout, qu'il ne sente que le petit oyselet s'en soit envolé. » (xxxi, f" 521 r".)
P. 195, 1. 4. Cette coquille). Id., ibid. : « Ce Pinnothere doncques est un petit animal de la sorte d'un cancre, à ce que Ion dit, lequel vit et se tient tousjours avec la Pinne, qui est ceste espèce de grande coquille que nous appelions Nacre, & demeure tousjours comme un portier assis à l'ouverture de ceste coquille, laquelle il tient continuellement entre-baillée & ouverte, jusques à ce qu'il y voye entrer quelques petits poissons de ceulx qu'ils peuvent bien prendre : car alors il entre au dedans de la Nacre & luy mord la chair, elle incontinent ferme sa coquille, & lors eulx deux ensemble mangent leur proye enfermée dedans leur fort. » (xxx, f" 520 v°.)
P. 195, 1. 13. Quant à l'Astrologie). Id., ibid. : « Le Thun scait 6c sent si bien les solstices & les a;quinocces, que mesme il les enseigne à l'homme, sans que