‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 268 sur 449 · LIVRE II, CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE Xll

cette cause elles estiment une chose belle d'avoir le front petit et plein de poil... Elles ont les mammelles grandes et si longues que par dessus leurs espaules elles donnent a teter à leurs enfants. » (II, Lxxxiv, f°' 170 v°, 171 r° et v°.)

P. 200, 1. 7. Les Italien!:). On peut voir dans le Joiirual de Voyage (p. 193) le portrait d'une femme que Montaigne trouve belle dans le goût italien.

P. 200, 1. II. Oite Platon attribue). Cf. Cicéron, De natnra deoniin, I, x. Cicéron foit allusion à un passage du Tiiiiee, p. 33. (Ed. de 1546, p. 706.)

P. 200, 1. 12. Les Epicuriens). Li., ilnd.

P. 200, 1. 18. ^ multis). « Plusieurs animaux nous surpassent en beauté.» (Sénèque, ép. 124.)

P. 200, 1. 24. Prouaque). « Et, tandis que les autres animaux, la face courbée, regardent la terre. Dieu éleva le front de l'homme, lui ordonna de contempler les cieux et de fixer ses regards sur les astres. « . (Ovide, Metaiii., I, 84.)

P. 201, 1. 8. En Platon). Dans le Tintée, passini.

P. 201, 1. 8. En Cicero). Dans le De nat. deonun, II, Liv et suivants.

P. 201, I. 13. Simia). «Combien le singe, le plus laid des animaux, nous ressemble. » (Ennius apud Ciceronem, De natiira deoruni, I, xxxv.)

P. 202, 1. 6. Ille quod obscœnas). « Tel pour avoir vu à découvert les parties secrètes du corps de l'objet aimé, a senti, au milieu des plus vifs transports, s'éteindre sa passion. >> (Ovide, De remédia amoris, 429.)

P. 202, 1. 14. Nec vénères). «Et nos femmes ne l'ignorent pas; aussi ont-elles grand soin de cacher toutes ces arrière-scènes de la vie à ceux qu'elles veulent retenir et enchaîner dans leur amour. » (Lucrèce, IV, 11 82.)

P. 203, 1. 6. La Philosophie). Cf. Plutarque, Des communes conceptions contre les Stoiques : « La belle forme & disposition du corps & la santé, selon les Stoïques, n'apporte aucun profit ny accroissement à la félicité. Et neantmoins ceulx-cy permutent & eschangent la sagesse à la santé : car ils tiennent qu'il eust esté convenable à Heraclitus & à Pherecydes, s'ils eussent peu quitter la vertu & la sagesse, si par là ils eussent peu faire cesser leurs maladies, l'un la pediculaire, l'autre l'hj'cfropisie. Et si Cyrcé versoit

deux breuvages, l'un qui feist devenir les hommes fols de sages, & l'autre sages de fols, Ulysses eust deu boire plus tost celuy de la folie, que de changer sa figure humaine en forme de beste, aiant en soy la sagesse, &; par conséquent la félicité aussi : & disent que c'est la sagesse & prudence mesme qui monstre & enseigne cela, & les admoneste ainsi, Quitte moy là & me laisse périr, s'il fault que je sois portée ça & là en forme & figure d'asne. » (xi, f° 577 r°.)

P. 204, 1. 15. Sacrâtes). Cf. Xénophon, Mémorables : « Voluptates quoque venereas cum caïteris animalibus determinasset in aliqua parte anni, nobis continue ad senectutem usque prcestitisse. » (I, iv, X2.)

P. 204, 1. 19. Ut vinuni). «Le vin est rarement bon aux malades, et très souvent il leur est nuisible, aussi vaut-il mieux ne pas leur en donner du tout, que de les exposer à un dommage manifeste, dans l'espoir d'un profit douteux. De même peut-être, serait-il préférable pour l'espèce humaine que la nature lui eût refusé cette activité de pensée, cette pénétration, cette industrie, que nous appelons raison et qu'elle nous a si libéralement accordée, puisque cette ficulté n'est salutaire qu'à un petit nombre et fual à tous les autres. » (Cicéron, De natnra deoruni, III, xxvii; t. IV, p. 235.)

P. 205, 1. 9. Foire le Grec). Cf. Corneille Agrippa : De incertitudine et vanitate scientiarum, liv.

P. 205, 1. 13. Illiterati). «Pour être illettré est-on moins vigoureux aux combats de l'amour?» (Horace, Épodes, VIII, 17.)

P. 205, 1. 15. Scilicet). «Sans doute vous échapperez ainsi à la maladie et à la décrépitude, vous ne connaîtrez ni le chagrin, ni les soucis, vous aurez une vie plus longue et un sort meilleur. » (Juvénal, XIV, 156.)

P. 206, 1. 8. La vieille Rome). Rapprocher Montaigne, I, XXV, p. 186, 1. 12.

P. 206, 1. 21. Comme dit Epicurus). Coste voit ici une allusion à une phrase du traité de Plutarque, Contre l'épicurien Colotcs : « Il (Colotès) dit, que ceulx qui ont estably les loix & ordonnances, qui ont institué les Royautez & les gouvernements des Villes et Citez, ont oiis la vie humaine en grand repos & grande seureté, & l'ont délivrée de grands

ESSAIS DE MONTAIGNE

troubles, & que si Ion ostoit cela, nous vivrions une vie de bestes sauvages, & que l'un mangeroit l'autre, le premier qu'il rencontreroit. » (xxvii, f" 597 v°.) Si vraiment Montaigne a eu ce passage en vue, sa mémoire l'a trahi, car le sens de Plutarque est différent, et de plus il attribue à Épicure ce qui appartient à l'épicurien Colotès.

P. 207, 1. I. Eritis). «Vous serez comme des dieux sachant le bien et le mal. » (Genèse, III, v.) La citation se trouve chez Corneille Agrippa : De inccrtitiidine et vanitate scientiaruin, i.

P. 207, 1. 2. Les Sirènes). Cf. Cicéron, De finibiis : « Mihi quidem Homerus hujusmodi quiddam vidisse videtur in iis quœ de Sirenum cantibus finxerit. Neque enim vocum suavitate videntur, aut novitate quadam & varietate cantandi revocare eos solitœ, qui prœtervehebantur : sed quia multa se scire profitebantur, ut homines ad earum saxa discendi cupiditate adhsrescerent. » (V, xviii; t. IV, p. 99.) Le passage d'Homère auquel il est fait allusion se trouve dans y Odyssée, XII, 188.

P. 207, 1. 4. La peste de l'boinDie). Rapprocher cette sentence qui figurait sur les travées de la bibliothèque de Montaigne : « Cognoscendi studium homini dédit Deus ejus torquendi gratia»; et cette autre encore : « Vidisti hominem sapientem sibi videri ? magis illo spem habebit insipiens. » (^Pmv., xxvi, 12.)

P. 207, I. 6. Cavete ne quis). « Prenez garde qu'on ne vous trompe sous le masque de la philosophie et par de fausses apparences, selon la doctrine du monde. » (Saint Paul, Épître aux Cohssiens, 11, 8.) Pris chez saint Augustin, Cité de Dieu, VIII, x.

P. 207, 1. II. Ad stimmnni). «Pour conclure : le sage ne voit au-dessus de lui que Jupiter; il est riche, libre, honoré, beau, enfin le roi des rois, d'une santé florissante surtout, à moins toutefois qu'il n'ait la pituite. » (Horace, Éptlres, I, i, 106.) Toutes les éditions du xvi" siècle que j'ai pu consulter portent : ad siimmam.

P. 207, 1. 16. Ce que dit Epidele). Cf Stobée, AntMogie : « Tuum auteni quid est ? Nempe solus opinionum usus. » (Sermo xxi, p. 177.) Le passage d'Épictète auquel il est fait allusion est dans VEncbiridion, xi.

P. 207, 1. 18. Les dieux). Cf. Plutarque, Des communes conceptions contre les Stoiqiies : « Qui empescheroit de dire, que le mal fust en intelligence, & le bien en essence? comme la santé est, à mon advis, entre les Dieux en essence, & la fiebvre & la pleurésie en intelligence, attendu que, comme ils disent eulx mesmes, nous avons tous affluence de tous maux, & rien de bien : mais pour cela nous ne laissons pas d'entendre que c'est que prudence, que c'est que le bien, & que c'est que la félicité. » (xvui, f° 578 v°.)

P. 207, 1. 22. Calamiteux). Rapprocher Amyot dans la traduction des Œuires morales : « Homme, c'est-à-dire le plus misérable et le plus calamiteux animal qui soit au monde. » (11, f° 270 v".) Voir aussi le passage ci-dessus, p. 158, 1. 22.

P. 207, 1. 23. Dict Cicero). Dans les Tusculanes :

„«Quid est enim dulcius ocio literato? iis dico literis

quihus infinitatem rerum atque naturœ, & in hoc

ipso mundo cœlum, terras, maria agnoscimus. >> (\ ,

XXXVI ; t. IV, p. 181.)

P. 208, 1. 3. Ce sont elles). LL, ibid. : «Philosophia omnium mater artium • — nos primum ad deorum cultum, deinde ad jus hominum quod situm est in generis humani societate, tum ad modestiam magnitudinemque animi erudivit : eademque ab animo tanquam ab oculis, caliginem dispulit, ut omnia supera, infera, prima, ultima, média viderimus. » (I, XXVI ; t. IV, p. 117.)

P. 208, 1. 9. De la condition de Dieu). Rapprocher Gyraldi dans son Progymnasma adversns litteras et litteralos : « Deos putes ex verbis, non homines loqui. » (^Opera, 1580; t. II, p. 428.)

P. 208, 1. 12. Deus ille fuit). «Ce fut un Dieu, illustre Memmius, oui, un Dieu, celui qui le premier imagina cette méthode de vivre à laquelle on donne aujourd'hui le nom de sagesse, celui qui par art arracha notre vie à de si grandes tempêtes et à de si profondes ténèbres pour lui assurer un calme si parfait et une lumière si éclatante. » (Lucrèce, V, 8.) Montaigne, sans doute par une erreur de mémoire, écrit au dernier vers « In tam tranquilla » au lieu de «In tam tranquillo ■>■> . (Cf. éd. Lambin, p. 373.)

P. 20S, 1. 18. L'entcnd^menl de ccituy-cy). De

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