‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 278 sur 449 · LIVRE II, CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XII

P. 247, 1. 3. Ceux qui adoroiait). Les Ég}'ptiens. Cf. Plutarque, De Lis & Osiris.

P. 247, 1. 13. Onœ prccid nsqne). «Toutes choses qui sont très éloignées de la nature divine et qui sont indignes des dieux. » (Lucrèce, V, 123, 124.)

P. 247, 1. 15. Formœ). «On connaît leur physique, leur âge, leurs vêtements, leurs parures, leur généalogie, leur mariage, leurs alliances, et on les représente à tous égards, sur le modèle de l'infirmité humaine, car on les fait sujets aux mêmes passions : on nous parle de leurs amours, de leurs chagrins, de leurs colères. » (Cicéron, De natiira dconiin, II, xxviu.) Cette citation un peu abrégée est empruntée de saint Augustin, Cité de Dieu, IV, xxx.

P. 247, 1. 18. A la foi). Rapprocher pour tous ces dieux, Cicéron, De natiira deonim, II, xxiii, et saint Augustin, Cité de Dieu, I\', xx, avec le Commentaire de Vives.

P. 247, 1. 22. Oiiid jnvat). «A quoi bon introduire nos mœurs dans les temples? O âmes courbées vers la terre et vides de tout sentiment divin. » (Perse, II, 62 et 61.) Les éditions du xvi" siècle portent immittere au lieu de indncere qu'écrit Montaigne, mais elles présentent comme Montaigne la leçon « quid juvat hoc^K

P. 247, 1. 24. Les Aîgyptiens). Cf. saint Augustin, Cité de Dieu : « Constitutum est etiam de illo, ut quisquis eum hominem dixisset fuisse, capitalem penderet pœnam. Et quoniam fere in omnibus templis, ubi colebantur Isis & Serapis : erat simulachrum, quod digito labiis impresso admonere videretur, ut silentium fieret : hoc significare idem Varro existimat ut homines eos fuisse taceretur. » (XVIII, v, 314.)

P. 248, 1. 7. Dict Cicero). Dans le De natitra deorum : « Nec intelligo cur maluerit Epicurus deos hominum similes dicere quam homines deorum. » (I, xxxii; t. IV, p. 196.) Et surtout dans les Tusculanes : « Fingebat hœc Homerus, & humana ad deos transferebat : divina mallem ad nos. » (I, xxvi.) Texte reproduit par saint Augustin, Cité de Dieu, IV, xxvi. Rapprocher une expression semblable dans le même essai de Montaigne, p. 241, 1. 25.

P. 248, 1. 14. Le vergier de Pluton). Dans le Gorgias à la fin et dans la République, x, Montaigne se

souvient surtout de Plutarque, De la face qui apparoist dedans le rond de la Lune, xxxii, f" 626 r°, où se trouve l'expression verger de Pluton.

P. 248, 1. 18. Secreti). «Ils se dissimulent dans des sentiers écartés, dans une forêt de myrte qui les enveloppe; même dans la mort les soucis ne les abandonnent point. » (Virgile, En., VI, 443.)

P. 249, 1. 12. Cinq sens de nature). L'expression se retrouve chez Bonaventure Despériers, Nouvelles récréations, I, et dans Henri Estienne, Apologie pour Hérodote, XX, 11 ; elle semble appartenir au stjie des conteurs. \ow aussi le fournal de voyage de Montaigne, p. 186.

P. 249, 1. 25. Œuil ne sçauroit voir). Saint Paul, Épitre aux Corinthiens, I, 11, 9, d'après Lsaïe, LXiv, 4.

P. 250, 1. 3. Comme tu dis, Platon). Cf. Plutarque, De la face qui se voit dedans le rond de la Lune, xxxii, f° 626 r°.

P. 250, 1. 6. Hector erat). «C'était Hector qui combattait les armes à la main; mais le corps qui fut traîné par les chevaux d'Achille, ce n'était plus Hector. » (Ovide, Tristes, III, 11, 27.) Les éditions du xvi"^ siècle portent et idem, au lieu de at ille.

P. 250, 1. 9. Ouod niutatur). « Ce qui change est dissous, donc périt : les parties désagrégées, il n'y a plus de corps. » (Lucrèce, III, 756.)

P. 250, 1. II. En la Metempsicose). Cf. ci-dessus. Essai II, XI, p. 136, 1. 25.

P. 250, 1. 14. Ceus la auroint raison). Il s'agit de Porphyre. Cf. saint Augustin, Cité de Dieu : « Puduit scilicet, illud credere, ne mater fortasse filium in mulam revoluta vectaret : & non puduit hoc credere, ne revoluta mater in puellam filio forsitan nuberet. » (X, xxx, 621.)

P. 250, 1. 19. Des caidrcs). Cf. Pline, Histoire naturelle : « Ex ossibus & medullis (Phœnicis mortui) nasci primo ceu vermiculum : inde fieri pullum. » (X, II.)

P. 250, 1. 25. Nec si materiani). «Supposez que, après la mort, le temps rassemble la matière de notre corps et qu'il le reconstitue tel qu'il est aujourd'hui, supposez alors que la vie nous soit à nouveau donnée, même dans ces conditions, cette nouvelle existence ne serait rien pour nous, puisque le cours de notre

ESSAIS DE MONTAIGNE

vie aurait été une fois interrompu. » (Lucrèce, III,

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