‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 283 sur 449 · LIVRE II, CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XII

IV, VIII ; Jean des Caurres, Œuvres morales, V, xl\i. Mais dans tous ces récits, comme chez Josèphc, il s'agit d'Anubis, et non de Sérapis. Montaigne qui cite sans doute de mémoire un conte très vulgarisé, a. fait une confusion.

P. 268, 1. 14. Varro). Cf. saint Augustin, Cilc de Dieu, VI, vu. Cette histoire est contée d'une manière un peu différente par Plutarque, Fie de Roimdiis, m.

P. 268, 1. 24. Corne s'il ne siiffisoil pas). Cf. Diogène Laërce, Vie de Platon, III, i, 185.

P. 268, 1. 26. // estoit tenu). Id., ibid. : « Enimvero Speusippus in libro qui de cœna Platonis funebri inscribitur, et Clearchus in laudatione Platonis et Anaxilides secundo de Philosophis libro asserunt Athenis famam esse Aristonem Perictionje cùm esset speciosissima, vim inferre conatum esse, verùm fuisse illius conatus irrites, vidisseque in soumis Apollinem atque ab eo mundam a jugali copula quoad pareret, uxorem servasse. » (III, 11, 185.)

P. 269, 1. 6. En la relligion de Mahumet). Cl'. •Guillaume Postel, Histoire des Turcs : « Ils sont aussi beaucoup de merlins, asçavoir d'enfants sans percs, et nais de pucelles : et dises que cela leur est commun, et fréquent : ils les nomment nephis ogli, enfans de l'âme ou de l'esprit...» (Éd. de 1575, p. 230; éd. de 1560, I'' partie, p. 109.) On trouve la même expres.sion avec .son explication dans la Cosmographie d'André Thevet : (( Vous diriez que cest enfant estoit plus parfait que ce prophète anglois Merlin, lequel on faint avoir esté fils d'un démon succube, d'autant que cestuy parloit, et avoit raison, estant au ventre de sa mère, et Merlin estant entie les bras de sa mère encor alaictant. » (Éd. de 1575, ("919 r".) La légende de Merlin jouissait alors d'une grande popularité.

P. 269, 1. 10. Le lion). Cf. Cicéron, De iiatnra deornni : «An tu aquilam, autjeonem, aut delphinum ullam anteferrc censés figuram suas?» (I, xxvii; t. IV, p. 194.)

P. 269, I. 16. De tontes les formes). Id., ibid. : « Quod si omnium animantium formani vincit hominis figura deus autem animans est : ea figura protecto est, qua; pultherrima sit omnium quoniamque deus beatissimos esse constat : beatus autem

esse sme virtute nemo potest, nec virtus sine ratione constare, nec ratio usquam inesse nisi in hominis figura : hominis esse specie deos confitendum est. » (I, xviii; t. IV, p. 190.)

P. 26(), ]. 20. Ita est). «Tant c'est une habitude et un préjugé de notre esprit que, quand il pense à Dieu, aussitôt la forme liumaine se présente à lui. » (Id., ibid., I, xxvii.)

P. 269, 1. 22. Xenophanes). Eusèbe, Préparation cvangélique , XIII, xiii ; mais Montaigne a probablement pris ceci chez Duplessis-Mornay, Vérité de la religion chresticnne, i .\ la fin, et surtout iv xm début. Tout le chapitre iv de Duplessis-Mornay, intitulé «(2m c'est que non': ponvons comprendre de Dieu », mérite d'être rapproché de ce morceau de Montaigne et présente des idées tout à tait analogues. « L'homme ne voit et ne sent pas Dieu en soy mais en ses effects seulement, en la nature, parce qu'elle est un effect de Dieu, et que nul effect quelque grand qu'il .soit, ne peut parfaictement représenter sa cause... C'est ce qui a abusé les ignorants qui ont figuré Dieu semblable à eux : ce que les animaux aussi, dit Xenophanes, eussent fait s'ils eussent esté peintres, ne pouvant ordinairement chaque chose comprendre qu'elle-mesme », etc.

P. 270, 1. 12. Tant Manda). «Tant la nature adroite & indulgente, porte tous les êtres à s'aimer euxmêmes. » (Cicéron, De natura deorum, I, xxvii.)

P. 270, ]. 20. Domitosque). « Ils sont domptés par le bras d'Hercule, les Titans fils de la Terre qui firent trembler les palais brillants du vieux Saturne. » (Horace, Odes, II, \ii, 6.)

P. 270, 1. 26. Neptnniis). «Neptune, de son trident redoutable, ébranle les murs de Troie, et renverse de fond en comble cette cité; plus loin l'impitoyable Junon occupe les portes Scées.» (Virgile, En., Il, 610.)

P. 271, 1. 5. Les Canniens). Cf. Hérodote : «Ils mettent armes en doz pour batre l'air, lequel ils poursuyvent jusque à la banlieu de la ville Celydna, disans qu'ils chassent les dieux estrangers. » (I, 172; t. I, f° 79 v\)

P. 271, 1. 9. Jdeo niininiis). «Tant la superstition introduit les dieux mêmes dans les plus petites choses.» (Tite-Live, XXVII, xxiii.)

ESSAIS DE MOXTAIGXK.

P. 271, 1. 13. Hic iUiiis). « Là (à Carthagc) sont les arnus de Jiinoii, là est son char.» (Virgile, Eu., I, lé.)

P. 271, 1. 15. O sanctc ApoUo). «O saint Apollon, toi qui habites le centre du monde ! » (Cicéron, De divinatione, II, lvi.) Delphes, consacré à Apollon, passait pour l'ombilic de la terre. \'oir Tite-Livc, XXXVIII, XLVin; XLI, xxiii; Ovide, Métamorphoses, X, 168; X^^ 630; Stace, Thchaïdc, 1, 118; etc.

P. 271, 1. 16. Pallada). «Athènes honore Pnllas, l'ile de Crète Diane, Lemnos Vulcain, Sparte et Mycènes Junon; Pan est le dieu du Ménale et Mars celui du Latium. » (Ovide, Fastes, III, 81.)

P. 271, 1. 23. Jitncla que). « Ht le temple du petitfils est réuni à celui de son grand aïeul. » (Zf., ibid.,

p. 272, 1. 2. Cinq OH. six). Souvenir imprécis de sain; Augustin, Cité de Dieu, IV, viu.

P. 272, 1. 3. Trois à une porte). Cf. saint Augustin, Cité de Dieu : « Unusquisque domui suœ ponit ostiarium et quia homo est omnino sufficit. Très deos isti, posuerunt, forculum foribus, cardeam cardini, limentinum limini.» (l\', viii.) Cf. encore Id., ibid., VI, VII.

P. 272, 1. 4. Om//V a un enfant). Id., ibid. : Ils sont énumérés à diverses reprises dans le li\re I\'.

P. 272, 1. 5. Aucuns cerleius). Id., ibid. : « \'arro dicit certos atque inceitos in omnibusque generibus sicut in animalibus mares et fœminas. » (III, xii.)

P. 272, 1. 8. Ouos quoniam). « Puisque nous ne les jugeons pas encore dignes de l'honneur du ciel, permettons-leur d'habiter les terres que nous leur avons accordées. » (Ovide, Métamorphoses, 1, 194.) Ces vers ont probablement été pris par Montaigne dans le Commentaire de la Cité de Dieu par Vives, III, xii.

P. 272, 1. 10. 7/ eu est de plnsicicns). Cf. saint Augustin, Cite de Dieu, \'I, \, dont voici le titre : «■ De tribus generibus thcologix secnndum Varronem, scilicel uno fabuloso, altero naturaJi, tertio civili. »

P. 272, 1. 14. Chrysippus). Cf. Plutarque, Des communes conceptions contre h's Sloiques : « Chrysippus & Cleanthes... de tant de Dieux ils n'en font pas un éternel, ny pas un immortel, sinon Jupiter seul, en qui ils despendent & consument tous les autres. » (xxvii, f'^ 583 r".)

P. 272, 1. 1-. Jûvis). «Crète, berceau de Jupiter.» (Ovide, Métamorphoses, Mil, 99.)

P. 272, 1. 18. Scevola). Cf. saint Augustin, Cité de Dieu, l\ , XXXI : « Multa esse vera, qu;e non modo vulgo scire non sit utile, sed etlam tametsi folsa sint, aliter cxistimare populum expédiât. » (IV, xxxi.) C'est ici l'opinion de Varron, celle de Scevola est rapportée un peu auparavant. » (I\', xxvii.)

P. 272, 1. 21. Cum veritateui). « Comme il ne cherche la vérité que pour s'affranchir, sovons certain qu'il est de son intérêt détre trompé. » (/c/., ibid., IV, XXXI.)

P. 273, 1. 4. De pierre). Xénophon, Mémorables : « Asserebat Anaxagoras... .solein lapidem ignitum esse. » (IV, VII, 7; éd. de 1545, p. 515.)

P. 273, 1. 5. S'enquiert on a Zenon). Cf. Cicéron, De uatura deoruni : « Zeno ita naturam définit, ut eam dicat, ignem esse artificiosum ad gignendum progredientem via. » (II, xxii.)

P. 273, 1. 1 1. Soerates). Cf. Xénophon, Mémorables : « Geometriam didicisse eousque oportere (aiebat) quoad recte dividendo agro aut ;edihcio dcscribendo conférât.» (\\, \u, 2; éd. de 1545, p. 514.)

P. 273, 1. 12. Polia'uus). Cf. Cicéron, Académiques, II, XXXIII ; Bodin, préface de la Déiuononiauie; Brués, Dialogues, p. 90.

P. 273, I. 16. Soerates). Cf. Xénophon, Mémorables : « Ut una omnia complectar, cœlestia omnia, & qua; dii machinentur, scrutari dehortabatur. Neque enim hominibus facile est ea adinvenire : neque diis eos facere grata arbitrabatur, qui ca quadrant, qvxx ipsi dii in promptu & manifesta esse noluerunt. Quod .si quis esset qui ea studiosius sectaretur, hune non minus quàm Anaxagoram fore in periculo insaniendi, qui quidem quod nimium efterretur in orbis machiniv dispositione explicanda, insanivit. Ille enim asserens idem esse ignem atque solem, ignorabat quàm ignem homines facile spectent, solem vcro non facile queant intueri : & solis radiis homines colore fieri fusco, igné autem minime. Ignorabat &: illud, quod qu;\.- ex terra oriantur, eoruni niliil nisi à sole foveatur, queat adolescere : igné vero concalefacta omnia corrumpi. Asserens etiam solem lapidem ignitum esse, ignorabat lapidem quum in igné sit.

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