‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 284 sur 449 · IVKE II, CHAPITRI- XII · texte numérisé non relu

IVKE II, CHAPITRI- XII

ncquc collucerc, ncquc diu durarc : Sol aiitem totis ;innis lucidior cxt.u. » (IV, vu, -; cd. de 1545,

P. 273, 1. 26. Plalon). Au Tiiitce : «C:tterorum vtro qui da'inones appellantur, & cognoscere & cnunciarc ortum, majus est opus quam ferre nostrum valeat ingenium. Priscis itaque viiis hac in re credendum CSC, qui diis geniti ut ipsi dicebant, parentes suos optime noverant. Impossibile sane deoioini filiis fidem non liahere, licet nec necessariis nec verisimilibus rationibus eoruni oratio confirmetur. Veruni quia de domesticis rébus loqui se affirmabant, nos legein secuti fidem prsstabimus. » (P. 40; éd. de 154e, p. 710.)

P. 274, I. II. Ti'iiio). «Le timon et les cercles des roues étaient d"or, et les rayons d'argent. » (Ovide, Métamùiphoses, II, 107.)

P. 274, 1. 13. l'ou<; dirii":^). On trou\e un mouvement analogue chez Jacques Tahureau, Dialogues : « Il vint à me taire une description des cieus, mais sçais-tu quelle, par-Dieu, comme si toute sa vie il V cust esté nourri, et qu'il n'eût tait autre chose qu'obsen-er, compter, compasser, et mesurer tous les aspects, toutes les étoiles, cercles et poincts qu'il asseuroi: y estre. Et n'estoit que je le connaissois de longue main, joint qu'il n'estoit pas des plus beaux de ce monde, je l'eusse jugé incontinent pour un Ganymede, mignon de couchette de ce grand dieu haut-tonant, qui fut expressément descendu, et pris un corps fantastique pour en rapporter certaines nouvelles à cens qui seroïent curieus de savoir comment on se porte lassus. » (Éd. de Paris, 1566, p. 180.) Tahureau se souvient du passage suivant de Corneille Agrippa que Montaigne a connu également : «Cujus astronomie magistri audaces profecto homines, & prodigiorum autores, impia curiositate, pro eorum libito, supra humanam sortem (tanquam Basilides hreretici abraxas) fabricant orbes cœlorum, siderum mensuras, motus, figuras, imagines, numéros, concentusque tanquam nuper è cœlis delapsi, ac in illis aliquandiu versati, depingunt : quibus omnia stare ac fieri atque sciri posse arbitrantur. » {De iiicertitudinc et vanitnle scieiiliarnin, xxx.)

P. 274, 1. 16. Selon Platon). Dans la République : «Dicehat... ex apicibus suspensum Necessitatis dea;

pensum : per quod omnes circuitus peragantur. » (X, XII, 616; éd. de 1546, p. 699.)

P. 274, 1. 17. Muncius). "Le monde est un édifice immense, entouré de cinq zones et traversé obliquement par une bordure enrichie de douze signes rayonnants d'étoiles, avec le char de la lune et ses deux coursiers. » (\'ers de ^'arron, rapportés par ^'alérius Probus dans ses notes sur la sixième églogue de Virgile.)

P. 275, 1. 3. Ai ie pas veu eu Plalon). Dans le Second Alcihicuie : « Est enim ipsa natura universa poesis œnigmatum plena.» (X, p. 147; éd. de 1546, p. 47.) La traduction de Marsile Ficin, qui est ici amphibologique, a induit Montaigne en erreur : natura est un ablatif qu'il a pris pour un nominatif, et le sens de la phrase, incontestablement établi par le contexte, est que toute poésie est de sa nature énigmatique.

P. 275, 1. 6. Latent). «Toutes ces choses sont cachées et enveloppées des plus épaisses ténèbres, et il n'y a point d'esprit assez perçant pour pénétrer dans le ciel ou dans les profondeurs de la terre. » (Cicéron, Académiques, II, xxxix.)

P. 275, 1. 21. Ces epicycles). On trouve chez Ramus des critiques semblables de toutes ces chimères astronomiques, qui, dit-il, ne correspondent à rien dans la nature et qui en compliquent l'étude. Dans son Oratio de pmfessionc sua (vers la fin) il déclare qu'en dépit de son respect pour les savants qui ont été ses maîtres, il a été fort tenté de rompre avec toutes ces entraves traditionnelles. Cette idée d'ailleurs était peut-être courante au temps de Montaigne. Je lis en effet dans l'ouvrage du Père Paul Sarpi, Istoria del concilia Trident ino : « Quelques plaisants dirent qu'il n'était pas étonnant qu'à l'exemple des astrologues, qui, pour cacher l'ignorance où ils étaient des véritables causes des mouvements célestes, avaient inventé les epicycles et les excentriques, le concile eût donné dans l'excentricité des opinions pour sauver les apparences des mouvements surnaturels. « (Traduction française de P. Fr. Le Couraj^er, 175 1, t. I, p. 405; voir l'édition italienne de 1835, II, lxxxii, t. II, p. 326.)

P. 275, 1. 26. Platon). Dans le Tintée: « At quod

ESSAIS DE MONTAIGXE.

rêvera ita sit, ut diximus, ita denium asseremus, si divinum confirinaret oraculum : quod vero verisimile sit ita esse, & nunc & deinceps diligentius etiam investigando asseverarc non dubitamus, atque in pnesentia ita sit nobis assertuni. » (P. 72; éd. de 1546, p. 724.)

P. 276, 1. 10. Le petit monde). M-.y.pi/.ijv.;:. L'expression microcosme se rencontre assez fréquemment chez les écrivains du xvr siècle. Cf. par exemple Rabelais, III, iv. D'après la Bibliothèque française de Du Verdier, il a été publié en 15S0 un traité de N. de Nancel intitulé : Analogia inicrocosini ad macrocosmuin, id est relatio et propositiù universi ad hominein. Le sens qu'on attachait à cette expression est longuement expliqué par Corneille Agrippa dans un ouvrage que Montaigne a lu, le De philosophia occulta. (Cf. III,

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