XXVIII
P. 312, 1. 24. Posterior). «La dernière nous dégoûte des premières et nous détourne des anciennes.» (Lucrèce, V, 141 3.)
P. 31^, 1. 23. Ckomenes). Cf. Plutarque, Les dicts notables des Lacedemoniens : « Estant travaillé d'une longue maladie, & ne sçachant que y faire, il se meit à la fin entre les mains des devins, charmeurs & sacrificateurs, auxquels ils ne souloit point adjouster de foy au paravant : dequoy quelqu'un de ses familiers s'esmerveillant, il luy dit, dequoy t'esmer\'eille.stu, car je ne suis plus celuy que je soulois estre, & n'estant pas le mesme, aussi ne trouve-je pas maintenant les choses bonnes que je trouvois alors. » (F° 218 r°.)
P. 314, 1. 6. Ce vénérable sénat). Montaigne a pu lire ceci entre 1582 et 1588 dans les Séries de Guillaume Bouchet, I, i.x, f° 193 r°.
P. 314, 1. 10. Taies sunt). Déjà cité par Montaigne sous une forme un peu différente dans l'essai II, i, p. 3, 1. 28. (Voir la note.)
P. 315, 1. lé. Ouis sub Arcto). «Et qui ne me soucie nullement de savoir quel roi fait tout trembler sous l'ourse glacée, ou de quoi s'inquiète le roi Tiridate. » (Horace, Odes, I, xxvi, 3.)
P. 316, 1. 14. Vehit minuta). «Comme une frêle barque surprise par un gros temps quand le vent fiiit rage. » (Catulle, xxv, 12.) Citation prise sans
ESSAIS DE MONTAIGNE
doute chez Juste Lipsc, SainniaJium scrnioiuini libri, II, II.
P. 317, 1. 19. Comme un navire). Cf. Plutarque, De la vertu morale : « Si l'on oste de tout point entièrement les passions, encore qu'il fust possible de le faire, on trouvera que la raison en plusieurs choses demourera trop lasche & trop molle, sans action, ne plus ne moins qu'un vaisseau branlant en mer, quand le vent lui default. » (xii, f° 37 V.)
P. 317, 1. 25. Semper Ajax fortis). « Ajax fut toujours brave; mais il ne le fut jamais tant que dans sa folie. » (Cicéron, Tusculaws, IV, xxiii.)
P. 318, 1. I. Ky ne court). Tout ceci est très directement inspiré par Cicéron, Tusculanes, IV, xix.
P. 318, 1. 19. Ut maris Iranqnillitas). «De même qu'on juge de la tranquillité de la mer quand aucun souffle, si léger soit-il, n'agite sa surface, ainsi on peut assurer que l'âme est calme et paisible quand nulle passion ne peut l'émouvoir.» (/(/., ibid., V, vi.)
P. 319, I. 13. Qu'ils produisent leurs plus grans effaicts). Cf. Cicéron, De divinatione, I, lvu, et II, XLVin; Platon, Phèdre, p. 244, et surtout Timée, p. 71, où se trouve un texte auquel Montaigne a déjà fait allusion dans l'essai II, 11, p. 22, I. i. (\'oir la note.)
P. 321, 1. n- Qualis ubi iillerno). «(Ainsi la mer, par un double mouvement, tantôt se précipite vers la côte, couvre les rochers d'écume et se répand au loin sur le rivage; tantôt, retournant sur elle-même et entraînant dans son reflux les cailloux qu'elle avait apportés, elle fuit; et, abaissant ses eaux, laisse la plage à découvert. » (Virgile, Enéide, XI, 624.) Le texte est celui de l'édition de Venise, 1539.
P. 322, 1. 8. Cleanthes le Samien). Cf. Plutarque, De la face qui apparoist dedans le rond de la Lune : « Je le veux bien, dit-il, beau sire, pourvueu seulement que tu ne nous accuses point d'impiété, comme Aristarchus estimoit que les Grecs ensemble dévoient mettre en justice Cleanthes le Samien, & le condamner de blasphème encontre les Dieux, comme remuant le foyer du monde, d'autant que ccst homme taschant à sauver les apparences, supposoit que le ciel demouroit immobile, & que c'estoit la terre qui se mouvoit par le cercle oblique du Zodiaque, tournant alentour
de son aixieu. » (vi, f" 615 v".) La leçon ici adoptée par Amyot est en général rejetée par les commentateurs, en sorte que l'opinion qu'il attribue à Cléantlic appartient probablement à Aristarque.
P. 322, I. 9. Nicetas). Cf. Cicéron, Académiques, II, xxxix. L'édition de Cicéron, de Paris 1538, écrit Nicetas et non Hicetas comme on lit dans plusieurs éditions. Cicéron fait de cette réflexion la même application que Montaigne et conclut comme Montaigne que ces questions dépassent notre connaissance.
P. 322, 1. lé. Sic volvenda). « Ainsi le temps change le prix des choses : l'objet qui était en faveur tombe dans le mépris, tandis que celui qui était méprisé revient en faveur à son tour; on le désire chaque jour davantage; il est admiré, vanté; le voilà hors de comparaison. » (Lucrèce. \, 1275.) Le texte est celui de l'édition Lambin, p. 455.
P. 323, 1. 19. Paracelsc). Fameux alchimiste, né dans le canton de Schwitz en 1493. Appelé en 1526 à une chaire de l'Université de Bâle, il commença par brûler publiquement les ouvrages d'Avicenne et de Galien, disant que les cordons de sa chaussure en savaient autant qu'eux. Il annonçait la pierre philosophale. Il mounit à l'hôpital de Salzbourg, en 1541. Ses œuvres ont été publiées en dix volumes à Bàle (1575 -1589), et souvent réimprimées depuis. On y remarque un livre sur les Impostures des médecins, auquel Montaigne ne semble pas avoir fait d'emprunts mais qu'il a peut-être en vue dans ce passage. On peut consulter sur Paracelse tout particulièrement Schleger, Paracclsiclje Sludien (Dresde, 1898).
P. 324, I. II. Jaques Peletier). Ci. I, xxi, p. 126, 1. 4.
P. 324, I. II. Deux lignes). «C'est l'hyperbole, et les lignes droites, qui, ne pouvant arriver à se joindre à elle, ont été, pour cela même, nommées asymptotes. Voyez les Coniques, d'Apollonius, liv. II, propos. I, et la propos, xiv où cet ancien mathématicien a démontré que les asymptotes et l'hyperbole ne peuvent jamais venir à se toucher, quoiqu'elles s'approchent l'une de l'autre .1 l'infini. » (Note de Coste.)
P. 32^, 1. 26. Des Antipodes). Cf. Cuy de Brués,