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CHAPITRE Xn

Diûlo^^iies, p. 69, qui rappelle que saint Augustin et Lactance niaient les Antipodes. Cicéron use des mêmes arguments dans les Acadciniqncs, II, xxxix. Saint Augustin s'explique sur ce sujet dans la Cite de Dieu, XVI, ix. Dans le commentaire de ce chapitre, Vives explique que ce saint docteur a voulu établir l'unité de la race humaine afin de donner un fondement solide à la doctrine du péché originel; et comme il ne suppose pas qu'il y ait de communication possible avec les Antipodes, il nie leur existence. L'erreur de saint Augustin et de Lactance sur ce point est souvent mentionnée par les écrivains du xvi'' siècle : voir en particulier le Dialogue de Messie sur la nature du soleil, Les trois mondes de La Popelinière (i 582), etc.

P. 525, 1. 4. Nam qtiod). «Car on se plait dans ce qu'on a, et on le croit préférable à tout le reste. » (Lucrèce, \', 141 1.)

P. ,25, 1. 6. Sottise de me fier). Montaigne a exprimé la même idée au début de l'essai I, xxxi.

P. 325, I. 9. Platon tient). Dans le Politique : «De ortus solis occasusque, & aliarum stellarum mutatione (dico)... Universum hoc aliàs Deus ipse régit, agitatque atque rotat : aliàs vero dimittit, cum mundi circuitus competentia sibi curricula temporis expleverunt. Mundus vero ultro ac libero tum motu contra reflectitur. » (P. 209; éd. de 1546, p. 205.)

P. 325, 1. II. Les prestres Azgiptiens). Cf. Hérodote, II, cxLii, cxi.iii; t. I, f" 157 v° et ij8 r°.

P. 325, 1. 16. Et quelcnn d'entre nous). C'est d'Origène qu'il s'agit. Cf. saint Augustin, Cité de Dieu, XII, XVII, et surtout XII, xiii. C'est dans le commentaire de Vives au chapitre XII, xiii, que Montaigne a trouvé les textes d'Isaïe et de Salomon sur lesquels Origènc appuyait sa doctrine.

P. 325, texte de 1588. Arislote). Cf. Varchi, Ercolano : « Redite ciie queste opinioni cosi astratte abbi no secondo la sentenza di Platone a ritornare le medesine in capo di trenta sei mila anni ? Non so, so bene che Aristotele afferma che tutte le opinioni degli uomini sono state per lo passato infinité \olte e infinité volte sarano nel avvenire. »

P. 326, 1. I. En la plus fameuse). Cf. Platon, Timée, passim.

P. 326, 1. 8. Heraclylus). Cf. Diogène Laërce, Fie

d'Heraclite : «Mundum... ex igné nasci, & rursus per quosdam ambitus per vices hoc omne seculum ignescere. » (IX, viii, 583.) La même opinion est rapportée par Vives, Commentaire de la Cité de Dieu, XII, XI : « Heraclitus, Hippasus et Stoici conflagratione periturum arbitrantur mundum : qui cum deflagrarit, denuo condetur. >

P. 326, 1. 10. Sigillatini). « Comme individus, ils sont mortels, comme espèce, immortels. » (Apulée, De deo Socratis.^ Cette citation a été prise dans la Cité de Dieu de saint Augustin, XII, x.

P. 32e, 1. II. Ale.xandre.) Cf. saint Augustin, Cité de Dieu, VIII, v, et XII, x.

P. 326, 1. 14. Cicero et Diodorus). Cf. Vives, Comnwntaire de la Cité de Dieu de saint Augustin : « Plin., lib. II, ex Eudoxo, Zoroastrem tradit sex millibus annorum ante Platonis mortem fuisse : cui Aristoteles fuit assensus. Hermippus quinque millibus annorum ante bellum Trojanum tradit Zoroastrem fuisse. Chald;ïos scribit Cicero I De divin., CCCCLXX. M. ann. ut ipsi dicunt, monumentis comprehensa continere. Idem ferè Diodorus lib. III refert, Chaldreos, ex quo astra observant, usque ad Alexandrum quadragint:' tria annorum millia chronicis numerare... Plato ex narratione vEgvptii sacerdotis res gestas Sais .Egyptiis octo millia annorum literis esse mandatas inquit : Atticas verô Athenas mille annis ante /Eg}'ptias illas Saias esse conditas. » (XII, x. Cf. Platon, Timée; p. 23; éd. de 1546, p. 703.)

P. 327, 1. 7. Maintenues par des femmes). Cf. Lopt;; de Gomara, Histoire générale des Indes, f°' 242 et 264 r'.

P. 327, 1. 9. L'abstinence des femmes). Id., Ihià., t'^ 2^0, et en divers endroits.

P. 327, 1. 10. On en honoroii les sepiillures). Id., ibid., î" 199 r".

P. 327, 1. 12. Contre les enchantements). Id., ibid., f 258 r'.

P. 327, 1. 14. Pour Dieu de la phiye). Id., ibid., f" 69 v^

P. 327, 1. 16. L'usage des mitres). Id., ibid., f' 323 r".

P. 327, 1. 16. Le arlibat des prcsires). Id., ibid., V 323 v'\

ESSAIS DE MONTAIGNE

P. 527, 1. 16. L'art de divincr par les e?ilrailles). là., ibid., î° 324 r".

P. 327, 1. 18. D'user en officiant de langue particulière). Id., ibid., (° 323 r°.

P. 327, 1. 20. Le premier dieu). Id., ihid.,i° 324 v".

P. 327, 1. 22. Pour leur péché). Li., ibid., (° 324 v^.

P. 327, 1. 23. Suhnierge\J. Id., ibid. : « Ils racomptent en outre comme en un certain temps il cheut tant d'eau du ciel que toutes les campagnes furent submergées, & toutes les personnes noïees, exceptées celles qui se sauvèrent dedans des creux, & cavernes des hautes montagnes, l'entrée desquelles ils bouchèrent si bien que l'eau ny pouvoit entrer, s'estans premièrement garnis de bonnes provisions, & de grande quantité de bestail : & quand ils sentirent qu'ils ne plouvoit plus, ils firent sortir dehors deux chiens, & voians qu'ils estoient retournez nets & mouillez, congneurent par là que les eaux n'estoient point abbaissées. Mais après en firent encor' sortir d'avantage, & lors aucuns revindrent souillez & pleins de fange, par là ils jugèrent que l'eau estoit abhaissée, & à lors sortirent de leurs creux pour repeupler la terre.» (y, xv, f° 325 r°.)

P. 328, 1. 4. Du jour du jugement). Id., ibid. : « Quand les Espagnols ouvroient ces sepulchres, & jettoient les ossements deçà delà, les Indiens les prioient de ne faire pas ainsi, de peur qu'estant ainsi escartez ils ne peussent ressusciter. » (V, xvii, f" 327 v°.)

P. 328, 1. 9. Des iieiiis). Id., ibid., f" 92 r" et passim.

P. 328, 1. 10. L'usage de la fauconnerie). Id., ibid., f" 9S r".

P. 328, 1. II. Délicatesses de jardinages). Id., ibid., f" 98 r".

P. 328, 1. 12. Dances). Id., ibid., f° 94.

P. 328, 1. 12. Musique). Id., ibid., f° 94.

P. 328, 1. 13. Jeux de paume). Id., ibid., f" 94.

P. 328, 1. 13. Jeu de dei). Id., ibid., f° 441 r°.

P. 328, 1. 14. Médecine.) Id., ibid. En beaucoup d'endroits, particulièrement f°' 253 v°-258.

P. 328, 1. 15. D'escrire par figures). Id., ibid., f"i58r".

P. 328, 1. 15. Créance d'un seul). Id., ibid., f° 158 v^

P. 328, 1. 16. Adoration d'un dieu). Id., ibid., f' 84 r°.

P. 328, 1. 19. L'opinion des géants). Id., ibid., f" 158 r^

P. 328. 1. 19. L'usage de s'enyvrer). Id., ibid., f- 257 r°.

P. 328. 1. 20. Orneniens). Id., ibid., f° 160 r°.

P. 328, 1. 23. Les aisnei). Id., ibid., f° 159 v°.

P. 329, 1. 6. La créance du purgatoire). Id., ibid., fos j2 Y", 51 v", et surtout f° 54.

P. 329, 1. 17. En aucunes régions). Id., ibid. : «Ceux qui avoient quelque affaire à communiquer à Monteczuma entroient piez nuds, & pauvrement vestus, selon leur cérémonie. Car encor qu'ils fussent riches il falloit qu'ils meissent de vieilles couvertures par dessus leurs bons habillemens. » (II, xxxiv, f° 93 r".)

P. 329, 1. 27. La jorme de nostre estre). Les savants anciens avaient souvent insisté sur cette question de l'influence des climats : il faut voir surtout Hippocrate, Galien, Aristote, dans les Politiques, \\\, vu, etc. Au xvi^ siècle Montaigne a pu l'avoir indiqué surtout dans le livre de l'Espagnol Huarte, intitulé V Examen des esprits, II; dans la Méthode de l'histoire de Jean Bodin, v, et dans la République du même auteur, V, i; dans le commentaire de Le Ro\- sur les Politiques d'Aristote (éd. de 1576), p. 407, et dans la Vicissitude du même Le Roy (éd. de 1577), i, fos 3 ^.o^ ^ ^,0^ ^Q yo^ gjj. ji ^ trouvé encore des indications dans les Diverses leçons de Messie, IV, vu, dans la Civil conversation de Guazzo (traduction Chappuis, 1579), p. 6~, etc.

P. 330, 1. 2. Et plaga cœli). «Le climat ne contribue pas seulement à la vigueur du corps, mais aussi à celle de l'esprit. » (Végèce, I, 11.) Citation prise dans les Politiques de Juste Lipse, Y, x.

P. 330, 1. 6. Athenis tenue cœluni). « L'air d'Athènes est subtil et par cette raison les Athéniens sont réputés avoir l'esprit plus délicat : celui de Thèbes est épais, c'est pourquoi les Thébains passent pour gens grossiers et pleins de vigueur.» (Cicéron, Defato, iv.)

P. 330, 1. 15. Cyrus ne voulut). Cf. Plutarque, Les dicis notables des anciens Roys, Princes & grands Capitaines : « Et comme les Perses voulussent changer de pais, & au lieu du leur qui estoit asprc & bossu, en

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