III, XXIV
P. 339, 1. 15. Nous nous cachons). Id., ibid. : « Indi quidem cum uxoribus in propatulo congrediuntur, alii autem plurimi hoc turpe existimant... In Tauris Scythiit lex erat, peregrinos Artemidi immolari : apud nos autem hominem in templo interiîci vetitum est. » (I, xiv.) Cf. aussi III, xxiv.
P. 339, 1. 18. Inde furar). «Chaque pays hait les divinités des pays voisins, parce que chacun tient ses dieux pour les seuls véritables : d'où les fureurs aveugles de la foule. » (Juvénal, xv, 37.) Montaigne remplace tiierqiie par quisqne. Il a rencontré cette citation dans un ouvrage de Loj-sel qu'il a lu entre 1584 et 1588, Deux remonslrances faictes es villes d'Agen et Periguetix (A Paris, chez Robert le Manguier, 1584,
p. 12). Le texte de Loysel est conforme à celui des éditions du temps.
P. 340, 1. 18. Arcesilaus disait). Cf. Plutarque, Les règles et préceptes de santé : « Le philosophe Arcesilaus souloit dire contre les paillards & luxurieux qu'il ne peult chaloir de quel costé on le soit, pource qu'il y a autant de mal à l'un qu'à l'autre..» (v, f" 295 r".)
P. 340, 1. 19. El ol'sc<viias volnptates). « Et à l'égard des plaisirs de l'amour si la nature les exige, il n'j^ fout considérer ni la race, ni le lien, ni le rang, mais la grâce, l'âge et la beauté, à ce que pense Epicure. » (Cicéron, Tusculanes, V, xxxiii.) Le texte est exactement celui de l'édition de Paris 1538, avec cette seule différence que Montaigne substitue au mot putant, Epicurus putat.
P. 341, 1. r. Ne aniores). «Ils (les stoïciens) ne pensent pas que des amours saintement réglées soient interdites au sage. » {Id., De finibus, III, xx.)
P. 341, 1. I. Quxrainus). «Voyons (disent les Stoïciens) jusqu'à quel âge on doit aimer les jeunes gens. » (Sénèque, ép. 123.)
P. 341, 1. 3. Le reproche de Diararchiis). Cf. Cicéron, Tusculanes, l\', xxxiv.
P. 341, 1. II. Foye::^ les anciennes considérations). On trouv'era les mêmes idées exposées dans toute la dernière partie de l'essai I, xxiii.
P. 341, 1. 22. Chrysippus). Peut-être souvenir inexact de ce passage de Plutarque, D-s contredicts des philosophes stoïqiies : « Il (Chrysippe) dit qu'il fera trois fois la culebutte pourveu qu'on luy baille un talent. » (xxvii, f° 569 r°.)
P. 342, 1. I. A Clisthenes). Cf. Hérodote, VI, cxxix, t. II, f" 46 r". L'expression faire l'arbre fourché .se retrouve exactement dans la traduction de Saliat. Cf. aussi Rabelais, IV, xix.
P. 342, 1. 4. Metroch'i). Cf. Diogène Laërce, Fie de Mctroclès : « Cùm sa;pe inter disserendum crepitum ventris emitteret, pne dolore animi domi inclusus morabatur. Hoc agnito, Crates ingressus est ad eum consolaturus, ac lupinis industria voratis, persuasif quidem illi primùm vefbis, nihil mali fecisse... Tum verô & ipse in hujusmodi crepitum erumpens illum similitudine rei servavit ac verbis in spem erexit.
ESSAIS DE MONTAIGNE
Hinc ipsius auditor fuit evasitque vir in pliilosophia eminens. » (IV, xciv, 400.)
P. 343, 1. 4. Disent aucuns). Cf. Corneille Agrippa, De incertitudine et vanitate scientiarum, lxiv, à la fin. Inutile de dire que Corneille Agrippa ne rapporte cette opinion que pour la combattre.
P. 543, 1. 8. Mivchiis es). «Jadis mari d'Aufidie, Corvinus, te voilà devenu son amant, aujourd'hui qu'elle est la femme de celui qui était autrefois ton rival. Elle te déplaisait quand elle était à toi, pourquoi te plaît-elle depuis qu'elle est à un autre? Es-tu donc impuissant dès que tu n'as plus rien à craindre ? « (Martial, III, lxx.) Les éditions du xvi= siècle donnent Cervinc.
P. 343, 1. 13. Nulliis). «Il n'est personne dans la ville entière, Cécilianus, qui ait voulu toucher ta femme lorsque ses approches étaient libres; mais, maintenant que tu l'as entourée de gardes, une foule de galants l'assiègent. Tu es un habile homme. » (^LL, I, Lxxiv.)
P. 343, 1. 17. On deiuandoit). D'après Bayle (article Hipparchia), ce conte ne serait fondé sur l'autorité d'aucun auteur ancien.
P. 543, texte de 88. Solon fut). Montaigne a supprimé cette allégation pour la reporter dans l'essai III, V, où nous la retrouverons. Il le doit sans doute à Corneille Agrippa, De incertitudine et vanitate scientiarum, LXIII.
P. 344, 1. I. Un grant et relligieus auteur). Cf. saint Augustin, Cité de Dieu : « lUum (Diogenem) vel illos qui hoç fecisse referuntur, potius arbitror concumhentium motus dédisse oculis hominum nescientium quid sub pallio gereretur, quàm humano premente con.spectu potuisse illam peragi voluptatem. Ibi enim philosophi non erubescebant videri se velle concumbere, ubi libido ipsa erubesceret surgere. » (XIV, XX, 90.)
P. 344, 1. 7. Car Diogenes). Cf. Diogène Laërce, Vie de Diogène : « Cùm ante ora omnium obnixè operaretur, utinam liceret aicbat, perfricato ventre .1 famé conquiescere. » (VI, LXix, 384.)
P. 344, \. <). A cetis qui luy deniandoint). Id., ibid : « Cùm illi probro daretur, quôd in foro manducaret. In foro enim, ait, esurio. » (\'\, i.xiii, ,78.)
P. 344, 1. 13. Hiparehia). Id., Fie d'Hipparchia : « Neque enim esse nostri consors poteris, nisi eadem studia attigeris. Elegit continue) puella. « (VI, xcvi, 402.)
P. 345, 1. 4. Heraclitus et Protagoras). Cf. Sextus Empiricus, Hypotvposes, I, xxix et xxxii. Cf. encore II, VI : « Nam quôd mel aliis amarum, aliis dulce videatur, Democritus dixit, neque dulce neque amarum ipsum esse : at Heraclitus esse utrunque. »
P. 345, 1. 15. Aux escrits qu'il entreprend). Les mêmes idées seront développées longuement dans la première partie de l'essai III, xiii.
P. 34e, 1. II. Un stile nulnlcus). La même idée est dans le De divinatione, II, liv. Montaigne l'a encore exprimée à la même époque dans l'essai I, xi, p. 51,
P. 346, 1. 23. Homère aye vol 11 dire). Rapprocher ce que dit Rabelais dans le prologue de Gargantua : « Croyez-vous en vostre foy qu'oncques Homère i.'scrivant VIliadc et Odyssée pensast es allégories lesquelles de luy ont calfreté Plutarche, Heraclides Ponticq, Eustatie, Phornute et ce que d'iceux Politian a desrobé ? Si le croyez, vous n'approchez ne de pieds ne de mains à mon opinion qui décrète icelles aussi peu avoir esté songees d'Homère que d'Ovide, en ses Métamorphoses, les sacremens de VEi'angile, lesquelz un frère Lubin, vray croquelardon, s'est efforcé de monstrer, si d'adventure il rencontroit gens aussi fols que luy... » Cf. aussi Sénèquc, ép. 88. Montaigne critique ici l'opinion qu'il émet lui-même ailleurs sur Homère. Cf. essai II, xxxvi.
P. 347, 1. 21. Democritus en tiroit). Cf. Sextus Empiricus, Hypotyposes ■: « Ex eo quôd mel aliis dulce, aliis amarum videatur, Democritum ratiocinari dicunt, neque dulce ipsum esse, neque amarum : & propterea pronuntiare. Non magis, qua; sceptica est. ^'erum aliter utuntur iiac voce Sceptici quàm Democritici philosophi. Illi enim vocem hanc usurpant, signiticare volentes neulruni esse : nos autem, significantes nos ignonire an utrunque, an neutrum sit eorum qua; apparent. » (I, xxx.) Cf. aussi la note ci-dessus, p. 345, 1. 4.
P. 347, 1. 27. Les Cirena-iens). Cf. Cicéron, Académiques : «Quid Ciren.vi ? videntur inihi minime