‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 314 sur 449 · DE LA PR/ESVMPTIOX · texte numérisé non relu

DE LA PR/ESVMPTIOX

P. 408, 1. 12. aie veltit). «Celui-là confiait, comme à des amis fidèles, tous ses secrets à ses écrits. Qu'il en arrivât bien ou mal, jamais il n'eut d'autre confident; aussi toute sa vie s'y voit dépeinte comme dans un tableau votif. » (Horace, Satires, II, i, 30.)

P. 408, 1. 18. Ncc id Rutilio). «Et Rutilius et Scaurus n'en ont été ni moins crus ni moins estimés.» (Tacite, Agrkola, i.)

P. 409, \. 1. La teste d' Alexandre). Cf. Plutarque, Coiitmeiit on pourra discerner le flatteur d'avec l'ainy (vin, f'' 42 v°). Le fait est tout à fait vulgarisé au XVI' siècle. Je le retrouve dans le Cortegiano de Castiglione, d'où il passe dans la République de Bodin, IV, VI ; dans L'Ostal, Discours philosophiques, xn; dans La Primaudaye, Académie françoise, I, xiii; etc.

P. 409, 1. 2. Alcibiades). Cf. Plutarque, Vie d'Alcibiade : « On dit davantage qu'il avoit la langue un peu grasse, ce qui ne luy seoit pas mal, ains donnoit une certaine grâce naifve & attrayante à son parler. » (i, fMjO v°.)

P. 409, 1. 2. Jiilius Ca-sar). Id., Vie de César, i, f" 493 V.

P. 409, 1. 16. La morgue de Constantius). Cf. Ammien Marcellin : « Nec extersisse unquàm nares in publico, nec spuissc, nec transtulissc in partem alterutram \Taltum aliquando, visus est. » (XXI, xvi.)

P. 411, 1. 15. Fous pouvei penser). Cette idée que, du moment que nous ne nous connaissons pas nousmêmes nous ne pouvons pas connaître ce qui est hors de nous, revient constamment dans l'essai II,

P. 411, 1. 22. La curiosité). « Cognosccndi studium

homini dédit Deus ejus torquendi gratia. » {EccL, i.) Cette sentence figurait sur les travées de la bibliothèque de Montaigne. Le passage de l'Ecclésiaste auquel Montaigne fait allusion pourrait bien être le suivant, ainsi que l'a obser\é miss Grâce Norton dans ses Studies in Montaigne, p. 167 : «Et proposui in animo meo quserere et investigare sapienter de omnibus quœ fiunt sub sole. Hanc occupationem pessimam dédit Deus filiis hominum ut occuparentur in ea. » On trouve des sentences analogues dans l'essai I, xxvii, p. 237, 1. 7; et aussi II, xii, p. 207, 1.4.

P. 412, 1. 9. J'en suis arrosé). Cette opposition semble être inspirée par Sénéque, ci. l'essai I, xxv, p. 181, 1. 12 et la note.

P. 412, 1. 21. Mediocribus esse poetis). «Tout défend la médiocrité aux poètes, et les dieux, et les hommes, et les colonnes où l'on affiche leurs ouvrages. » (Horace, Art poétique, 372.)

P. 415, 1. 3. Verum). «Mais rien de si confiant qu'un mauvais poète. » (Martial, Epigrainincs, XII, LXiii, 13.)

P. 413, 1. 5. Diosysius). Cf. Diodore de Sicile : « Il y envoya, pour courir au tournoy, des chariots plus richement estoffez que nul autre, et des tentes et des pavillons dorez et magnifiquement tapissez par dedans de riche tapisserie, et si envoya davantage des poètes et musiciens. » (Amyot, XIX, xxviii, f° 172 r°.) «Or avoit il eu par le passé un oracle par lequel les Dieux lui avoient prédit qu'il mourroit a Ihors qu'il auroit vaincu ceulx qui vaudroient mieux que luy : et luy rapportoit cest oracle aux

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