‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 315 sur 449 · LIVRE II, CHAPITRK XVII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRK XVII

Carthaginois, estimant que les Dieux entendissent d'eulx à cause qu'ils estoient plus forts et plus puissants que luy. » (Amyot, XV, xx, {" 208 r°.) Au reste Leclerc reproche à Montaigne d'avoir « pris les Lénéennes, fête de Bacchus célébrée par des concours dramatiques, pour le titre de la tragédie, qui s'appelait Lu Rançon d' Hector yy. L'erreur est chez Amyot auquel Montaigne a tout emprunté.

P. 414, 1. I. Pour l'excessive joye). Ce n'est pas tout à fait ce qui ressort du texte de Diodore, mais Montaigne se souvient ici de ce qu'il a dit dans l'essai I, 11, p. 12, 1. 21.

P. 414, 1. 15. Ciiiii relego). «Quand je les relis, j'en ai honte, car j'y vois beaucoup de choses qui au jugement même de leur auteur sont indignes d'être conservées. » (Ovide, Politiques, I, v, 15.)

P. 415, 1. 3. Comme dict Pliitarque). Dans les Préceptes de mariage, xxvi, f° 147 v°.

P. 415, 1. 5. Si qijid). « Car tout ce qui plaît, tout ce qui charme les sens des mortels, c'est aux Grâces que nous en sommes redevables. »

P. 416, 1. 2. D'Amafanius & de Rabirius). Cf. Cicéron, Académiques, où on lit : « Didicisti enim non posse nos Amafmii aut Rabirii similes esse, qui nuUa arte adhibita, de rébus ante oculos positis, vulgari sermone disputant : nihil definiunt, nihil pariiuntur, nihil apta interrogatione concludunt : nuUam denique artem esse nec dicendi, nec disserendi pu tant. » (I, 11; t. IV, p. 3.)

P. 416, 1. 15. Cicero estime). Dans la traduction du Timce : «Difficillimum autem est in omni conquisitione rationis exordium. » (11; t. IV, p. 428.)

P. 417, 1. 9. Brevis esse). «Je me travaille à être bref, je deviens obscur. » (Horace, Art poétique, 25.)

P. 417, 1. II. Platon dict). A ce sujet on peut voir le Politique, p. 283; éd. de 1546, p. 211; les Lois, p. 887; éd. de 1546, p. 870; toute la dernière partie du Pbédon.

P. 418, 1. 3. Messala se pleiiit). Cf. Tacite, Dialogue des orateurs, xxxix.

P. 418, 1. II. En mon Perigordin). Montaigne cite une expression périgourdine dans l'essai I, xxv, p. 179, 1. 9. Dans les annotations de Nicole Gilles, publiées par M. Dezeimeris, on lit à propos d'un

emploi du mot mescbaut : « Je pansoës que ce mot ne senùt en st'usage qu'aus paisans de mon pais de Perigort, qui noument ordinerement meschante une persoune piteuse, maigre, & mehaignee. » (Cf. Revue d'histoire littéraire de la France, janvier-mars 1912, p. 148.)

P. 418, 1. 19. Quant au Latin). Cf. Essais, I, xx\i, 225.

P. 419, 1. lé. La secte Pcripatetique). Cf. Cicéron, De finibus, IV, xxiv.

P. 419, 1. 26. Agros diviscre). «Le partage des terres et leur distribution furent réglés à la proportion de la beauté, de la force et de l'esprit; car la beauté et la force étaient les premières recommandations. » (Lucrèce, V, 1109.)

P. 420, 1. 6. C. Marius). Cf. Végèce, I, v; mais Montaigne a pris ceci dans les Politiques de Juste Lipse où, à propos des qualités requises en un soldat, il est dit : « Nota tertia, corpus. Quod grande et pra^longum placuisse nornuUis video : ut C. Mario, qui tironem exegit ita ut senos pedes, vel certe quinos, et denas uncias haberet. » (V, xii.)

P. 420, 1. 7. Le courtisan). Il Cortegiano, le célèbre ouvrage de Castiglione : « Vegnendo adunque alla qualità délia persona dico bastar ch'ella non sia estrema in piccoUezza ne in grandezza perché e l'una e l'altra di queste condizioni porta seco una certa dispettosa maraviglia, e sono gli omini di tal sorte mirati quasi di quel modo che si dirano le cose mostruose... » (I, xx.)

P. 420, 1. 12. Dict Aristote). Dans la Morale à Niconiaque, IV, vu.

P. 420, 1. 15. Les A:tljiopes). Aristote, Politiques, IV, xLiv, mais il semble que Montaigne a pris ceci dans le commentaire de Le Roy dit Regius : « Aristote, au quatrième et au septième livre de ceste oeuvre escrit, que les .iEthiopes et les Indiens souloient en élisant leurs roys et magistrats, avoir égard à la beauté et procérité des personnes.» (Éd. 1575, f" 35 r°.) Le même fait est rapporté chez Corneille Agrippa, De occulta philosophia, II, xxvii, passage où est mentionnée en outre cette idée que certains philosophes admettent une relation intime entre la beauté du corps et les qualités de l'âme.

P. 420, 1. 20. Ipse). «Au premier rang marche Turnus, les armes à la main, superbe et dépassant de la tète tous ceux qui l'entourent. » (Virgile, Enéide, VII, 783.)

P. 420, 1. 24. Spcciosus). « Il était le plus beau d'entre les fils des hommes. » (Psaumes, XLV, m.)

P. 421, 1. I. Et Platon). Dans la République : « Nam & gravissimos homines & fortissimos decet eligere, & quod fieri potest speciosissimos. « (VII, p. 535; éd. de 1546, p. 62e.)

P. 421, 1. 6. Au pauvre Philopœiiicn). Cf. Plutarque, Vie de Philopémen : « Quant à ce qu'ilz allèguent d'une siene hostesse en la ville de Megare, qui le prit pour un valet, cela advint pour sa facilité, en ce qu'il faisoit peu de compte de soy & se vestoit tousjours fort simplement : car ceste hostesse siene aiant esté advertie, que le capitaine gênerai des Acheiens venoit loger en son logis, se travailloit & se tourmentoit pour luy apprester à soupper, à cause que d'adventure son maiy ne se trouva pas pour lors en la maison, & sur ce poinct Philopœmen arriva, vestu d'un pauvre manteau. Elle le volant en ceste habit, pensa que ce fust quelqu'un de ses seniteurs qui vint devant pour luy apprester son logis : si luy pria de la vouloir aider à faire la cuisine : & lu}'^ posant incontinent son manteau, se meit à fendre du bois. Mais en ces entrefaittes le mary arriva, qui le trouvant ainsi embesongné, luy demanda. Ho ho, que veult dire cela, seigneur Philopœmen? Non autre chose, luy respondit il en sa langue Dorique, sinon, que je porte la peine de ce que je ne suis pas beau filz ny homme de belle apparence. » (i, f" 249 V.)

P. 421, 1. 26. Uiuie rii^eut). « Aussi ai-jc les jambes et la poitrine hérissées de poils. » (Martial, Epigrammes, II, xxxvi, 5.) Le texte de Martial est :

« Nunc tibi crura pilis et sunt tibi pcctora setis » Horrida... »

P. 422, 1. I. Bien avant en mon aage). Jusqu'à quarante-cinq ans. Cf. à ce sujet l'essai II, xxxvn, et mon ouvrage sur Les Sources et l 'Évolution des Essais, t. I, p. 29e.

P. 422, 1. 5. Minuiatiin). «Peu à peu les forces

ESSAIS DE MONTAIGNE

et la vigueur de la maturité sont brisées par l'âge, et le déclin commence. » (Lucrèce, II, 1131.)

P. 422, 1. 9. Singula). « Un à un tous nos biens nous sont dérobés par les années qui passent. » (Horace, Épitres, II, 11, 55.)

P. 422, 1. II. D'un père très dispost). Cf. essai II, II, p. 15, sur l'agilité de ce père.

P. 422, 1. 23. Clorre à droit). Cf. essai I, xl, p. 239, 1. 15. Mais en tout ceci Montaigne passe peut-être un peu la mesure. C'est au moins ce qu'il faut penser de cette affirmation qu'il ne sait « pas écrire » : le manuscrit de Bordeaux n'est pas indéchiffrable.

P. 423, 1. 7. Molliter). « Le plaisir de l'étude faisant oublier la fatigue. » (Horace, Satires, II, II, 12.)

P. 423, 1. 13. Tanti mihi). «A ce prix je ne voudrais pas tout le sable du Tage avec l'or qu'il roule à la mer. » (Juvénal, m, 54.) Montaigne substitue « mihi » à « tibi ».

P. 424, 1. 4. Non agininr). «Le vent favorable du nord (l'aquilon) n'enfle pas mes voiles, mais aussi le vent contraire du sud (l'auster) ne trouble pas ma course paisible. En force, en talent, en figure, en vertu, en naissance, en biens, je suis des derniers de la première classe, mais des premiers de la dernière. » (Horace, Épitres, II, 11, 201.)

P. 425, 1. 2. /(' loge ce que ma nonchalance). Ménage conte que Montaigne écrivait sur son livre de dépenses: «Item, pour mon humeur paresseuse, mille livres. » Mais il se pourrait que ce passage de Montaigne fût l'unique source à laquelle Ménage se rapporte.

P. 425, 1. 4. Hax ncinpe). « Le voilà ce superflu qui échappe aux yeux du maître et dont les voleurs s'accommodent. » (Horace, Épitres, I, vi, 45.) Le texte d'Horace est passablement modifié :

« Exilis doiiius est, ubi non et multa supersunt : » Et dominum fallunt, et prosunt furibus. »

P. 425, 1. 19. M'applique à eux). Allusion au vers d'Horace qui est cité dans l'essai I, xxxix, p. 318, i. 3.

P. 426, 1. 7. Duhia). « Les maux incertains sont

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