‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 316 sur 449 · LIVRE II, CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XVII

ceux qui nous touroientent le plus. » (Sénèque, Agameinnon, III, i, 29.) Citation prise dans les Politiques de Juste Lipse, V, xviii.

P. 426, 1. 15. Cet exemple d'un gentil'lmnme). On trouve un récit semblable dans les Sérées de Bouchet, et il ne semble pas que le récit de Bouchet ait été pris aux Essais. Peut-être s'agjt-il du même personnage puisque Montaigne dit que « plusieurs l'ont cogneu » .

P. 427, 1. 4. Spcin prclio). « Je n'achète pas l'espérance à ce prix. » (Térence, Adelphcs, II, 11, 11.)

P. 427, 1. 7. Alter renins). «Qu'une de mes rames batte les flots, et que l'autre suive le sable du rivage.» (Properce, III, m, 23.)

P. 427, 1. 15. Caplenda reluis). «Dans le malheur il faut prendre les résolutions téméraires. » (Sénèque, AgaineiniKVi, II, i, 47.)

P. 427, 1. 22. Cni sit). « Qui jouit d'une condition douce sans affronter la poussière de la victoire. » (Horace, Epltres, I, i, 51.)

P. 428, 1. 7. Tiupe est). « Il est honteux de se charger la tête d'un poids que l'on ne saurait porter, pour fléchir bientôt des genoux et se soustraire au fardeau. » (Properce, III, ix, 5.)

P. 428, 1. 18. Ninic, si). « A présent, si ton ami ne nie pas le dépôt que tu lui as confié, s'il te rend ta vieille bourse avec sa vieille monnaie intacte, c'est un prodige de bonne toi qui mérite d'être inscrit dans les livres toscans et qu'il faut expier en immolant une jeune brebis. » (Juvénal, xiii, 60.)

P. 429, I..10. Nihil est tant). «Il n'y a rien de si populaire que la bonté. » (Cicéron, Pro Ligario, x.)

P. 429, 1. 17. Rompre le col aux affaires). Voir en particulier à ce sujet l'essai III, i.

P. 430, 1. 3. Aristote estime). Dans la Morale à Nicomaque, IV, viii.

P. 430, 1. 6. Apollonius disait). Cf. les Lettres d'Apollonius (lxxxiii) dont une traduction avait été donnée à Bâle en 1554.

P. 430, 1. 21. Comme ont faict aiuiins de nos princes). Charles \'III; Cf. Gilles Corrozet, Propos mémorables, éd. de 1557, p. 56.

P. 430, 1. 24. Metellus Macedonicus). Cf. Aurelius Victor, De viris ilhistribus, lxvi. Ce fait se trouve chez

tous les compilateurs et moralistes du xvi^ siècle : Cf. Messie, Diverses leçons, I, iv; Du Verdier, Suite des Diverses leçons, III, xxxvi; Droit de Gaillard, Méthode de l'histoire, p. 535; Crinitus, De honesta disciplina, XIX, vu; Cousteau, le Pegme, traduction française de 1560, p. 145; Budé, Institution du prince, XLiv; Erasme, Apophtegmes, I, v; Brusonius, Apophtegmes, VI, x; voir aussi Plutarque, Du trop parler, f" 92 v°; etc. Notons que le De viris ilhistribus, attribué à Pline le Jeune, était publié à la suite de ses œuvres.

P. 430, 1. 26. Ouo quis). « Plus on est fin et adroit, plus on est odieux et suspect, si l'on perd sa réputation d'honnêteté. » (Cicéron, De officiis, II, ix.)

P. 431, 1. 3. Tibère), ^'oir entre autres Tacite, Annales, I, xi.

P. 431, 1. 7. Cens qui, de nostre temps). Allusion à Machiavel dont le Prince était alors l'objet de nombreuses controverses. Montaigne retrouve cette opinion de Machiavel discutée dans un chapitre du Thesoro politico, II, \, qui est intitulé : Trattato, nel quale si oppugna, e confuta l'ignominiosa opinione del Macchiavello, il quale non si è vergognato di dire, esser lecito ad un Principe mancare di parola, et rompere la fede, quando se gli mostra occasione di un bel gioco per beneficio del suo Stato. Et si mostra che quel Prencipe, il quale si mettesse à seguire una taie opinione, non solamente si fnrebbe perpeluamente infâme, et abhominevole, ma ancora condurrebbe ad estrema ruina lo Stato, et la vita.

P. 431, 1. 13. Lcguein qui). Cf. le Thesoro politico : « Per dire verità non si puô sanamente negare che il più solido fondamento d'ogni principato non sia la fama, et buona riputazione, cosi verso i suoi, come verso i stranieri. Quale riputatione puô dunque havere il Prencipe tra il suo popolo, o verso gli altri, se ha nota d'infedeltà, di mancadore di fede, et di abbominevole spergiuro, senza osservatione della parola. Il Macchiavello per coprire l'errore suo, che non fa ignorantemente, dice, che ciô aviene alcune volte moto a proposito per il bene degli affari del Prencipe, et che l'occasione passata non si ricupera mai più. Quai maggiore pazzia poteva egli allegare à sua confusione, che concludendo come fà, che il

Prencipe non hà d'haver riguardo all'obligatione délia fede, se il bene dello Stato suo présenta occasione per violarla ? niuna certo. Ne secondo Dio, ne seconde la dispositione de gli affari humani sarebbe necessario che i Prencipi fossero tali. Perché sarebbe la vera strada di non veder mai tra noi, che fuoco, et sangue... Per l'istessa consideratione si pottrebe anco dire, che alcune volte fosse bene saccheggiare le Chiese, rubare gli Altari, opprimere gli innocenti, et favorire i ribaldi : Perché non ci è vitio tanto abominevole, ô misfatto cosi brutto, che per un tempo non porti seco qualche specie, ô colore di bene, et in sua stagione non giovi a chi lo commette, quando bene non fosse questione d'altro che d'haver effettuato la sua corrotta volonià. Se questo non fosse, havressimo noi tanti homicidarij, falsari, sacrilegi, et genti macchiate di tali obbrobriosc iniquità, se non ne ricevessero qualche commodità temporale ? ... » (II, V.)

P. 431, 1. 16. Infinis damages). Ct. le Tbcsoro politico : « Tutti i Prencipi che teniranno queste strade cadono in un'altra penitenza, cioè che quando diranno verità, alcuno non gli crederà, ne si fiderà. » (II, v.)

P. 431, 1. 18. Sdiman, de la race). Cf. Paul Jove, Hisioriarum sni temporis libri : « In hoc decreto erat barbarus imperator quum ceitius didicit a suis nulla fiide cum Castrensibus rem gestam fuisse, qui deditione facta secus ac crediderant pro benefîcio, summœ crudelitatis atque avaritiœ contumelias retufissent, direpti scilicet et abducti in servitutem, quum incolumi libertate salvas omnium fortunas fore speravissent. Quo maleficio suggillari majestatis nomen judicabat, qui semper in sponte dcditos fidei atque justitias observantissimus esse consuesset. Captandos siquidem Christianorum animos certa spe humanitatis atque clementiae, ut in exemplum idem reliquat gentes adducerentur, nec esse omni bellica; cladis acerbitate divexandos, qui ultro honesta pactione a veteribus dominis deficerent. Itaque expiandam omnino esse ejus patrati facinoris infamiam putavit, generosoque animo quos ceperit maleficii authores fuisse, supplicio affecit, et Castrenses captivos omnes diligentissime perquisitos impositosque navigiis" ad pénates suos reduci jussit. » (XXXVI, f" 187 v°.)

ESSAIS DE MONTAIGNE

Dans le même temps Montaigne rencontrait ce même récit dans le Thesoro poUî'ico et il est manifeste que c'est le texte du Thesoro politico qu'il a suivi : « Solimano che fù stimato Prencipe più savio tra tutti gli Ottoman! . . . havendo inteso quando fece descendere la sua armata verso Ottronto l'anno del 1537, che Mercurino de Gatinari, et i Cittadini di Castro, erano stati fatti prigioni alla restitutione, che fecero délia piazza, contra la fede promessagli, commando incontinente che fossero rilassati, dicendo, che non erano i modi che bisognava pratticare per guadagnare il cuore, et la volontà délie nazioni straniere, il mancare perfidiosamente délia parola sua, quando una volta é stata promessa. » (II, v.) Dans le même chapitre du Thesoro politico sont rappelés plusieurs exemples de la délovauté des Ottomans à laquelle Montaigne fiit allusion.

P. 432, 1. 13. Ny asse^ de ineinoire). Ces idées ont été présentées objectivement dans l'essai I, ix; Montaigne les analyse maintenant en lui-même.

P. 432, 1. 18. Aristippns disait). Cf. Diogène Laërce, Vie d'Aristippe : « Interrogatus quidnam sibi ex Philosophie studiis quœ.sisset, posse, inquit, omnibus fidenter loqui. » (II, Lxvin, p. 138.)

P. 432, 1. 21. Elle me manque du tant). Ct. les essais I, ix, et III, ix, où après 1580 Montaigne reprendra longuement ces plaintes contre sa mémoire.

P. 433, 1. 25. Cet cjfaict). Cf. à ce sujet l'essai I,

P. 434, 1. 21. Messala Corviniis). Cf. Pline, Histoire naturelle, VII, xxiv, où il est dit ssulemcnt que Messala Corvinus oublia son nom. Il en est de même chez Messie, Diverses leçons, III, viii, où l'allégation de Pline est répétée. Montaigne a lu des réflexions sur des exemples semblables chez Laurent Joubert, Questions vulgaires : quel langage parlerait un enfant... (Éd. de 1579, p. 588), où l'autorité Je Rondelet est alléguée.

P. 434, 1. 22. George Trape^unce). Le fait est mentionné dans des compilations sur la mémoire. Cf. par exemple Messie, Diverses leçons, III, viii.

P. 434, 1. 26. Mcmoria ccrte). « Il est certain que la mémoire est le réceptacle unique non seulement de la philosophie, mais encore de tout ce qui concerne

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