DE NE CONTREFAIRE LE MALADE
P. 484, 1. 9. Tantiun cura). « Voyez ce que c'est que de si bien faire le malade ! La goutte de Cœlius n'est plus une feinte. » (Martial, VII, xxxix, 8.)
P. 484, 1. 12. D'un qui, voulant). Cf. Appien, IV, VI ; trad. Seyssel, éd. de 1544, p. 492. Il s'agit de Géta. Montaigne ne conserve pas les mots mêmes de l'historien comme on pouvait le supposer d'ailleurs puisqu'il déclare avoir lu cette anecdote « autre fois ». L'explication n'est pas chez Appien.
P. 48 5, 1. 8. Lisant che:^ Froissard). «Et si avoit entre eux plusieurs jeunes Bacheliers, qui avoyent chacun un œil couvert de drap, à fin qu'ils n'en peussent veoir : et disoit on que ceux là avoyent voué entre Dames de leur pais, que jamais ne verroyent que d'un œil, jusques à ce qu'ils auroyent fait aucunes prouesses de leur corps au Royaume de France. » (I, xxix, 37.)
P. 485, 1. 26. Pline dict). Dans son Histoire naturelle, VII, L.
P. 486, 1. I. Comme j'ay dit). Dans l'essai I, xxi.
P. 48e, 1. 7. Tu sçais, dit-il). Cf. Sénèque, Epîtres : « Harpasten uxoris mes fatuam, scis hsreditarium onus in domo mea remansisse. Ipse enim aversissimus ab istis prodigiis sum, si quando fatuo delectari volo, non est mihi longe qusrendus, me rideo. Hœc fatua subito desiit videre. Incredlbilem tibi narro
rem, sed veram, nescit esse se ccecam, subinde pœdagogum suum rogat, ut migret, ait domum tenebrosam esse. Hoc quod in illa ridemus, omnibus nobis accidere liqueat tibi. Nemo se avarum esse intelligit, nemo cupidum. Creci tamen ducem quœrunt, nos sine duce erramus, et dicimus non ego ambitiosus sum, sed nemo aliter Romae potest vivere. Non ego sumptuosus, sed urbs ipsa magnas impensas exigit. Non est meum vitium quod iracundus sum, quod nondum constitui certum genus vitse, adolescentia ha;c facit. Quid nos decipimus ? Non est extrinsecus malum nostrum, intra nos est in visceribus ipsis sedet. Et ideo difficulter ad sanitatem per\-enimus, quia nos œgrotare nescimus. Si scrutari cœperimus, quando tôt morbos, tantasve œgritudines discutiemus? ... Non est acerba medicina : protinus enim delectat, dum sanat. Aliorum remediorum post sanitatem voluptas est, philosophia pariter & salutaris & dulcis est. » (Ép. 50, p. 50.)
Chroxologie : Aucune indication ne permet de dater cet essai. Une allusion prouve qu'il est postérieur à l'essai I, xxi; la place qu'il occupe fournit en outre une présomption, et, puisqu'il est entouré d'essais datés des environs de 1578, on est tenté de supposer qu'il est de la même époque.