DE LA COLERE
P. 516, 1. 2. // dit). Cf. Plutarque, Comparaison de Lycurgiie et de Niiiiia : « Au demourant, quant à ordonner de la nourriture des enfans, qu'ilz fussent élevez, instruits et enseignez souhs mesmes maistres et gouverneurs, qui eussent l'œil à les faire boire, manger, jouer et exerciter honestement et regleement ensemble, Numa ny prouveut, ... mesmement à comparison de Lycurgus : car il laissa à la discrétion des pères selon leur avarice, ou leur besoing, la liberté de faire nourrir et élever leurs enfans ainsi que bon leur sembloit : ... comme si Ion ne devoit pas former les meurs des enfans et les duire et addresser dès et depuis leur ftaissance à une mesme fin... Mais un sage philosophe ayant receu le royaume d'un peuple nouvellement amassé, qui ne luy contredisoit en rien, à quoy devoit il plus tost employer son estude, qu'à faire bien nourrir les enfans, et à faire exerciter les jeunes gens, à celle fin qu'ilz ne fussent différents de meurs, ny turbulents pour la diversité de leur nourriture, ains fussent tous accordans ensemble pour avoir esté dès leur enfance acheminez à une mesme trace, et moulez sur une mesme forme de la vertu? Cela oultre les autres utilitez, servit encores à maintenir les loix de Lycurgus : car la crainte du serment qu'ilz avoient juré eust eu bien peu d'efficace, si par l'institution et la nourriture il n'eust, par manière de dire, tainct en laine les meurs des enfans, et ne leur eust avec le laict de leurs nourrices presque fait succer l'amour de ses loix et de sa police : ce qui a tant eu de force, que l'espace de plus de cinq cents ans durant, ses principales institutions et ordonnances sont demourées en leur
entier : ... et au contraire, ce qui estoit le but et la fin principale où tendoit Numa, de maintenir la yille de Rome en paix et amitié, faillit incontinent avec luy : ... et ne dura rien ce tant beau, tant sainct et tant juste gouvernement, auquel son roj'aume avoit esté de son temps, pour autant qu'il n'avoit pas le lien de la nourriture et de la discipline des enfans qui le mainteinst. » (F° 53 v°.)
P. 516, 1. 5. Dict Aiistote). Morale à Nicomaque, X, IX.
P. 517, 1. I. Rabie jeciir). «Le cœur enflammé de rage, ils roulent comme le rocher abrupt qui, perdant son point d'appui, se précipite tout à coup du haut de la montagne. » (Juvénal, vi, 647.)
P. 517, 1. 4. Selon Hippocrates). Cf. Plutarque, Comment il fault refréner la cholere : « Ainsi comme Hippocrates escrit, que celle maladie est la plus mauvaise et la plus dangereuse qui défigure le visage de l'âme et le rend dissemblable à sov-mesmes. » (vi, f' 57 v°.) ■
P. 517, 1. 10. Gratian est). « On t'est reconnaissant de ce que tu as donné à la patrie un nouveau citoyen, pourvu toutefois que tu le rendes propre à la servir, soit dans la culture des champs, soit dans les travaux de la guerre, soit dans la pratique des arts. » (Juvénal, XIV, 70.)
P. 517, 1. 17. Z^ chatiemeni). La même image est chez Sénèque, De ira, I, v.
P. 517, 1. 24. C'est la passion). Rapprocher Sénèque, De ira : « Sine id tempus veniat quo ipsi jubeamus. Xunc ex imperio nx loquimur. » (III, xxxii, 340.)