‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 344 sur 449 · LIVRE II, CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE XXXI

pas, combat contre lui-mcnie. » (Claudien, //; Eiilivpiiiiii, I, 237.)

P. 523, 1. 24. Mugitus). «Tel, s'essayant à un premier combat, un taureau pousse des mugissements terribles, éprouve sa colère et ses cornes, heurte de son front le tronc des arbres, fatigue les vents de ses coups et prélude à l'attaque en dispersant la poussière. » (Virgile, Enéide, XII, 103.)

P. 525, 1. 3. Clorre ce pas). Cf. essai I, xlii, p. 344, 1. 27, et la note.

P. 525, 1. 3. Arisiote dit). Cf. Sénèque, De ira : « Aristoteles ait, affectus quosdam, si quis illis bene utatur, pro armis esse. Quod verum foret, si velut bellica instrumenta sumi, deponique possent, induentis arbitrio. Hœc arma qua; Aristoteles virtuti dat, ipsa per se pugnant, non expectant manum. Habent & non habentur. » (I, xvi, 313.) Le passage auquel Sénèque fait allusion se lit dans la Morale à Nicomaque, III, viii.

Chronologie : Nous pouvons dire de cet essai : 1° Qu'il est antérieur à l'es-sai Des livres (II, x). En effet, Montaigne écrit : « Je ne voy jamais autheur, mesmes de ceux qui traictent de la vertu et des actions, que je ne recherche curieusement de sçavoir quel il a esté. » C'est certainement à cette phrase qu'il fait allusion, lorsque dans l'essai II, x, revenant sur le même sujet, il déclare : « De cecy j'en ay parlé ailleurs » ; 2° Qu'il est postérieur à la fin de 1572 : on y trouve en effet cinq emprunts tout à fait fidèles aux Œuvres morales traduites par Amyot. Notons encore qu'un emprunt à la Vie de César, écrite par Suétone, «Suétone recite... », pourrait inviter à penser que Montaigne s'occupe de César au moment où il écrit cet essai, et favorise l'hypothèse qu'il est des environs de 1578, comme les essais d'alentour. Cette hypothèse est pourtant incertaine, car, même vers 1572, nous avons trouvé des emprunts à cette Vie de César par Suétone.

Chapitrh XXXII.

DEFEXCE DE SE\EQ.VE ET DE PLVTARQ.VE.

P. 526, 1. 8. La similitude qu'il veut trouver). Je n'ai pas rencontré le pamphlet dont Montaigne parle ici. Il ne figure pas dans les Mémoires de l' Estât de France sous Charles IX, publiés en 1576. Mais si je n'ai pas trouvé de parallèle entre Charles de Lorraine et Sénèque, en revanche constamment dans les écrits protestants de l'époque Charles IX est comparé avec Néron comme avec Caligula, Tibère, Domitien, et tous les tjTans dont l'histoire nous a gardé le nom. Pour ce qui concerne Néron, cf. les Mémoires de l'Estat de France, éd. de 1578, t. II, f° 49 r°; f° 68 \°; t. III, f° 238 v°; etc.

P. 527, 1. 7. De Dion). On les trouvera chez cet historien, LXI, x, xu, xx, etc.

P. 527, 1. 16. Tacitus). Dans les Annales, XIII, i; XIV, LUI, Liv, LV; XV, LX, Lxiv. Il faut voir également Suétone, Vie de Néron. En tète de son édition de Sénèque, Montaigne trouvait une Fita Lucii Annœi Senecœ ex Tacito et Suetonio decerptâ, Xichone Polentone antore où tout naturellement beaucoup de ces jugements sont rapportés.

P. 527, 1. 21. Qu'il ose soustenir). Cf. Bodin, Mt/Aodus ad facilem historiarum cognilionem : « Fuit enim publici consilii diligens indagator. Videtur tamen ubique partes Cssaris adversus Pompcium, et Antonii adversus Ctceronem data opéra tueri voluisse. » (iv, p. éo.)

P. 527, 1. 27. Où il accuse Phitarque). Id., ihid. ■ « Saspe incrcdibilia & plane fabulosa narrât, sed utitur verbo sar., ne quis temcrè assentiatur. » (iv, p. 58.)

P. 528, 1. 8. En la vie de Flaminins). « [Scipion & Hannibal — « quand ilz se rencontrèrent ensemble

dedans la ville d'Ephese »], en devisant de plusieurs choses ils tumberent en propos des anciens capitaines : & Hannibal prononcea & donna sa sentence, que Alexandre le grand avoit esté le plus grand & le plus excellent de tous les autres, Pyrrus le second, & luy le troisième, & adonc Scipion en se soubzriant tout doulcement luy demanda : Et que dirois tu donc, si je ne t'eusse point vaincu ? Je me mettrois, respondit Hannibal, non point au troisième lieu, mais au premier, par dessus tous les capitaines qui furent onques. » (xii, f° 267 r°.)

P. 528, 1. 9. En celle de Pyrrhus). « Lon dit que le roy Antigonus interrogué, qui luy sembloit le plus grand capitaine, respondit, Pyrrus, pourveu qu'il vieillisse, parlant des capitaines de son temps seulement : mais Hannibal le prononcea le premier de tous universellement en expérience & suffisance au mestier de la guerre, Scipion le second, & soymesme le troisième, ainsi que nous avons escrit en la vie de Scipion. » (F" 271 V.)

P. 528, 1. 12. Quand il récite). Cf. Bodin, Mcthodus ad facilem historiarum cognitionem : «In Lycurgo scribit puerum LacedcTmonium crudelissimam lacerationem & iliorum distractionem ad necem usque pertulisse, ne vulpis furtum detegeretur. » (iv, p. 58.) Le fait est pris à Plutarque, Fie de Lycurgue, xi\'.

P. 528, 1. 21. Tout blessé qu'il estoit). Cf. Plutarque, Fie de Pyrrhus : « Entre Icsquelz (ennemis) y en eut un plus adventureux que les autres, homme de haulte taille, & tout armé en blanc, qui se jetta bien loing devant sa trouppe, & d'une voix audacieuse & fiere appella le Roy & le desfia au combat d'homme

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