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LIVRE II, CHAPITRE X \ X V

Ce n'est pas Hélène, comme Montaigne l'avait écrit en 1580, mais bien Hippolyte, comme il l'a mis après 1588, qu'Esculape ramena des enfers. Corneille Agrippa fait allusion au même fait dans le chapitre Lxxxiii du De incertitudine & vanilalc scientiarum.

P. 590, 1. 29. Nam pater). « Car Jupiter, indigné qu'un mortel ait été rappelé de la nuit infernale à la lumière du jour, frappa de la foudre le fils d'Apollon, l'inventeur de cet art audacieux, et le précipita sur les bords du Styx. » (\'irgile, Énêide, VII, 770.)

P. 591, 1. 3. J/h médecin vanloit). Cf. la Collection des moines Anionitis et Maximus, cxlvi; dans l'édition de 1546, p. 202.

P. 591, 1. 8. C'estoit un bon coiiiniencemenl). Cf. Pline, Histoire naturelle, XXIX, i.

P. 591, 1. 12. Ut si qiiis). « Comme si un médecin ordonnait à un malade de prendre un enfant de la terre, marchant dans l'herbe, portant sa maison sur son dos et dépourvu de sang. » (Cicéron, De diviiiatione, II, Lxiv.) Cicéron ajoute : « Potius quàm hominum more cochleam dicere » (t. IV, p. 282); « Au lieu de dire comme tout le monde, un colimaçon. »

P. 591, 1. 15. La foy du patient). Rapprocher Corneille Agrippa, De incertitudine & vanitate scientiarum : « Avicenna, inquiens, fidem ac spem cTgri erga medicum & medicinam stepe plus efficere, quam ipsam cum medico medicinam. » (lxxxiii.)

P. 591, 1. 26. Le nombre imper). Sur les propriétés du nombre impair en médecine on peut comparer Guillaume Bouchet, I, x, f° 223 v°; voir aussi Laurent Joubert, Erreurs populaires, I, xiv.

P. 592, 1. 6. // advient de cette faute). Cf. Pline, Histoire naturelle : « Hinc \\\x circa a;gros miser.-ç sententiarum concertationes, nullo idem censente, ne videatur accessio alterius. » (XXIX, i.) On trouvera la même idée dans le chapitre lxxxiii de Corneille Agrippa. Voir aussi une réflexion de Montaigne dans son Journal de voyage : « Questo giorno avendo certi medici a fare una consulta importante per un signor giovane Signor Paulo de Cesis (nipote del Cardinal de Cesis) ch' era in questi bagni; da parte sua mi vennero a pregare, che mi piacesse d'intendere le loro opinioni e controversie, perché lui era

risoluto di stare del tutto al giudizio mio. Me ne rideva fni me stcsso. » (P. 362.)

P. 592, 1. II. Oui veid jamais médecin). Cf. Corneille Agrippa, De incertitudine & vanitate scientiarum : «Sic... omnes a se invicem dissentiunt, ut nuUus reperiatur medicus, qui citra exceptionem, additionem, vel permutationem prxscriptum ab alio pharmacum comprobet », etc. (lxxxiii.) Aux bains de la Villa, Montaigne remarque ; « Era cosa piacevole di veder le diverse ordinazioni dei medici di diverse parti d'Italia tanto contrari, e particolamente sul fatto di questi bagni, e doccie : che di centi consulte non ci erano due d'accordo, anzi accusavano, e dannavano l'una l'allra quasi tutte d'omicidio. » (Journal de voyage, p. 351.)

P. 592, 1. 15. Celuy la de leurs docteurs). Cf. Corneille Agrippa, De incertitudine & vanitate scientiarum : « Hinc Rasis conscius profecto, cum sgrotantium creduliE stultitix, tum medicorum contentiosa; inscitiae, utrique & sgro 6c medico non incaute consulens, suadet in aphorismis suis, tantum unum medicum fore eligendum : quia unius (inqult) error, magnam infamiam non inducit : & unius utilitas, quam in œgro efficit, collaudatur : qui autem quam plures medicorum adhibuerit, is in errorem incidit plurimum. » (lxxxiii.)

P. 592, 1. 28. Hierophilus). LL, ibid. : « De causis ... morborum originalibus agentes, Hippocrates illas in flatu sine spiritu collocat, Hierophilus in humoribus, Erasistratus in arteriarum sanguine, Asclepiades ex atomis per corporis invisibiles poros illapsis illas rimatur, Alcmajon ex corporalium potentiarum exuperantia vel inopia. Diodes ex ina;qualitate elementorum corporalium aerisque halitu, Strato ab alimenti exuperantia cruditateque & ejus corruptione omnes morbos fieri solummodo putat. » (lxxxii.)

P. 593, 1. 5. L'un de leurs amis). Cf. Pline, Histoire naturelle : « Mirum & indignum protinùs subit, nullam Artium Medicinâ inconstantiorem fuisse, & etiamnum sœpius mutari quum sit fructuosior nulla. » (XXIX, i.) Mais Pline entend « fructuosior » au sens de lucratif.

P. 593, 1. 13. Avant la guerre peloponesiaqiie) . Toute cette histoire de la médecine est fidèlement résumée de Pline, Histoire naturelle, XXIX, i.)

ESSAIS DE MONTAIGNE

P. 594, 1. 9. Nous ne nraviis pas), j'ignore à quel médecin Montaigne fait ici allusion, mais les mêmes idées sont développées chez Corneille Agrippa,

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