LXXXIII-LXXXIV
p. 594, 1. 19. Paracelse). Cf. l'essai II, xii, p. 323, 1. 19, et la note.
P. 594, 1. 19. Fioravanli). Léonard Fioravanti, né à Bologne, était assez célèbre en Italie. Il mourut en 1588. Entre autres ouvrages il a écrit : Le trésor de la vie humaine; V Abrégé des secrets rationnels concernant la Médecine, la Chirurgie et l'Alchimie; le Miroir de la science universelle; etc.
P. 594, I. 19. Argenlerius). Ou Jean Argentier, de Quiers, 1513-1572.
P. 595, 1. 5. .'Esope faict). Fable 76, l'Elhiopien.
P. 595, 1. 17. Leurs autlmirs tiennent). Cf. Corneille Agrippa, De incertitudine & vanitate scientiariun : tt Galenus (inquiens) difficile posse reperiri medicamen, quod plurimum prosit, ac non simul in aliquo obsit. » (lxxxiii.)
P. 59e, 1. 18. L'interprétation des urines). Id., ibid., Lxxxii; et aussi Laurent Joubert, Erreurs populaires au faict de la nUdeciue, III, m.
P. 597, 1. 2. La chirurgie). Cf. Corneille Agrippa, De incertitudine & • vanitate scientiarum : « Restât chirurgia... cujus opéra manifesta & securiora sunt remédia, nam reliquorum medicorum Cieca consilia sunt. » (lxxxv.)
P. 597, 1. 10. Celtuy-cy). On trouve chez Corneille Agrippa une critique analogue des médicaments composés (lxxxiii et lxxxiv), mais la critique de Montaigne sur ce point est plus précise que celle de son devancier.
P. 597, 1. 23. Un autre officier). L'apothicaire, auquel Agrippa consacre tout un chapitre, le chapitre lxxxv.
P. 598, 1. 3. Les ^giptiens). Cf. Hérodote, II, lxxxiv; t. I, f" 130 r°.
P. 598, 1. 9. Ils me tunrent un aiiiy). Certainement La Boétie qui mourut de la dysenterie en 1563.
P. 599, 1. 19. Il est plus salubre). Souvenir des contradictions notées par Montaigne dans son Journal de voyage entre deux médecins, Donati et Franciotti, qui ont écrit sur les eaux de la Villa : « Je viens de voir un médecin imprimé, parlant de ces eaus, nomé
Donati, qui dit qu'il conseille de peu disner, et mieus souper : je croi que ma conjecture lui sert : son compaignon Franciotti est au contrere come en plusieurs autres choses. » (P. 326.)
P. 600, 1. 21. J'aye trouvé mal fonde:^). C'est sur le même ton que Montaigne parle, dans son Journal de voyage, des prétendus miracles opérés par les eaux : « Ils diversifient l'opération de ses eaus qui refreche, qui eschauffe, qui pour telle maladie, qui pour telle autre, et là-dessus mille miracles; mais en somme, il n'y a nulle sorte de mal qui n'y treuve sa guerison. » (P. 319.)
P. éoi, 1. 10. Délia Villa). On voit en effet par le Journal de voyage que Montaigne y a fait deux saisons lors de son séjour en Italie, et il s'attarde longuement à décrire les beautés du pays et les agréments du lieu d'une manière qui semble confirmer les déclarations que nous trouvons ici : « Bein délia Villa, seize milles. C'est un païs tout montueus. Audavant du bein, le long de la rivière, il y a une pleine de trois ou quatre çans pas, audessus de laquele le bein est relevé le long de la cote d'une montaigne médiocre, et relevé environ come la fonteine de Banieres, où Ton boit près de la ville. Le site où est le bein a quelque chose de plein, où sont trante ou quarante maisons très-bien accommodées pour ce service, les chambres jolies, toutes particulières, et libres qui veut, à-tout un retret, et ont un' entrée pour s'entreatacher, et un' autre pour se particulariser. Je les reconnus quasi toutes avant que de faire marché, et m'aretai à la plus belle, notammant pour le prospect qui regarde (au moins la chambre que je choisis) tout ce petit fons, et la rivière de la Lima, et les montaignes qui couvrent ledict fons, toutes bien cultivées et vertes jusques à la sime, peuplées de châtaigniers et oliviers, et ailleurs de vignes qu'ils plantent autour des montaignes, et les encerclent en forme de cercles et de degrés. Le bon du degré vers le dehors un peu relevé, c'est vigne; l'enfonceure de ce degré, c'est bled. De ma chambre j'avois toute la nuit bien doucement le bruit de cete rivière. Entre ces maisons est une place à se proumener, ouverte d'un costé en forme de terrasse, par laquelle vous regardés