‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 377 sur 449 · LIVRE m, CHAPITRE V · texte numérisé non relu

LIVRE m, CHAPITRE V

encore, que la vieillesse se déride. » (Horace, Épodes, xiii, 7.) « Dum licet » est de Montaigne; le texte d'Horace est « Et decet » .

I". 74, 1. II. Tetrica stint). «Il est bon d'égayer la tristesse par des plaisanteries. » (Sidoine Apollinaire, Épist., I, IX.)

P. 74, 1. 14. Tristemqtie viiltiis). «Et la tristesse arrogante d'un visage renfrogné. » (Vers 3 1 du prologue du Joannes Baptista, tragédie de Buchanan, éd. de 1579, f° 40 v°.)

P. 74, 1. i^. Et bahet tristis). «Cette foule de gens au maintien sévère a elle aussi ses débauchés. >> (Martial, VII, lvii, 8.)

P. 74, 1. lé. Je crois Platon). Voir les Lois, VII, p. 791'. Cette idée est en outre développée longuement dans le Tintée, vers la fin.

P. 74, 1. 18. Sacrâtes eut). Cf. Cicéron, Tusculanes : « Hinc est ille vultus semper idem quem dicitur Xantippe prsdicare solita in viro suo fuisse Socrate : eodem semper se vidisse exeuntem illum domo, et revertentem. Nec vero ea frons erat qux M. Marcus Crassi illius veteris quem semel ait in omni vita risisse Lucilius. » (III, xv.) Pour Crassus, cf. en outre Pline, Histoire naturelle, VII, xix; Crinitus, De honesta disciplina, XXI, i; etc.

P. 75, 1. 2. Ses negotiations pretandues). Cf. Diogène Laërce, Vie de Platon, passim, et spécialement p. 201 et suivantes. Stella est la traduction latine du grec ajTr,î.

P. 75, 1. 2. Non pndeat). « N'ayons pas honte de dire ce que nous n'avons pas honte de penser. »

P. 75, 1. 5. Comme les mouches). Cf. Plutarque, De la tranquillité de l'aine et repos de l'esprit : « Comme les mousches ne se peuvent tenir contre les endroicts des miroirs qui sont bien lissez, ains glissent, & au contraire elles s'attachent bien à ceux qui sont rabotteux & scabreux, & où il y a des graveures, aussi les hommes glissans dessus les aventures qu'ils ont eues guayes, joyeuses & prospères, s'attachent à la rememorasion des adverses & malplaisantes. » (xv, f" 73 v°.)

P. 75, 1. 7. Comme les vantouses). Id., ibid. : « Comme les ventôses & cornets attirent ce qu'il y a

' Je dois cette référence à l'obligeance de Miss Grâce Norton.

de pire en la chair : aussi amasses-tu a l'encontre de toy mesme ce qu'il y a de plus mauvais en toy. » (viii, f° 71 r°.)

P. 75, 1. 22. Quare intia). « D'où vient qu'aucun vicieux n'avoue ses vices? Parce qu'il en est encore esclave. Il faut être éveillé pour raconter ses songes. » (Sénèque, ép. 53.)

P. 75, 1. 23. Les maus du cors). Id., ibid. : « Pedes dolent, articuli punctiunculas sentiunt : adhuc dissimulamus, & aut talum extorsisse nos dicimus, aut in exercitatione aliqua laborasse. Duhio & incipiente morbo, quœritur nomen, qui ut talaria C£eperit intendere, &: utrosque dextros pedes fecerit, necesse est podagram fateri. Contra evenit in iis morbis, quibus afficiuntur animi, quo quis pejus se habet, minus sentit. » (Ep. 53, p. 136.)

P. 76, 1. 6. Si que j'rcite). Cf. les mêmes idées dans l'essai III, i, 3.

P. 76, 1. II. Ccluy qui s'enquestoit). Cf. Diogène Laërce, Vie de Thaïes : « Percontanti adultero, an juraret non commisisse se adulterium, non est, ait, perjurium adulterio deterius. » (I, xxxvi, 35.) Montaigne a mal pris le sens de Diogène, égaré peut-être par la ponctuation de son édition, ou bien peut-être encore par quelque auteur de seconde main auquel il doit ce récit. Chez Diogène en effet la réponse de Thaïes est interrogative et signifie : le parjure n'est-il pas pire encore que l'adultère? Il ne faut donc pas se parjurer pour dissimuler un adultère.

P. 76, 1. 20. Comme on fit Origene). Cf. Nicéphore Calliste, Histoire ecclésiastique : « Or avoit-il attiré près de luy un vilain & impudique paillard du pays d'Ethiopie, duquel il le menaçoit, s'il ne vouloit accorder à faire sacrifices à leurs dieux : Car il luy dit que ce putier détestable le congnoistroit charnellement, & souilleroit son corps par paillardise autant abominable & exécrable par dessus toutes malédictions, comme elle est contre nature. Telle fut la menée que le juge luy brassa, meslée avec menaces. Origenes donc, faisant élection de la chose qui estoit pire, ayma mieux renoncer à la foy qu'au paravant il avoit eu en Jesus-Christ, & souiller par ce moyen son ame sans aucun profit, que de souffrir son corps estre aucunement contaminé. » (V, xxxii.)

ESSAIS DE MONTAIGNE

P. 76, 1. 27. Ariston disait). Cf. Plutaïque, De la curiosité : « Comme disoit Ariston, les vents que nous haïssons le plus, ce sont ceulx qui nous rebrassent noz habillements. » (m, f° 64 r°.)

P. 77, 1. 23. Archelaus). Id., Les dicts notables des anciens Roys, Princes & grands Capitaines : « Comme il (Archelaus) passoit par la rue, on respandit de l'eau sur luy, à raison dequoy, ceulx qui se trouvèrent auprès, Tirritans alencontre de celuy qui avoit versé l'eau, disoient qu'il le devoit bien faire chastier: voire mais, dit-il, il n'a pas versé ceste eau sur moy, mais sur celuy qu'il pensoit que je fusse.» (F" 191 r°.)

P. 77, 1. 26. Sacrales). Cf. Diogène Laërce, Vie de Socrate : « Dicenti cuidam, nonne tibi ille maledicit? Non, inquit, mihi enim ista non adsunt. » (II, xxxvi, 118.)

p. 78, 1. 20. Nous prononçons hardiment). Pour la pensée, rapprocher Cicéron, ÉpUres, IX, xxii. Voir aussi dans les Erreurs populaires au fait de la médecine de Laurent Joubert les préfaces de la seconde édition qui s'étendent longuement sur ce sujet.

P. 79, 1. 6. Aristote qui dict). Dans la Morale à Kicomaque, l\, ix.

P. 79, 1. II. Ceux qui). Cf. Plutarque, Qu'il fault qu'un philosoplje converse avec les Princes & grands seigneurs, v, f° 134 r".

P. 79, 1. 13. Tu, Dea). « Toi, déesse, toi seule, tu gouvernes le monde; sans toi, rien ne s'élève aux rivages célestes du jour; rien n'est gai, ni aimable.» (Lucrèce, I, xxii.) Le début du premier vers est imité de Lucrèce, I, vi : «Te, dea, te... »

P. 79, 1. 27. Agnosco). «Je reconnais les traces de mon ancienne flamme. » (Virgile, Enéide, IV, xxiii.)

P. 80, 1.2. Nec mihi). « Et que cette chaleur me reste dans l'hiver de ma vie. » (Jean Second, Elégies, I, III, 29.)

P. 80, 1. 5. Quai l'alto). «Ainsi la mer Egée, battue par l'Aquilon ou le Notus, ne s'apaise pas subitement après la tempête; longtemps tourmentée, elle s'agite et gronde encore. » (Torquaio Tasso, Gerusalemme liberata, xii, 63.)

P. 80, I. 12. Et versus). « Et le vers a des doigts » (pour chatouiller). (Juvénal, vi, 196.)

P. 80, 1. lé. Dixerat). «Elle dit; et, comme il

hésite, la déesse l'enlace mollement de ses bras blancs comme la neige. Soudainement Vuicain se sent envahi de la flamme accoutumée; une ardeur qu'il connaît bien le pénètre jusqu'à la moelle et court dans ses os frissonnants. Ainsi brille le sillon qui s'ouvre avec le tonnerre et d'où s'échappent les feux dont les nuages sont illuminés... Ayant dit ces mots, Vuicain répondit aux embrassements de son épouse, puis, couché sur son sein, il s'abandonna tout entier aux charmes d'un doux sommeil. » (Virgile, Enéide,

VIII, 387 et 404.) Les trois derniers de ces vers sont commentés dans les Nuits attiques d'Aulu-Gelle,

IX, x.

P. 81, 1. 13. Dict ailleurs). Cf. l'essai I, xxx.

P. 81, 1. 17. Les médecins). Peut-être souvenir de ce que Plutarque dit de Dioclès, Opinions des philosophes, y, IX.

p. 81, 1. 22. Quo rapiat sitiens). « Afin qu'elle saisisse avec avidité les dons de Vénus et qu'elle les recèle profondément.» (Virgile, Géorgiques, III, 137.)

P. 82, 1. 19. Antigonus). Cf. Plutarque, De la mauvaise honte : « Et Antigonus un jeune homme qui estoit fils d'un gentil centenier, mais luy estoit lasche & couard, & neantmoins demandoit à estre avancé en la place de son feu père : Jeune fils, dit-il, je recompense la prouesse, & non pas la noblesse de mes soudards. » (x, f° 80 r°.)

P. 82, 1. 23. Des officiers des Roys). Cf. Hérodote, « Les Lacedemoniens conviennent aussi avec les Eg}'ptiens en ce que les enfants des trompettes, menestriers & cuisiniers des rois succèdent aux états de leurs pères, tellement que cuisinier engendre cuisinier, ménétrier ménétrier, et trompette trompette; ni autres, pour excellents qu'ils soient en ces arts, peuvent envier sur eux, mais sont entretenus & continués es états de leurs pères.» (VI, Lx; t. II, f° 20 v".)

P. 82, 1. 26. Cens de Calecul). Cf. Goulard, Histoire du Portugal : « Il est défendu aux gentils-hommes de se marier, afin que rien ne les empesche de s'exercer continuellement aux armes. Mais un chacun a plusieurs Damoiselles à son commandement : & estimeon qu'ils ayent commis un crime horrible entre les autres, s'ils ont la compagnie d'une femme qui ne

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