CLXXX
P. 121, 1. lé. Ces deux poètes). Virgile et Lucrèce.
P. 121, 1. 21. L'égyptien). Cf. Plutarque, De la curiosité : « La response de r^ïg^r-ptien fut gentille et bien à propos à celuy qui luy demandoit, que c'estoit qu'il portoit enveloppé : c'est à fin que tu ne le saches pas, qu'il est enveloppé. » (m, f° 64 r".)
P. 121, 1. 26. Et nudam). «Et toute nue je l'ai pressée contre mon corps. » (Ovide, Amotirs, \, V, 24.)
P. 122, 1. 7. Je ne sçay qui). Il s'agit de Philoxène. Cf. Aristote, Ethique, III, x; Athénée, I, vi; Jelly, La Circé (traduction de Denis Sauvage, éd. de 1550, p. 207); Jean des Caurres, Œuvres morales, II, xxii.
P. 122. 1. 23. La chasse). Rapprocher l'essai II, XII, p. 238, 1. 4.
P. 123, 1. 5. Postquam cupidiv). «Dès que le caprice de notre passion est satisfait, les promesses ne comptent plus, on ne se soucie plus des serments. » (Catulle, LXiv, 147.)
P. 123, 1. 7. Thrasonidsx). Cf. Diogène Laërce, Vie de Zenon : « Nam Thrasonidem, & quidem cùm haberet in potestate amatam, abstinuisse ab ea, ne in odium veniret. » (VII, cxxx, 480.)
P. 123, 1. 12. Particulière à nosire nation). Dans le discours préliminaire de son Apologie pour Hérodote, paragraphe 15, Henri Estienne relève la même coutume pour montrer l'opposition qui existe entre les coutumes de pays voisins. Il est à noter que Martial y fait de fréquentes allusions : lire en particulier l'épigramme XII, lix, « De importunis basiatoribus ».
P. 123, 1. 13. Socrates dit). Cf. Xénophon, Mémorables : « O miserum hominem : & quid effecturum te arbitraris, si formosum osculatus fueris? An non
ESSAIS DE MONTAIGNE
Ut statim repuisa libertate in servitutis jugum te tradas... » (I, m, ii.)
P. 123, 1. 17. Ctijtts livida). «A tel qui a un nez de chien, d'où pendent des glaçons livides et la barbe toute raide, j'aimerais mieux lui baiser le...» (Martial, VII, xcv, 10.) On trouve partout la forme cnnniliugis et non ciililiiigis.
P. 124, 1. 7. Celle de ce geirçon). Cf. Valèrc Maxime, VIII, xi, ext. 4.
P. 124, 1. 10. La loi, qui fut faicte). Cf Hérodote : « Les femmes de maison allans de vie à trespas ne sont soudain portées aus embaumeurs, ne celles qui ont eu vogue & réputation de beauté, mais sont gardées trois ou quatre jours avant que les transporter de la maison, & le font afin que les embaumeurs ne prennent la compagnie d'elles : car autrefois est venu en notice qu'aucun s'estoit meslé avec le corps de femme nouvellement morte, lequel fut décelé par un sien compagnon. » (II, lxxxix, f° 131 v°.)
P. 124, 1. 14. Periaitder). M. : «Il avoit pris la compagnie de Mélisse après qu'elle fut morte. » (V, xcii, f° 353 V.) Le fait se retrouve chez Ravisius Textor, Offidna, parmi les exemples d'amour conjugal ; chez Corras, Arrcst uieniorable du Parleuieiit de Tolose, note 16.
P. 124, I. 18. L'aller enJoruiir). Cf. Cicéron, Tusculanes, I, xxxviii.
P. 124, 1. 28. Tanquam thiira merumque). « Aussi impassibles que si elles préparaient le vin et l'encens du sacrifice... Vous diriez qu'elle est absente, ou de marbre.» (Martial, XI, cm (ou cv), 12, et XI, lix (ou i.xi), 8.)
P. 125, 1. I. Oui ne se communiquent 1. Rapprocher une épigramme de Martial dont la pensée est analogue.
P. 125, 1. 6. Tihi si datur uni). « Si elle se donne à vous seul, si elle marque ce jour-là d'une pierre blanche. » (Catulle, lxviii, 147.) Le texte est celui des éditions du xvi' siècle, avec cette seule exception qu'au début on y lit : « Si nobis id datur unis », texte que Montaigne a volontairement modifié.
P. 125, 1. 10. Tetenet, absentes). «C'est toi qu'elle presse dans ses bras, mais ses soupirs sont pour un autre qu'elle aiiue et qui n'est pas là. » (Tibulle, I, ^'h 35)
P. 125, 1. lé. Ils ont plus communément). C'est bien ce que dit Montaigne dans son Journal de voyage : « Quant à la beauté parfaite et rare, il n'en est, disoit-il, non plus qu'en France, et sauf en trois ou quatre, il n'}' trouvoit nulle excellence : mais communéemant elles sont plus agréables, et ne s'en voit pas tant de ledes qu'en France. La teste, elles l'ont sans compareson plus avantageusement accommodée, et le bas audessous de la ceinture. Le cors est mieus en France : car icy elles ont l'endret de la ceinture trop lâche, et le portent comme nos famés enceintes; leur contenance a plus de majesté, de mollesse et de douceur. » (P. 228.) Au premier abord le jugement de Montaigne avait été moins favorable aux Italiennes : « M. de Montaigne disoit, jusques lors n'avoir jamais veu nation où il y eut si peu de bêles famés que ritaliene. » (P. 190.)
P. 125, 1. 19. Des espris). Rapprocher ce que Montaigne dit dans l'essai I, li, p. 395, 1. 3.
P. 126, 1. 4. Luxuria ipsis vinculis). «La luxure qui, à la manière d'une bête féroce, après avoir été irritée par ses fers, est ensuite lâchée. » (Tite-Live, XXIV, IV.) Voici la phrase dij Tite-Live qui se trouve dans le discours de Caton contre le luxe : « Et luxuria non mota tolerabilior esset, quam erit nunc, ipsis vinculis, sicut ferœ besti;i.- irritata, deinde emissa. »
P. 126, 1. 7. Vidi ego nupcr). «J'ai vu naguère un cheval rebelle au frein lutter de la bouche et s'élancer comme la foudre. » (Ovide,^;K0;<r.j, III, iv, 13.) Le texte est celui des éditions du xvi'^ siècle.
P. 126, 1. 25. C'est aus Sauromates). Cf. Hérodote : « Il n'est loisible à fille se marier avant que de sa main propre elle ait fait mourir un des ennemis du Royaume. » (IV, cxvii; t. I, f" 285 r".)
P. 127, 1. 3. Le conte d'Aristippns). Cf. Diogène Laërce, Vie d'Aristippe : « Ingressus aliquando meretricis cubiculum, cùm erubesceret quidam ex his qui cum co erant adolescentibus, non, inquit, ingredi turpe est, sed egredi non posse turpe est. » (II, LXix, 138.)
P. 127, 1. 9. Platon montre). Voir en particulier le Banquet, pp. 183, 184 et suivantes.
P. 127, 1. 16. Comme les Scythes). Cf. l'essai I, xii, p. 52, 1. II et suivantes.