‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 394 sur 449 · DE L ART DE CONFERER · texte numérisé non relu

DE L ART DE CONFERER

P. 174, 1. 3. Coiiie dict Platon). Dans les Lois : « Pœnis vero maligni vexantur, non quia peccaverunt, nam quod factum est, infectum esse non potest : sed ut posthac & peccatores ipsi, & hi qui puniri iniquitates viderunt, injustitiam oderint, aut saltem minus in simili vitio peccent. » (XI, p. 934; éd. de 1546, p. 891.) L'idée que Montaigne développe ici se retrouve chez beaucoup d'auteurs. Cf. entre autres Sénèque, De ira, I, vi; Plutarque, Que la vertu se peult eiiseii^ner; Castiglione, // Cortegiaiio, IV, XII ; etc.

P. 174, 1. 10. Nonne vides). « Ne vois-tu pas comme le fils d'Albius vit ùial et comme Barrus est dans la misère? Excellent exemple pour nous détourner de dissiper notre patrimoine. » (Horace, Satires, I, i\', 109.)

P. 175, 1. 6. /,(? vieii.x Catou). Cf. Plutarque, Vie de Caton le Censeur : « Il disoit aussi que les sages apprenoient Se profitoient plus des folz, que ne fitisoient les fols des sages. » (i\', f° 237 v°.)

P. 176, 1. I. Les Italiens). Dans la Civil conversation de Stefano Guazzo, Montaigne a lu un long éloge de ces Académies italiennes.

P. 17e, 1. 3. C'est un mouvement languissant). Sur cette comparaison entre le plaisir de la conversation et celui de la lecture, cf. l'e.ssai III, m.

P. 176, 1. 20. Une autre sorte de maladie). Cette idée se trouve longuement développée dans la Civil conversation de Guazzo, ouvrage dans lequel on rencontre beaucoup des idées que Montaigne expose dans cet essai : critique de ceux qui ne savent .supporter la contradiction en conversation ; subordination de la

science au jugement, et surtout à la souple adaptation aux usages et aux opinions du temps, etc.

P. 176, I. 32. En la balance). Cette image est suggérée à Montaigne par son emblème où était figurée une balance dont les deux plateaux étaient en équilibre.

P. 177, 1. 27. Keqne enini disptilari). « Car il n'y a pas de discussion sans contradiction. >> (Cicéron, De finihus, I, viii.)

P. 179, 1. 9. Antisthenes). Cf. Plutarque, De la mauvaise honte : « Antisthenes surnommé Hercules... commanda à ses enfans de ne sçavoir jamais gré ni grâce à personne qui les louast. » (xii, f° 81 r°.)

P. 180, 1. II. Ainsi Platon, en sa republique). «Oportere... moderatos & graves esse illos, qui ad disputationis studium asciscuntur, neque communicandum esse id ineptis hominibus, &, ut nunc sit omnibus quoscunque sors obtulerit. » (MI, p. 539; éd. de 1546, p. 628.)

P. 181, 1. 8. Oui n'entre en deffiance des sciences). Montaigne reprend ici la critique du pédantisme qu'il a déjà présentée dans les essais I, xxv et I, xxvi, mais il se place plus particulièrement dans cet essai au point de vue de ses inconvénients dans la conversation. Beaucoup d'Italiens les ont signalés avant lui : cf. en particulier Guazzo, Civil conversation (j^^sûirî)', Giovanni délia Casa, Il Galaleo (éd. de Lyon, 1575, f- 41 v° et 44.)

P. 181, 1. 10. A7/;// sanantihus). «De ces lettres qui ne guérissent de rien. » (Sénèque, ép. 59.)

P. 181, 1. II. Nec ad melius). «Ni à mieux vivre ni à mieux raisonner. » (Cicéron, De finibus, I, xix).

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