‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 398 sur 449 · DE LA VANITE · texte numérisé non relu

DE LA VANITE

P. 204, 1. 2. Si divinaiient exprimé). Cf. Ecclcsiaste : « Vanitas vanitatum et omnia vanitas. » (I, 11.)

P. 204, 1. 16. Diomedes remplit). Cf. Jean Bodin, Metbodits ad facikm historiariim cognitioium : « Diomedes de re grammatica sex millia librorum effudit. » (Épître dédicatoire.) Il y a sans doute ici confusion avec un certain Did3'me, grammairien dont parle Sénèque dans l'épître 88, auteur non de six mille mais de quatre mille volumes.

P. 205, 1. I. Ou acciisoit un Galba). C'est de l'empereur Galba qu'il est ici question. Cf. Suétone, /7c de Galba, ix.

P. 205, 1. 25. £"/ /c médecin Philofiniiis). Cf. Plutarque. Comment il fatilt ouïr : « La response que feit le médecin Philotimus à un, qui estant phtisique & pourn,' dedans le corps, luy demandoit quelque médecine pour guarir un petit ulcère qu'il avoit au bout de l'ongle : car le médecin cognoissant bien à sa couleur & à son haleine, qu'il estoit gasté au dedans, luy respondit, mon amy tu n'es pas en danger pour l'ulcère de ton ongle, il n'est pas temps d'en parler maintenant. » (x, f" 27 V.) Cf. aussi Comment on pourra discerner le flatteur d'avec l'amy : « Le médecin Philotimus dit un jour .à quelqu'un qui estoit suppuré et plein d'apostumes dedans le corps, & luy monstroit un panaris qu'il avoit à la racine de l'ongle d'un de ses doigts. Mon amy ton mal n'est pas au bout de ton ongle. » (xxxi, f° 54 v°.)

P. 206, 1. 7. C'est à faire aux suis Spartiates). Cf. Hérodote : « Leur coustume est toutes fois & quantes qu'ils veulent hasarder leurs vies de se

peigner & testonncr la teste.» (VII, ccix; t. I, f° 123 V.)

P. 206, 1. 23. L' précepte de Xeuophon). Cf. Plutarque, De la tranquillité de l'âme : «Xenophon admoneste que l'on se souvienne des dieux, et que l'on les honore principalement lorsque l'on est en prospérité, afin que, quand on sera en nécessité, on les puisse réclamer avec plus d'asseurance, comme estans de longue main propices et amis. » (i, f" 68 v°.) Xenophon exprime cette idée dans la Cvropédie, I, VI, 3.

P. 2oé, 1. 28. Corne si la boue fot'tuue.) Cf. Sénèque, Épîtres : « Quasi ista inter se contraria sint, bona fortuna, & mens bona, ita melius in malis sapimus, secunda rectum auferunt. » (Ép. 94, p. 229.)

P. 207, I. 7. Ipsa dies). « Le jour lui-même ne nous est agréable que parce que chaque heure change de coursiers. » (Fragment de Pétrone.)

P. 207, 1. 15. Le désir de voyager). Montaigne a peut-être présent à l'esprit en écrivant toute la première partie de cet essai qui traite des voyages le De constantia de Juste Lipse. Le but de Juste Lipse dans cet ouvrage est d'arrêter son ami Langius qui veut quitter son pays et voj'ager afin d'échapper aux misères des guerres civiles. Montaigne semblera à diverses reprises reprendre et discuter certaines des idées qui sont exprimées dans le De constantia.

P. 207, 1. 23. Aut verherata.'). «Ou ce sont vos vignes que la grêle a ravagées, ou c'est votre terre qui trompe vos espérances : les arbres se plaignent tantôt de pluies excessives, tantôt de sécheresses qui

ESSAIS DE MONTAIGNE

brûlent tout, tantôt des rigueurs de l'hiver. » (Horace, Odes, III, I, 29.)

P. 208, 1. 3. Aiit niiniis). « Ou les ardeurs excessives du soleil brûlent les moissons, ou des pluies soudaines et des gelées les détruisent, ou des tourbillons de vent les ravagent. » (Lucrèce, V, 216.) Le texte est celui de l'édition Lambin, p. 387.

P. 208, 1. 6. Le soulier neuf). Cf. Plutarque, Vie de Paul Emile : « Un Romain ayant répudié sa femme, ses amis l'en tenserent, en luy demandant, Que trouves-tu à redire en elle ? n'est elle pas femme de bien de son corps ? n'est elle pas belle ? ne porte elle pas de beaux enfons ? Et luy estendant son pied, leur monstra son soulier, & leur respondit : Ce soulier n'est il pas beau ? n'est il pas bien fait ? n'est il pas tout neuf? toutefois il n'y a personne de vous qui sache ou il nie blece le pied. » (m, f° 164 r°.) Cette anecdote est rapportée dans la République de Bodin, I, m; chez Droit de Gaillard, Méllxâe de l'histoire, xxiv. Leclerc estime, non sans quelque vraisemblance, que, par cette allusion discrète, Montaigne se plaint de sa femme; pourtant il n'est pas certain qu'il faille lui donner une interprétation aussi précise.

P. 209, 1. I. Non astiinnlione). «Ce n'est point par les revenus de chacun, mais par ses besoins, qu'il faut estimer sa fortune. » (Cicéron, Paradoxa, VI, m.)

P. 209, 1. 21. Selon l'cxaiiiple de Pbocion). Montaigne fait allusion à la réponse que Phocion fit aux envoyés de Philippe, qui, pour l'engager à accepter les présents de ce roi, lui représentaient que ses enfants étant pauvres ne pourraient pas soutenir la gloire de leur père. « S'ils me ressemblent, dit-il, mon petit bien de campagne doit suffire à leur fortune, comme il a suffi à la mienne; sinon je ne veux pas, à mes dépens, nourrir et augmenter leur dissolution. » (Cornélius Népos, Phociou, i.) Cf. aussi Plutarque, Vie de Phocion : « Comme Menyllus lui repliquast, que s'il n'en avoit besoin (d'argent) pour soy, à tout le moins 'qu'il le prist pour son filz Phocus, il respondit, Si mon filz Phocus changeant de façon de vivre veult estre homme de bien, il aura a.ssez pour vivre de ce que je luy laisseray : mais s'il se veult tousjours gouverner comme il fait

de présent, il n"v a richesse qui luy peust suffire. » (P 524 v°.)

P. 209, 1. 23. Craies). Cf. Diogène Lacrce, Vie de Craies : « Demetrius Magnesius ait deposuisse illum pecuniam apud trapezitam ea conditione, ut si quidem filii idiotce essent, eam illis redderet : sin autem philosophi, plehi distrihueret. » (VI, lxxxviii,

P. 210, 1. 14. Comme les petites lettres). Cf. Plutarque, Comment il fault refréner la cholcre : « Tout ainsi comme les petites lettres offensent & peignent plus les yeux, d'autant qu'elles les tendent plus, aussi les petites affaires troublent plus la cholere. » (xvi, f° 63 r°.)

P. 210, texte de 1588. Or nous monstre asse:^ Homère). Cf. Plutarque, De la tranquillité de l'dme : « Le poète mesme Homère nous donne bien à entendre quel est ce qui arrive contre toute attente & espérance, quand il fait qu'Ulysses pleure pour la mort de son chien & neantmoins estant assis auprès de sa femme qui ploroit, il ne pleure point, d'autant qu'il estoit là venu, aiant de longue main anticipé & domté par le jugement de la raison son affection : & au contraire il estoit tombé à l'improuveu soudainement contre son attente en l'autre accident. » (xvii, f'= 74 v°.)

P. 2X0, 1. 24. Kcmo eniin). « En effet on ne résiste plus quand on a cédé à la première impulsion. » (Sénèque, ép. 13.) Le texte est celui de l'édition de Bàle 1557.

P. 211, 1. 4. StiUicidi casus). «L'eau qui tombe goutte à goutte perce le rocher, n (Lucrèce, I, 314.)

P. 211, 1. 15. Tum vero in curas). «Alors mon âme se partage entre mille soucis. » (Virgile, Enéide,

p. 211, 1. 21. Diogcues respondit). Cf. Diogène Laèrce, Vie de Diogène : « Rogatus cujusmodi vinum libentius biberet, alienum, inquit. » (VI, Liv, 376.)

P. 213, 1. 3. Ouin tu aliquid). «Pourquoi ne pas s'occuper plutôt à quelque chose d'utile ? à foire des paniers d'osier ou des corbeilles de jonc. » (Virgile, Églog., II, 71.)

P. 213, 1. 10. Sit mex sedes). « Puissé-je y passer ma vieillesse 1 Fatigué de tant de voyages par mer et

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