II, II
P. 233, 1. 14. Prenant cette occasion). L'épître 61 de Sénèque traite la question de savoir dans quelle mesure on est dispensé de la reconnaissance par une offense ultérieure au bienfait.
P. 233, 1. 18. Est prudenlis). «Il est prudent de retenir, comme dans une course on retient un cheval, les élans trop fougueux de l'amitié. » (Cicéron, De aniicilia, xvii.)
P. 234, 1. 10. Nec snnt). « Les présents des grands me sont inconnus.» (Imité de Virgile, En., XII, 519 :
» Munera... »
« Nec nota potentum
P. 234, 1. 12. Me font asse:^ de bien). Pour l'expression, rapprocher Guicciardini dans les Heures de recréation : « Alcuni essere di tanto tyrannica natura che par loro fare benefizio a cui essi non fanno maie. » (Éd. de 1613, p. 44.) Il est intéressant de rapprocher de cette déclaration ce que Montaigne écrira à Henri IV le 2 septembre 1590 : «... le nay jamais receu bien quelconque de la libéralité des Rois non plus que demandé ny mérité et nay receu nul payement des pas que j'ay employés a leur seruice desquels vostre majesté a heu en partie cognoissance ce que j'ay faict pour ses predesseseurs je le feray encores beaucoup plus volontiers pour elle je suis Sire aussy riche q\,ie je me souhaite. Quand j'auray espuise ma bourse auprès de vostre majesté a paris je prendray la hardiesse de le luy dire et lors sy elle mestime digne de me tenir plus long temps a sa suitte elle en aura meilleur marche que du moindre de ses officiers. » (Montaigne, éd. Courbet et Royer, tome IV, p. 363.)
P. 234, 1. 22. In me). « C'est en moi que sont toutes mes espérances. » (Imité de Tércnce, Adelphes, III, v, 9 : « In te spes omnis, Hegio, nohis sita est. »
P. 235, 1. 6. Elens Hippias). Cf. Platon, Hippias wiiior, p. 368; édit. de 1546, p. 271. Voir aussi Cicéron, De oralore, III, xxxii.
P. 235, 1. 21. Refus que Paiaiel). Cf. Chalcondyle : « Pajazet oyt as.sez patiemment tout le reste hormis l'article de la robbe que Themir lui envoyoit, dont il entra bien fort en collere, tellement qu'il leur respondit tout sur le champ... Or quant à l'habillement qu'il m'envoye, vous luy direz de ma part, que désormais il ne se mette plus ces folies en la teste, de vouloir faire de tels présents à celuy qui est d'autre étoffe & calibre qu'il n'est, & qui le précède de tout poincts en noblesse, & ancienneté de race, & en richesses & puissance avec. » (II, xii, pp. 136-137.)
P. 235, 1. 23. De la part de l'empereur Soliman). Cf. Goulard, Histoire du Portugal : « L'Ambassadeur dit au Roy sans autre préface, Sire, le Bassa Soleiman... vous salue affectueusement... je vous apporte une longue robbe des chausses et un bonnet de drap d'or. Alors le Roy changeant de contenance, &: d'un regard félon luy respondit. Les Empereurs de Calecut n'ont jamais reçeu ny ne recevront encore aucun présent ains en donnent : & ne s'aident de forces estrangeres pour accoustumé de restablir les autres Roys en leurs Royaumes, Pourtant (dit-il aux Naires qui Tenvironnoyent) empoignez-moi cet outrecuidé cy... qu'on le serre en basse fosse. » (XIX, vi, f° 548.) P. 236, 1. 5. Dict Aristok). Dans la Morale à Nicomaque, l\', m. Le discours de Thétis auquel Aristote fait allusion est dans Homère, Iliade, I, 503. P. 237, 1. 3. Selon Aristote). Ihid., IX, 7. P. 237, 1. 6. Ambitieux de me faire aymer). Rapprocher l'essai II, viii, p. 80, 1. 12, et voir la note. P. 2,7, I. 9. D'un très bon capitaine). De Xénophon, dans la Cvropcdie : « Per Jovem, inquit Cyrus, multo profecto mihi jucundius est humnnitatis opéra demonstrare, quàm rei militaris. » (MU, iv, 4.)
P. 237, 1. II. Le premier Scipion). Cf. Tite-Live : « Multas gentes populôsque in Hispania prius, deinde in Africa in Hdem suam venisse (commemoravit) : in omnibus se majora clementiœ benignitati.sque, quam virtutis bellicre monimenta reliquisse. » (XXXVII, VI, 752.)
P. 237, 1. 14. Qu'il a laissé aus eiiemis). LL, ibid : u Lquidem pulsis Hispania Carthaginiensibus, nullum locum in tota provincia, nullos homines credebam