‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 407 sur 449 · LIVRE m, CHAPITIU- [X · texte numérisé non relu

LIVRE m, CHAPITIU- [X

P. 274, 1. 5. Ego illos iicnci'or). «Je vénère ces grands hommes et toujours je m'incline devant de tels noms. » (Sénèque, ép. 64.)

P. 274, 1. 15. C'est la ville mctropoUlctine). Rapprocher le Journal de voyage : « Il se voit autant ou plus d'étrangiers à Venise (car l'affluance d'étrangiers qui se voit en France, ne vient pouint à cete compareson), mais de resseans et domiciliés beaucoup moins. Le menu peuple ne s'eftarouche non plus de notre foçon de vetemans, ou Espaignole ou Tudesque, que de la leur propre, et ne voit on guiere de belitre qui ne nous demande Taumosne en nostre langue. » (P. 266.)

P. 274, 1. 21. Liuidandis). «Plus précieuse par ses ruines superbes.» (Sidoine Apollinaire, Canii., xxiii, 62.)

P. 274, 1. 22. Ul palam). « En sorte qu'il appert manifestement qu'ici, d'une manière très particulière la nature s'est plu dans son ouvrage. » (Pline, Hist. uat., III, V.)

P. 275, 1. 3. Oiuvilo qiiisqiii'). « Plus nous nous privons, plus les dieux nous accordent. Pauvre, je ne m'en range pas moins au parti de ceux qui ne désirent rien... A qui demande beaucoup, il manque toujours beaucoup. » (Horace, Odes, III, xvt, 2 1 et 42.)

P. 275, I. 9. Kihil supra). «Je ne demande rien de plus aux dieux. » Qd., ibid., II, xviii, 11.)

P. 275, 1. 14. Fortuiia'). «J'abandonne le reste à la fortune. » (Ovide, Mctain., II, 140.)

P. 275, 1. 25. Bona iaui). «Il ne peut rien naitre de bon, tant les germes sont corrompus. » (Tertullien. Apologétique.')

P. 276, I. 9. Non pas aixordccs, mais offertes). Ce n'est pas précisément ce qui apparaît par la lecture du Journal de voyage où il est parlé de la bulle de bourgeoisie octroyée à Montaigne le 13 mars 1581 : « Je recherchai pourtant, et amploiai tous mes cinq sans de nature pour obtenir le titre de Citoyen Romein, ne fut-ce que pour l'antien honur, et religieuse mémoire de son authorité. J'y trouvai de la difficulté; toutefois je la surmontai, n'y ayant amploïé nulle faveur, voire ny la sciance sulemant d'aucun François. L'authorité du Pape y fut amploïée, par

le moïen de Philippo Musotti, son Maggior-domo, qui m'avoit pris en singulière amitié, et s'y pena fort; et m'en fut dépêché lettres 3" Id. Martii 1581, qui me furent randues le 5 d'Avril très autantiques, en la mesme forme et faveur de paroles que les avoir eues le Seigneur Jacomo Buon-Compagno, duc de Sora, fils du Pape. C'est un titre vein; tant y a que j'ai receu beaucoup de plesir de l'avoir obtenu. » (P. 266.)

P. 276, 1. 24. Ouod Horatius Maxiuius). « Sur le rapport fait au Sénat par Orazio Massimi, Marzo Cecio, Alessandro Muti, Conservateurs de la ville de Rome, touchant le droit de cité romaine à accorder à l'illustrissime Michel de Montaigne, chevalier de l'ordre de Saint-Michel et gentilhomme ordinaire du Roi Très chrétien, le Sénat et le Peuple Romain a décrété :

« Considérant que par un antique usage, ceux-là » ont toujours été adoptés parmi nous avec ardeur et » empressement qui, distingués en vertu et en no- » blesse, avaient servi et honoré grandement notre » République ou pouvaient le faire un jour; Nous, » pleins de respect pour l'exemple et l'autorité de nos » ancêtres, nous croj'ons devoir imiter et conserver » cette belle coutume. A ces causes, l'illustrissime » Michel de Montaigne, chevalier de l'ordre de Saint- » Michel et gentilhomme ordinaire de la chambre )' du Roi Très chrétien, fort zélé pour le nom Romain, » étant, par le rang, par l'éclat de sa famille et par ses » qualités per.sonnelles, très digne d'être admis au » droit de cité romaine par le suprême jugement et » les suffrages du Sénat et du Peuple Romain, il a plu » au Sénat et au Peuple Romain que l'illustrissime » Michel de Montaigne, orné de tous les genres de » mérite et très cher à ce noble peuple, fût inscrit » comme citoyen Romain, tant pour lui que pour » sa postérité, et appelé à jouir de tous les honneurs » et avantages réservés à ceux qui sont nés citoyens » et patriciens de Rome ou le sont devenus au meil- » leur titre. En quoi le Sénat et le Peuple Romain » pense qu'il accorde moins un droit qu'il ne paie » une dette, et que c'est moins un service qu'il rend » qu'un service qu'il reçoit de celui qui, en acceptant » ce droit de cité, honore et illustre la cité même.

ESSAIS DE MONTAIGNE

» Les Conservateurs ont fait transcrire ce sénatus- » consulte par les secrétaires du Sénat et du Peuple » Romain, pour être déposé dans les archives du » Capitole, et en ont fait dresser cet acte muni du » sceau ordinaire de la ville. L'an de la fondation de » Rome 233 1 et de la naissance de Jésus-Christ 1 581, » le 13 de mars. »

» Orazio Fosco,

» Secrétaire du Sacré Sénat et du Peuple Romain.

» Vincente Martoli,

» Secrétaire du Sacré Sénat et du Peuple Romain. »

P. 278, 1. 4. Un coinmandemenl paradoxe). On peut rapprocher ce qu'écrit Plutarque à la fin du traité intitulé : « Que signifioit ce mot Ei. » « Au demeurant il semble que ce mot Eî est aucunement contraire à ce précepte, Cognoy toy toy mesme, & en quelque chose aussi accordant & convenable : car l'un est parole d'admiration et d'adoration envers Dieu, comme estant éternel, & tousjours en estre, & l'autre est un advertissement & un records à l'homme mortel de l'imbécillité & débilité de sa nature. » (xiii, f° 358 r°.)

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