‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 408 sur 449 · DE MESNAGER SA VOLONTE · texte numérisé non relu

DE MESNAGER SA VOLONTE

P. 279, 1. 9. le hriderois). Rapprocher III, ix, p. 235.

P. 279, 1. 16. Et ordone Platon). Dans les Lois : « Ego enim assentior mertC voluptatis merique doloris vitam fugiendam omnibus esse, et mediam quandam semper tenendam. » (VII, p. 793 ; édit. de 1 5 46, p. 826.)

P. 280, 1. 2. Ilsefautprester). Rapprocher Sénèque, Épîtres : « Rébus non me trado sed commode. » (Ep. 62, p. 147). L'épitre 62 de Sénèque tout entière mérite d'être rapprochée des sentiments égoïstes dont Montaigne fait ici profession.

P. 280, 1. 4. Je suis trop l-endre). Rapprocher III, VI, toute la fin du chapitre.

P. 280, 1. 5. Ftigax rcrnm). «Ennemi des affaires et né pour la sécurité du loisir. » (Ovide, Tristes, III, II, 9.)

P. 280, 1. 26. Chex, eux). Pour la même image, rapprocher la Théologie naturelle de Raymond Sebond, traduction Montaigne : « Qu'il commence donc à se cognoistre S03— mesme & sa nature, s'il veut vérifier quelque chose de soy. Mais il est hors de soy, eslogne de soy d'une extrême distance, absent de sa maison propre qu'il ne vid onques, ignorant sa valeur, mescognoissant soy-mesme, s'eschangeant pour chose de néant, pour une courte joye, pour un léger plaisir, pour un péché... Qu'il revienne à soy & r'entre chez soy : & pour ce faire, veu qu'il a oublié son domicile, il est nécessaire que par le moyen d'autres choses on le ramené & reconduise chez luy. » (I, p. 3.)

P. 281, 1. 3. In negotiis sunt). Montaigne traduit

ces mots après les avoir cités. (Sénèque, épitre 22.) Le texte est dans les éditions du temps : « Nec in negotiis erit, negotii causa. »

P. 281, 1. 5. Ce n'est pas). Rapprocher Sénèque, Épîtres : « Non ille ire vult, sed non potest stare» non aliter, quam in prœceps dejecta pondéra, quibus eundi finis est jacuisse. » (Ep. 94, p. 228.)

P. 281, 1. 10. Personne ne distribue). Toute cette période est empruntée de Sénèque, De Brevitate : « Nemo invenitur qui pecuniam suam dividere velit, vitam unusquisque quàm multis distribuit. Astricti sunt in continendo patrimonio, simul ad temporis jacturam ventum est, profusissimi in eo, cujus unius honesta avaricia est. » (m, p. 397.)

P. 281, 1. 22. hicedis per ignés). «Tu marches sur un feu couvert d'une cendre perfide. » (Horace, Odes, II, I, 7-)

P. 281, 1. 24. Estant esbignê). Il était aux bains della Villa près de Lucques. Son élection eut lieu le I" août 1581. Voici comment il en parle dans le Journal de voyage : « Quella istessa mattina mi diedero nelle mani per la via di Roma lettere del signor du Tausin scritte a Bordea al 2 d'Agosto, per le quali m'avvisa ch'il giorno innanzi, d'un publico consentimento io era suto creato Governatore di quella città : e mi confortava d'accettare questo carico per l'amor di quella Patria. » (P. 437-)

P. 281, 1. 26. Le commandement du Roy). Nous avons encore la lettre de Henri III à ce sujet. Publiée par le docteur Payen, elle a pris place dans les éditions de Montaigne.

ESSAIS DE MONTAIGNE

P. 282, 1. 10. Uterquc kmiis). « L'un et l'autre également bons administrateurs et braves guerriers. » (Virgile, Èih'ide, XI, 658.) Le texte de \'irgile est :

« ... quas...

» ... pacisque bonas belliqiie ministras. »

P. 282, 1. 12. Alexandre dcsdcignaj.Y o\r Plutarque, Les trois formes de gouvernement (au début, f" 504 r°); Sénèque, De beneficiis, I, xiii; Dudé, Préface de l'Institution du prince, etc. Mais aucun de ces textes ne mentionne Bacchus, et Plutarque substitue les Mégariens aux Corinthiens. J'ignore la source de Montaigne.

P. 282, 1. 27. // me soiiiienoit). C'est le i" août 1554 que le père de Montaigne, Pierre Eyquem, fut élu pour deux ans maire de Bordeaux. Au sujet de cette mairie, voir Paul Bonnefon, Montaigne, i'imnme et l'nuvre, p. 23. \oir aussi Pierre Harlé, Registre du clerc de ville de Bordeaux (Bordeaux, Gounouilhou, 19 12).

P. 283, 1. 19. hnperiti enim). «Ce sont des ignorants qui jugent, et il faut souvent les tromper, pour les empêcher de tomber dans l'erreur. » (Quintilien, Inst. orat., II, xvii.)

P. 283, 1. 24. Pour dresser un bois). Cf. Plutarque, Comment on pourra discerner h flatteur d'avec l'aniy : « Il y en a qui pour se justifier de n'estre point superstitieux deviennent atheistes, & pour ne sembler & estre tenus pour lourdaults, se rendent fins & malicieux, faisant des meurs comme d'un bois courbé d'un costé, à faulte de le sçavoir bien redresser, ils le courbent de l'autre. » (xxiii, f° 50 v°.) La même image se retrouve ' dans l'ouvrage de Castiglione, // Cortegiano (IV, xl).

P. 284, 1. 16. Qui sihi amiciis est). « Sachez que quand on est ami de soi-même on est ami de tout le monde. » (Sénèque, ép. 6.) Le texte de Sénèque est, dans l'édition de Baie 1557, ainsi que dans les autres éditions du XYi"^ siècle : « Quaeris inquit, quid profecerim ? Amicus esse mihi coepi. Multum profecit qui nunquam erit .solus. Scito liunc amicus omnibus esse. »

P. 284, 1. 26. No)i ipse). « Tout prêt moi-même à mourir pour mes chers amis et pour ma patrie. » (Horace, Odes, IV, ix, 51.)

P. 285, 1. 4. Car le corps). Rapprocher Plutarque, Du hannisseiiient : « Car le corps est aggravé seulement par la pesanteur du fardeau qu'on luy charge, mais l'âme bien souvent d'elle mesme adjouste la pesanteur aux affaires. » (i, f" 124 v°.)

P. 285, 1. 15. De la largeur d'une ongle). Expression latine «non latum unguem». La même expression se retrouve dans la traduction de la Cité de Dieu, revue par Jentian Hervé (éd. de 1570, XI, xi, 322), où elle traduit les mots latins ci-dessus indiqués.

P. 285, 1. 16. Me doncr a autruy). Rapprocher Sénèque, Epitres : « Cum me amicis dedi, non tamen mihi abduco. » (Ep. 62, 1. 147.)

P. 285, 1. 17. Cette aspreté). Id., De ira : « Omnis fere cupiditas ipsa sibi in id, in quod propcrat, opponitur. » (I, xii, 311.)

P. 285, 1. 22. Maie cuncta uiinistrat). « La passion est toujours un mauvais guide. » (Stace, Thébaïde, X, 704). Citation prise dans les Politiques de Juste Lipse, III, VI.

P. 286, 1. 3. La philosophie veut). Cf. Sénèque, De ira, I, xv, xvi. Voir aussi le début de l'essai II,

P. 28e, 1. 10. Festinalio tarda est). «La précipitation est une cause de retard. » (Quinte-Curce. IX, IX, 12.) Le texte de Quinte-Curce est : « Sed in tumultu festinatio quoque tarda est. »

P. 286, I. II. Ipsa se uclocitas). «La précipitation s'entrave elle-même. » (Sénèque, ép. 44.) Le texte est : «Ipsa illos velocitas implicat. » (P. 126.)

P. 28e, 1. 18. Lequel inaistre). Probablement le roi de Navarre, depuis Henri W.

P. 287, 1. 14. Apres que les sages). Cf. Sénèque, Épi très : « Si ad naturam vives nunquam eris pauper; si ad opinionem, nunquam dives. Exiguum natura desiderat, opinio immensum » etc. (Ep. lé, p. 99.)

P. 287, 1. 18. Ceux desquels). Id., ibid. : « Naturalia desideria finira sunt : ex falsa opinione nascentia, ubi dcsinant, non habent... Cum voles scire quod petes utrum naturalem habeat an caecam cupiditatem, considéra, num possit alicubi consistere : si longe progresse semper aliquid longius restât, scito id naturale non esse.» (Ep. 16, p. 99.)

P. 287, 1. 19. La pauureté des biens). Ces termes

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