‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 415 sur 449 · XVIII · texte numérisé non relu

XVIII

P. 317, 1. 29. Ce que ie dis.) De semblables réserves étaient nécessaires au xvi= siècle dans un pareil sujet. Wier ne s'exprime pas avec moins de précautions : « J'aj' adjousté ce qu'il me sembloit que Ion devoit observer en la punition des sorcières séduites par le Diable, comme estans tourmentées de la maladie nommée melancholique, et non hérétiques, lesquelles n'ont pas l'esprit troublé mais opiniastre... Que les magistrats et les jurisconsultes ne pensent que je leur vueille imposer la loi en cecy : car je proteste devant Dieu que ce n'a point esté mon intention. Mais au contraire je m'offre et submets que par charité cette mienne entreprise soit seulement esplûchee et considérée d'un œil pur et ouvert de l'esprit par les plus prudens et gens de bien, plustost que par ceux qui seront studieux de dépendre par affection et sans aucune considération une opinion enracinée depuis longtemps. » Il est peut-être juste d'ajouter que chez Montaigne au moins il n'y a pas simplement là une question de précautions à prendre, mais encore une prudence intellectuelle et un sentiment de la réserve que doit s'imposer un sujet du roi de France qui sont tout à fait conformes à son caractère.

P. 318, 1. 3. le ne pleuuie). Rapprocher essai II, x,

P. 318, 1. 6. Nec vie pudet). « Et je n'ai pas honte comme ces gens-là d'avouer que j'ignore ce que j'ignore. » (Cicéron, Tusc, I, xxv.)

P. 318, 1. 25. ap'.î-a -/cas; cioîl). Cf. Érasme, Adages : « Sive ut alias legitur h/n, id est, Optimè claudus virum agit. Dici solitum ubi quispiam suam

sortem, vel parum egregiam, anteponit alienœ tametsi prsstantiori. Ab Amazonum apophthegmate natrim aiunt, tradunt morem Amazonibus fuisse quondam, ut pueros masculos detorta tibia coxdve claudos efficerent. Porro quum bellum esset illis adversus Scythas, atque illi eas conarentur illicere ut ad sese desciscerent, dicentes futurum ut posthac non cum claudis ac mutilis, sed cum integris viris rem haberent, Antianira Amazonum dux respondit ad hune modum, à'pwTa /w/.iç cîiîï. (C/;/7., II, cent. 9, adag. 49.) \o\ï aussi le scholiaste de Théocrite sur ridylle IV, V, 62.

P. 319, 1. 5. La philosophie ancienne). Cf. Aristote, Problèmes, section X, prob. 26.

P. 319, 1. 28. En la comparaison). Paragon dell' Italia alla Francia : « I nobili Francesi in universal, hanno le garbe assai sottili rispetto al rimanente del corpo : ma di cio per avventura la cagione non si deve riferire alla qualità del cielo, nia alla maniera del esercizio; per cio che cavalcando quasi continuamente, esercitano poco le parti inferiori, si che la natura non vi trasmette molto di nodrimento... {Rime e Prose del sig. Torquato Tasso, éd. de Ferrare 1585, p. II.)

P. 320, 1. 4. Suétone tire). Dans la Vie de Caligiila : « Forma; (Germanici) minus congruebat gracilitas crurum, sed ea quoque paulatim repleta assiduâ equi vectatlone post cibum. » (m.)

P. 320, 1. 7. Le soulier de Theramenei). Cf. Plutarque, Lustrnction pour ceulx qui manient affaires d'estat : « C'est là principalement, où il fault chausser le brodequin de Theramenes qui servoit à l'un & à l'autre pied, & parler à toutes les deux parties sans se joindre ny aux uns ny aux autres. » (xxviii, f" 177 v°.) ^'oir aussi Érasme, Adages :

« Cothurno veisatilior. »

Eùjj.=Ta5:À(L>-:îç:; -/.cOipvcj, id e.st, Versatilior cothurno, dictum est in hominem parum constantem, lubricàque fide, quive incerta; & ancipitis esset factionis : slmilitudine ducta a calciamento quod Grasci y.îOîpvsv, Latini mutata literula cothurnum vocant : quo mos erat uti tragœdiarum actoribus. Erat autem

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