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Chapitre XII

DE LA PHISION'OMIE.

P. 322, 1. 15. // n'a jamais en la bouche). Cf. Platon, Banquet : « Asinos... fabrosque x-rarios, & sutores calceorum, coriariôsque semper habet in ore, eadémque semper dicere de eisdem videtur, ut omnes ferè qui minus experti peritive sint, verba iilius irrideant. » (XXXVII, p. 221; éd. de 1546, p. 439.)

P. 323, 1. 7. Seruare vwditm). «Régler ses actions, observer le devoir, suivre la nature.» (Lucain, II, 381, parlant de Caton.) Le texte est celui de toutes les éditions contemporaines.

P. 323, 1. 9. Toiiioiirs vn & pareil). Yo'iT un jugement analogue chez Cicéron, De officiis. (I, xxvi.) Outre les sources ordinaires où Montaigne puise sa connaissance de Socrate, peut-être y a-t-il lieu de mentionner ici quelques vagues réminiscences du De Irauqiiillilate de Sénèque (V, 11, m).

P. 323, 1. 16. Ccltiiy-cx ralle à terre). Rapprocher essai II, xi, p. 125, 1. 14.

P. 324, 1. 5. C'est hiy gui ramena). Cicéron développe la même idée dans les Académiques (I, iv).

P. 324, 1. 8. Plaider deiiant ses juges). Plutarque, dans la Consolation à Apollonius, commente les opinions de Socrate sur la mort et cite une partie de son Apologie comme Montaigne va le faire ici.

P. 324, 1. 15. On nous dresse à l'emprunt!. Rapprocher essai I, xxv, 177.

P. 324, 1. 23. Vt omnium rcrum). « Xous ne mettons pas plus de modération dans l'étude des lettres que dans tout le reste. » (Sénèque, ép. 106.) Citation prise dans les Politiques de Juste Lipse. I, x. Toutes les éditions du xvr siècle écrivent quemadmodum au

lieu de ut qui est le texte à la fois de Montaigne et de Juste Lipse.

P. 324, 1. 24. Et Tacitus). Dans la Vie d'Agricola : « Ni prudentia matris incensum ac flagrantem animum coercuisset. » (iv.) Ce souvenir est sans doute suggéré à Montaigne par les Politiques de Juste Lipse où on lit, dans le chapitre même qui a fourni la citation précédente : « Imitare igitur Agricolam : qui studio scientix flagrantem animum coërcuit, tenuitque, quod est diflîcillimum, ex sapientiâ modum. » (I, X.)

P. 525, 1. 19. Paiicis opus est). « Il ne faut guère de lettres à former une àme saine. » (Sénèque, ép. 106.) Le texte de Sénèque est : « Paucis opus est ad mentem bonam uti litteris. »

P. 325, 1. 25. Auant qu'auoir ueu les Tusculaues). Il faut se rappeler qu'à l'époque où Montaigne écrivait ceci après 1588, il a étudié de très près les Tusculaues et leur a fait de nombreux emprunts. Il en a fait beaucoup en particulier à la première Tusculane qui traite de la peur de la mort.

P. 326, 1. 15. Oux magis gustata). «Ce qui plaît au goût plus qu'à l'estomac. » (Cicéron, Tusc, V, v.)

P. 326, 1. 16. Vhi non ingcnii). «Lorsqu'il s'agit de l'âme et non de l'esprit. » (Sénèque, ép. 75.) Le texte de Sénèque est : « alix' artes ad ingenium tota; pertinent. Hic animi negotium agitur. »

P. 327, 1. 1. Maguusauimus). «Une grande àme s'exprime avec plus de calme et de sérénité. » (Sénèque, ép. 115.) Montaigne substitue non est à non potcst esse.

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