LIVRE III, CHAPITRE XII
neque sancta esse puto... Protecto si pcrgerem persuadere vobis, precandoque flectere cum juraveritis, docerem utique vos non putare deos esse, ac rêvera dum pro me defensionem paro, meipsum intérim accusarem quasi deos nequaquam existimantem. Sed multum abest ut ita se ras habeat : existimo namque esse deos... magis quam quisquam meorum accusatorum, ac vobis deôque permitto de me judicare, ut & mihi & vobis sit conducturum... » (xxiii et xxiv, pp. 34, -y6; éd. de 154e, p. 477.)
P. 345, 1. 17. Lt's gens de bien). Id., ihid. : « Vos quoque... bene de morte sperare debetis, idque unum cogitare verum esse, viro videlicet bono nihil mali accidere posse neque viventi neque defuncto, neque res illius a diis negligi... » (xxxiii, p. 41; éd.
P. 345, 1. 22. Ce grand orateur Lysias). Cf. Diogène Laërce : « Pbilosophus... cum illi Lysias quani pro eo scripserat, apologiam recitasset : Bona, inquit, & prieclara est oratio Lysire, mihi tamen minus congruit. Erat eiiim illa judiciali instituto vicinior, quàm ut philosopho convenire videretur. Percontanti Lysia;, cur si bona esset, non sibi congrueret oratio : Nonne inquit, & indumenta & calciamenta speciosa esse possent, neque tamen mihi convenire? (II, XL et XLi, p. 121.) Voir aussi Cicéron, De oral., I, LIV.)
P. 546, 1. I. Une tenur). Cf. Sénèque, Epllres : «Ténor vits per omnia consonans. » (Ep. 31.)
P. 346, 1. 8. Les Athéniens). Cf. Plutarque, De l'envie & de la haine : « Les Athéniens eurent en telle haine & abomination les malheureux, qui par calomnie feirent mourir Socrates, qu'ils ne leur daignoient pas allumer du feu, nj' leur respondre quand ils leur demandoient quelque chose, ny se laver aux estuves quand & eulx, ains commandoient aux serviteurs qui versoient l'eau de jetter toute celle où ils s'estoient lavez, comme estans pollue & contaminée, de peur d'avoir rien commun avec eulx, jusques à tant que ne pouvans plus supporter celle grande haine publique qu'on leur portoit, ils se pendirent et estranglerent eulx-mesmes. » (m, 1. 108 v".)
P. 347, 1. 3. Sic rertim suinma). «Ainsi se renouvelle l'universalité des choses. » (Lucrèce, II, 74.)
P. 347, 1. 4). Mille animas tina). « Mille vies naissent d'une mort. » (Ovide, Fastes, I, 380.)
P. 347, 1. lé. Il est Inen plus aisé). Voir la même pensée dans l'e.ssai III, 11, p. 187, 1. 29.
P. 548, \. i. le m'en charge de plus fort). En etfet après 1588 Montaigne a multiplié démesurément les citations et les emprunts. Au sujet des emprunts de Montaigne, rapprocher ce qu'il en dit encore au début de l'essai I, xxvi, dans l'essai II, x, p. loi, 1. 3, et dans l'essai III, ix, p. 228.
P. 348, 1. 17. Que Socrates exagite). Dans YEuthydemiis.
P. 348, 1. 25. r« président se vantait). Sur l'abus des citations anciennes, dan.s l'éloquence judiciaire de la fin du wi' siècle, on peut voir Estienne Pasquier, lettre à Monsieur Loisel (au MI' tome de sa correspondance).
P. 350, 1. 6. l'eus parlé plus tost). Montaigne semble avoir commencé à écrire vers l'âge de trenteneuf ans.
P. 350, 1. 9. Telle faneur gratieuse). Montaigne fait sans doute allusion aux sentiments que la lecture des Essais inspira à Mademoiselle de Gournay.
P. 351, 1. 8. Jpsi aninii). «Il importe beaucoup à l'âme d'être dans un corps disposé de telle ou telle façon; car plusieurs qualités corporelles contribuent à aiguiser l'esprit, et plusieurs autres à l'émousser. » (Cicéron, Tusc. Ouaest., I, xxxiii.)
P. 352, 1. 3. Disait de la siene). Cf. Cicéron, Tusc. Quacst., IV, xxxvii; Defato, v.
P. 352, 1. 8. fe ne puis). Montaigne a souligné dans son Quinte Curce divers passages qui ont trait à la beauté corporelle et à son importance dans le commerce des hommes : voir en particulier Quinte Curce, VII, ix, 19. (Cf. Revue d'histoire littéraire de la France 1918, p. 603, annotation 92; voir aussi l'annotation 89.)
P. 352, 1. 8. // l'appelloit). Cf. Diogène Laërce, Vie d'Aristote : « Plerique Diogenem ita statuisse assenant (pulchritudinem), ipsum autem donum formae dixisse : Socratem verô modici temporis tyrannidem. » (V, p. 302.)
P. 352, 1. 8. Et Platon). Id., ibid. : « ... Plalonem naturas privilegium. » (V, p. 302.)
ESSAIS DE MONTAIGNE
P. 352, 1. 12. Phrym' perdcit). Cf. Quintilien, Institution oratoire, II, xv, qui est probablement la source de Montaigne; — Sextus Empiricus adversus Mathematicos, II, lxv; — Athénée, au contraire (XIII), fait honneur de ce stratagème à l'avocat lui-même, l'orateur Hypéride.
P. 352, 1. 18. Vn niesme mot). Kx'i.zz v.x';x<i::.
P. 352, I. 21. Oiif Platon dict). Dans le Gorgias : « Arbitror equidem te cantilenam illam qu.'e circum in conviviis canitur audivisse, in qua cantores ita connumerant : Optimam rem esse omnium prosperam esse valetudinem. Secundo egregiam formam. Tertio divitias. » (vu, p. 452; éd. de 1346, p. 339.)
P. 352, 1. 23. Aristote dict). Dans les Politiques, I, III.
P. 353, 1. I. A celiiy qui lii\ deniandoil). Cf. Diogène Laëfce, Vie d'Arislole : « Percontanti cur honesta forma pn-estantibus diutius congredimur, cceci, inqult, hujusce interrogatio est. » (V, xx, p. 303.)
P. 355, 1. 2. Oiiiddixi). « Qu'ai- je dit, j'ai? C'est j'ai eu que je devais dire, Chrêmes! » (Térence, Heaut., I, I, 42.)
P. 355, 1. 3. Hi-ii tantiiiii). « Hélas! vous ne vovez plus en moi qu'un squelette décharné. » (Pseudo- Gallus ou Maximiarius, I, 238.)
P. 357, 1. 10. Vnc autrefois). Une lettre de Montaigne, datée du 16 février 1588, nous fait connaître une mésaventure analogue qui lui advint lors d'un voyage à Paris. Il écrit au maréchal de Matignon que des ligueurs l'ont surpris dans la forêt de Villebois et qu'ils ont pillé son bagage. « La tempête est tombée sur moi, qui avois mon argent en ma boîte; je n'en ai rien recouvert, et la plupart de mes papiers et hardes leur sont demeurés. » On a pensé que c'est à cette aventure de février 1588 que Montaigne fait ici allusion (Cf. Paul Bonnefon, Montaigne, l'homme et l'œuvre, p. 428); mais les divergences
qui séparent ces deux récits rendent une pareille hypothèse tout à fait incertaine.
P. 357, 1. 23. Tiinc animis opus). «C'est alors qu'il te fallut du courage, Enée, alors qu'il te fallut un cœur ferme. » (Mrgile, bn., \\, 261.) Montaigne substitue tune à niiuc.
P. 358, 1. 4. lain prece Pollucis). «Ayant déjà imploré Castor et Pollux. » (Catulle, lxvi, 65.)
P. 359, 1. II. Ft magis peccari). «Je voudrais qu'on n'eût pas commis de fautes; mais je n'ai pas le courage de punir celles qui sont commises. » (Tite-Live, XXIX, xxi.) Tite-Live écrit : « Natura quibusdam insitum esse ut magis peccari nolint quam... »
P. 359, 1. 12. On reprocliûit). Cf. Diogène Laërce, Vie d' Aristote : « Cùm sibi probro daretur, quôd flagitioso hom.ini misericorditer tulisset opem, non, inquit, mores miscratus sum, sed hominem. » (V, xvii, p. 301.)
P. 359, 1. 19. // ne scanroit estre bon). Cf. Plutarque. De l'emne et de la haine : « On recite que Charillus... Roy de Lacedsmone, estoit homme fort doux & débonnaire : dequoy quelques uns le louans, son compagnon en la royauté leur respondit. Et comment seroit il bon, quand il n'est pas mauvais aux meschants? » (m, f° io8 r°.)
P. 359, 1. 21. Diuersement & contrairement), ^'oir essai II, xxxii, p. 528, 1. 6.
P. 359, 1. 22. Il faut bien). Cf. Plutarque, Vie de Lxcurgue : « [Charillus] estoit homme de bonne & doulce nature, comme tesmoigne ce que Archelaus, qui estoit au mesme temps l'autre Roy de Lacedaïmone, respondit à quelques uns qui en sa présence le louoient, disans que c'estoit une bonne personne : Et comment ne seroit il bon, dit il, quand il ne sçauroit estre mauvais non pas aus meschans mesmes ? » (iv, f° 29 r°.)