‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 423 sur 449 · LIVRE III, CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE XIII

P. 376, 1. 10. Ce qu'il me faut Jiixr). Rapprocher l'essai III, vin, p. 175, 1. 5.

P. 376, 1. 15. Sed neqite). «Mais il serait impossible d'en énumérer toutes les espèces et d'en dire tous les noms. » (Virgile, Géorg., II, 103.)

P. 376, 1. 24. Sola sapienlia). «Il n'v a que la sagesse qui soit tout entière enfermée en elle-mcmc. > fCicéron, De fin., III, vu.)

P. 377, I. r. le troiiiie mal-aisé). Rapprocher l'essai II, i, tout entier. Voir spécialement p. 2.

P- 377) 1- S- ^" '"J '''' Macédoine Perseus). Cf. Tite-Live : « NuUi fortun<-c adhœretat animus per omnia gênera vit;e errans, uti nec sihi, nec aliis, quinam homo esset satis constaret. « (XLI, xx, 877.)

P. 377, 1. 21. Platon ordone). Dans le Gorgias : « Censeo... in eo qui alicujus probaturus sit animam, utrum illa quidem recte instituta sit, nécne tria potissimum requiri, quas in te sunt omnia : scientiam primo : deinde opinionem, prudentis scilicet atque benevoli : tertio audaciam. » (xlii, p. 487; éd. de 1546,

P. 377, 1. 26. Diitn iiielior). « Quand un sang meilleur me donnait des forces et quand la vieillesse n'avait pas encore blanchi mes deux tempes. » (Virgile, En., V, 415.)

P. 378, 1. 12. Ce serait vn office). L'idée de cet office vient de l'antiquité. L'empereur Titus demande à Apollonius des enseignements politiques; celui-ci propose un de ses disciples qui se tiendra toujours auprès de l'empereur et lui parlera avec une entière franchise; Titus accepte. L'anecdote a été reprise au XVI' siècle par Bouaystuau dans l'Histoire de Chclidonius (prologue du translateur). — Machiavel, dans le chapitre xxni du Prince, propose que le prince fasse choix de quelques hommes sages et leur donne la liberté entière de lui dire toute la vérité lorsqu'il les interrogera. Il doit du reste les consulter sur toute question, écouter leurs avis, leur témoigner par sa conduite qu'ils lui agréent d'autant plus qu'ils parlent avec plus de franchise.

P. 378, 1. 23. Qtwd sit). « Qui voulût être ce qu'il est, et qui ne désirât rien de plus. » (Martial, X, XLVii, 12.) Montaigne change la personne des verbes.

P. 379, 1. 18. Rude & perilletis essay). Rapprocher Tacite, Histoires : « Nam suadere principi quod oporteat, multi labores. » (I, xv, p. 340.)

P. 379, 1. 27. Tiherc disait). Id., Annales : « Solitûsque eludere medicorum artes, atque eos qui post tricesimum c-etatis annum ad internoscenda corpori suo utilia vel noxia, alieni consilii indigerent. » (V'I, XLVi, p. 176.) Voir aussi Suétone, Fie de Tibère, xxviii, et Plutarque, Préceptes de santé, xxiii.

P. 380, 1. I. Apris de Sacrâtes). Cf. Xénophon, Mémorables : « Monebat item suos auditores, ut magnam haberent valetudinis curam... Qui enim ipsum se ita observaret, difficile medicum quempiam repertunmi, cui ea sint magis cognita. » (IV, vu, 9.)

P. 380, 1. 7. Platon auoit raison). Dans la République : « Medici quidem suflîcientissimi évadèrent, si ab ineunte œtatc ultra discendœ artis studium inter plurimos corpore maie affectos conversarentur, ipsique omni morborum génère laborarent, naturaque imbecilla essent. » (UI, p. 408; édition de 1546,

P. 380, 1. 2 1. Tandem efficaci). « Entin, je salue une science qui se traduit par des résultats. » (Horace, Épcd., XVII, I.) Horace écrit jam jaiii, que Montaigne remplace par tandem.

P. 381, 1. I. Qu'ils vendent des drogues). Rapprocher Plutarque, Connnent on pourra apparcevoir que l'on amende en l'exercice de la vertu : « Il ne faut non plus estimer que ces manières de gens là facent actes de philosophes, que ceulx qui vendent les drogues médicinales & les simples, facent actes de médecins. » (viii, f" 115 v°.)

P. 381, 1. 22. Fous faites malade vn Aleman). Dans le Journal de voyage on lit cette phrase écrite pendant le séjour de Montaigne en Allemagne : « On n'a à son avis (selon l'avis de Montaigne : c'est son valet qui écrit) à se plaindre que du coucher pour les homes délicats; mais qui porteroit un materas qu'ils ne connoissent pas là, et un pavillon dans ses coffres, il n'y trouveroit rien à dire. « (P. 105.)

P. 381, 1. 27. A Auguste). A Augsbourg (Augusta ^'indelicol■um)• Montaigne passa par cette \ille en allant en Italie dans le mois d'octobre 1580 {Journal de voyage, p. 118). Il ne parle point dans son Journal

ESSAIS DE MONTAIGNE

de cet entretien avec un Allemand sur les poêles et les cheminées.

P. 381, 1. 2^. A condamner leurs poyks). Qi. Journal de voyage : « Nous nous applicames incontinant à la chaleur de leurs poiles, et est nul des nostres qui s'en offençat. Car depuis qu'on a avalé une certene odeur d'air qui vous frappe en entrant, le demurant c'est une chaleur douce et eguale. M. de Montaigne, qui couchoit dans un poile, s'en louoit fort, & de santir toute la nuict une tiédeur d'air plaisante et modérée. Au moins on ne s'y brusle ny le visage ny les botes, et est on quitte des fumées de France. Aussi là où nous prenons nos robes de chambre chaudes et fourrées entrant au logis, eus au rebours se mettent en pourpoint, et se tiennent la teste descouverte au poile; et s'habillent chaudement pour se remettre à l'air. » (P. 92.)

P. 382, 1. II. En Seneqiie). Dans ses Epiires : « Quœdam nostra demum prodisse memoria scimus ut... impressos parietibus tubos, per quos circumfunderetur calor, qui ima simul & summa foveret aequaliter. » (Ep. 90, p. 214.)

P. 382, 1. 18. Si disait Encuus). Cf. Plutarque, Questions platoniques : « Evenus souloit dire que le feu estoit la meillei!ne saulce du monde. » (VIII, {" 54e r".)

P. 383, 1. 19. Ce que dict Aris'ote). Cf. Diogènc Laërce, Vie de Pyrrhon : « Andron item Argivus, ut ait Aristoteles, per arida Liby;e loca absque potu, iter agebat. » (IX, lxxxi, p. 631.)

P. 383, 1. 20. Vu gentil-homme). Il s'agit du marquis de Pisany, Jean de Vivonne, qui a été ambassadeur en Espagne, de 1572 à 1583, puis à Rome. (D'après une note d'Antoine de Laval, citée par Courbet dans la notice biographique de son édition de Montaigne, p. 153.) Sur ce personnage on peut consulter Guy de Brémond d'Ars, Jean de Vivonne, sa vie et ses ambassades, Paris, 1884.

P. 384, 1. 3. JE/ Seneque). Dans l'épître 56, Sénèque énumère tous les bruits qui l'assaillent dans .son cabinet d'étude placé à proximité d'un établissement de bains, et il déclare n'être pas incommodé : « Jam me sic ad omnia ista duravi, ut audire vel pausarium possim, voce acerbissima remigibus modos dantem.

Animum enim cogo sibi intentum esse, nec avocari ad externa. Omnia licet foris resonent, dum intus nihil tumultus sit, dum inter se non rixentur cupiditas & timor, dum avaritia luxuriaque non dissideant, nec altéra alteram vexet. » (P. 139.)

P. 384, 1. 9. Socrates respondoit). Cf. Diogène Laërce, Vie de Socrate : « Dicenti Alcibiadi non esse tolerabilem Xanthippen adeô morosam, Atqui ait, ego ita hisce jampridem assuetus sum, ac si jugiler sonum trochlearum audiani. » (II, xxxvi, p. 119.)

P. 384, 1. 15. Seneque en sa iunesse). « Abstinere animalibus cx'pi & anno peracto non tantum facilis erat mihi consuetudo, sed dulcis... Quasris quomodo desierim ? In Tiberii Cœsaris principatum juventae tempus inciderat, alienigenarum sacra movebantur. Sed inter argumenta superstitionis ponebatur, quorundam animalium abstinentia. Pâtre itaque mec rogante..., ad pristinam consuetudinem rediit. » (Ep. 108, p. 261.)

P. 384, 1. 18. Il print qiiàd et quand). Id., ilnd. : « Laudare solebat Attalus culcitram quœ resisteret corpori. Tali utor etiam senex in qua vestigium apparere non possit. » (Ep. 108, p. 262.)

P. 385, 1. 8. Disent les sages). Cf. Plutarque, Dif bannissement ou de l'exil). « Ce beau précepte des Pythagoriens seroit bien sage & bien utile à prattiquer en cest endroict, Choisy la voye qui est la meilleure, Faccoustumance te la rendra aggreable & plaisante. » (vu, f" 126 r°.)

P. 385, 1. 18. Ad prinium lapidem). «Veut-il faire une promenade jusqu'à la première borne milliaire, l'heure du départ est prise dans son livre d'astrologie; si pour se l'être frotté, il sent de la démangeaison au coin de l'œil, point de remède avant d'avoir consulté son horoscope. » (Juvénal, vi, 57e.) Dans les éditions du xvi= siècle que j'ai consultées, on lit possit au lieu de qnaerit.

P. 385, 1. 21. Il se reiettera). Montaigne avait déjà exposé ces idées dans l'essai I, xxvi, et, en 1580, lors de son voyage, elles avaient été censurées à Rome. (Cf. Journal de voyage, p. 250.)

P. 385, 1. 29. Comme disoit Philopa-men). Cf. Plutarque, Vie de Philopœmen : « Là où il fault que gens de guerre soient faicts et accoustumés à toute

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