LIVRE III, CHAPITRE XIII
bonum vel maluui portendere videatur explanct. » (P. 71; éd. de 1546, p. 724.)
P. 40e, 1. 9. Sinon les wenidUeities cxperiances). Cf. Cicéron, De diviiialuvie : « Est apud Platoiiem Socrates, quum esset in custodia publica, dicens Critoni suo familiari, sibi post tertium diem esse moriendum, vidisse se in souiniis pulcliritudine eximia fleminam, qus se nomine appcllans, diceret Homericum quendam ejusmodi versum,
Tertium te Plitliix' tempestas Ixta locabit.
Quod Ut est dictum, sic scribitur contigisse. Xenophon Socraticus (qui vir & quantus in ea militia qua cum C3T0 minore peifunctus est !) sua scribit somnia, quorum eventus mirabiles extiterunt... Quid singulari vir ingenio Aristoteles & penè divino, ipséne errât, an alios vult errore ? quum scribit Eudemum Cyprium. » (I, xxv; t. IV, 249.)
P. 406, 1. 10. I^s histoires disent). Cf. Hérodote : « Et dit-on qu'ils [les Atlantes] ne mangent jamais cbose qui reçoyve mort, & ne songent jamais. » (IV, 184; t. I, f 308 v°.)
P. 406, 1. 13. Car Pylhagoras). Cf. Cicéron, De divinatione : « Pytliagoras, 6\' Plato locupletissimi authores, quo in somnis certiora videamus, prœparatos quodam cuitu atque victu proficisci ad dormiendum jubent. » (II, lviii; t. IV, 280.)
P. 40e, 1. 17. Theon Je philosophe). Cf. Diogène Laërce, Vie de Pyrrhon : « Theon autem Titiioreus Stoicus dormiens in somnis ambulabat, Periclisque servus in summo tecto. » (IX, lxxxii, 632.)
P. 406, 1. 22. L'opinion de Faiiorinus). Cf. Aulu- Gelle, Nuits attiqiies, XV, viii. Montaigne prête à Favorinus l'opinion que, cliez Auiu-Gellc, ce philosophe critique : «Verba... Pliavorini... hxc sunt : Praefecti popin;e, atque luxuriœ negant cœnam lautam esse, nisi cùm libentissimè edis, tum auferatur, & alia esca melior atque amplior succenturietur. Is nunc flos cœnœ habeatur inter istos, quibus sumptus & fastidium pro facetiis procedit : Qui negant uliam avem, prêter ficedulam, totam comesse oportcre : CiEterarum avium atque altitium, nisi tantum apponatur, ut à cluniculis inferiori parte saturi fiant, convivium putant inopia sordere. »
P. 407, 1. 17. Per qiur hixiiria). «Par lesquelles le luxe voudrait échapper à l'ennui des richesses. » (Sénèque, ép. 18.) Le texte de Sénèque porte : «per quod luxuria... »
P. 407, 1. 20. Si niodica cœnare). « Si tu ne sais pas te contenter d'un légume servi dans un modeste plat pour ton dîner. » (Horace, Épitres, I, v, 2.)
P. 407, 1. 22. C'est tousioiirs vice). Rapprocher ce que Montaigne a dit ci-dessus, p. 385 et suivantes.
P. 408, 1. I. F« pauvre village). D'après une tradition qu'aucun texte n'autorise, c'est au village de Papessus que Montaigne aurait été mis en nourrice.
P. 408, 1. 3. Magna pars). «C'est une grande partie de la liberté qu'un ventre bien réglé. » (Sénèque, ép. 123.)
P. 408, 1. 20. La l'clle humeur de Cijehnis). Cf. Plutarque, Fie -d' Agis et de Clconiènes (x, f° 535 1° et suivants).
P. 408, 1. 29. Apres l'exemple de Flaminiiis). Id., Fie de Flaminius : « Et pource qu'il estoit convoiteux de gloire & d'honneur sur tout choses, quand il se presentoit quelque bel & grand exploit à faire, il le vouloit luymesme faire sans qu'autre v meist !a main : & se trouvoit plus vouluntiers avec ceulx qui avoient besoin de son aide que avec ceulx, qui luy pouvoient aider & bien faire : pourautant qu'il estimoit les uns matière d'exercer sa vertu, & les autres ses compétiteurs au prochas d'honneur & de gloire. » (I, fo 258 ro.)
P. 409, 1. 2. A celity de Pyrrhus). Id., Fiede Pyrrhus : « Il estoit homme qui scavoit fort bien s'humilier envers les grands, dont il pouvoir tirer du profit, & s'insinuer en leur bonne grâce, comme aussi estoit il grand mcspriseur de ceulx qui estoient au dessoubs de luy. » (i, f" 270 r°.)
P. 409, 1. 4. Les longues tables). En passant à Baie, Montaigne écrit dans son Journal de voyage : « Les moindres repas sont de trois ou quatre heures pour la longueur de ces services; et à la vérité ils mangent aussi beaucoup moins hâtivement que nous et plus seinement. » (P. 83.)
P. 409, 1. 7. Sur la forme d'Auguste). Cf. Suétone, Fie d'Auguste : « Convivia nonnunquam et serius inibat, et maturius relinquebat cum conviv^e et
ESSAIS DE MONTAIGNE
cœnare inciperent priusquam ille di.scumberet, et permanerent digresso eo. » (lxxi.)
P. 410, \. 1. le les ayiuc peu mites). A Bâle, Montaigne trouve qu'ails assechissent un peu trop leur \4ande ». (^Journal de voyage, p. 83.)
P. 410, 1. 7. Bonnes iiisqiies à l'excelliiicc). Dans le Journal de voyage, Montaigne se plaint d'une violente rage de dents qui le surprit aux bains de Lucques. Il est probable qu'il n'y était pas sujet. « La notte, e la mattina del Lunedi 4, fui crudelmente travagliato di dolor di denti : e continuai a dubitare non fusse qualche dente guasto. Masticava mastice la niattina senza pro veruno. Della alterazione che mi menava questo cocentissimo niale, ne seguiva ancora la stitichezza del corpo. Per la quale non ardi\a ripigliare il beveraggio del bagno : et in questo modo faceva pochissima cura. In su l'ora di desinare, c tre, o quattro ore dopo desinare, mi diede pace. Sulle venti mi si attaccô con tanta furia alla testa, et ambedue le guancie, ch' io non mi poteva reggere in piedi. Per la acutezza del dolore mi veniva voglia di vomitare. Era quando tutto in sudore, quando raffredato. Questo sentire, che m'assalisse d'ogni lato, mi dava a credere, che non fosse il maie causato del vizio d' un dente. Perché in questo ch' il lato manco fusse assai più tormentato, nondimeno ambedue le tempie, e il mémo, e fino aile spalle, et alla gola, d' ogni verso sentiva aile volte grandissimo dolore : si che trapassai la più crudele notte ch' io mi ricorda avère mai passata. Era veramente rabbia, e furoie. » (P. 434.)
P. 410, 1. 24. Solon). Cf. Hérodote : « De sa part j'assigne à l'homme- des ans soixante & dix, pour l'accomplissement de sa vie. » (I, xxxii, f" 14 v°.)
P. 410, 1. 26. xpiz-i-/ [).i-zz-i). Voir Diogène Laërce : «Cette excellente médiocrité, si recommandée autrefois, et en particulier par Cléobule, un des sept sages de la Grèce. » (I, xciii.)
P. 411, 1. 3. Omuia qiiiv secundiini). a 'i'out ce qui arrive conformément à la nature doit être compté au nombre des biens. » (Cicéron, De SenecUilc, xix.)
P. -III, 1. 4. Dicl Platon). «Mors quam morbi li^ vuhiera intulerunt, violenta est atque molesta : qua; vero senio paulatim ad finem deducente naturalitcr surrepit, inter omnia mortis gênera levissima
est & cum voluptate potius quàm dolore contingit. » (P. 81; éd. de 1546, p. 728.)
P. 411, 1. 7. Vilain adolescent ihiis). «La vie est arrachée violemment aux jeunes gens. C'est la maturité qui termine celle des vieillards. » (Cicéron, De Senectiite, xix.)
P. 4t2, 1. 3. Mesler le poisson à la chair). Dans le Journal de voyage, Montaigne remarque à Insprug (Imisbruck) : « Partout où nous avons esté ils ont cete coutume de servir du poisson parmi la cher, mais non pourtant au contrere, aus jours de poisson, mesler de la cher, au moins à nous. » (P. 137.)
P. 412, 1. 6. Epicnrns iensnoit). Cf. Sénèque, ép. 18.
P. 412, 1. 16. Ce inanic Epicnrns). Id., ibid. : « Ante, inquit (Epicurus), circumspiciendum est, cum quibus edos et bibos, quam quid edas et bibas. » (Ép. 19.)
P. 412, 1. 17. Chilon). Cf. Plutarque, Le banquet des sept sages : « Il me semble que Chilon feit tressagement, lequel estant hier convié à ce festin ne voulut jamais promettre d'y venir que premièrement il ne sceust qui estoient les conviez, l'un après l'autre. « (m, i'" 151 r°.)
P. 413, 1. 7. Mes maux). Rapprocher essai I, xxxvi.
P. 413, 1. 30. Les limites d'Auguste). Cf. Suétone, fie d'Auguste, lxxvii.
P. 414, 1. I. La reigle de Democritus). Cf. Érasme, Adages : « Idem (Plinius) scribit ad hune modum, Numerum quoque Quaternarium Democritus condito volumine, & quare quaterni cyathi, sextariive non essent potandi. Hue nimirum allusii Horatius libro Odarum tertio. » (II, m, i.)
P. 414, 1. 3. Les pet i s verres). A Florence, Montaigne remarque dans son Journal de voyage : « Le vice des AUemans de se servir de verres grans outre mesure, est icv au rebours de les avoir extraordinairemant petits. » (P. 194.)
P. 414, 1. 8. On mesie cehiy). Rapprocher Guillaume Bouchet, Sérées : « Vinum lymphatum, cito potatum, gignit lepram. Alors se trouva un de nostre serée, qui accorda bien qu'il estoit bon à ceux qui mcttoyent de l'eau en leur vin, de l'avoir meslée long temps avant que de boire. » (I, i, 18.)