‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 435 sur 449 · I, LXIII · texte numérisé non relu

I, LXIII

P. 125, 1. II. Fn compte). On trouve un récit analogue chez Jean Wier qui a pu suggérer à Montaigne ce remède. Il serait très hasardeux toutefois de l'assurer : tous deux ont fon bien pu imaginer séparément le même procédé. « J'ay souvenance, dit-il, d'avoir ouï jurer à un gentilhomme qu'il estoit lié et ensorcelé tellement qu'il ne pouvoit avoir compagnie de femme : en quoy je lui voulus aider, taschant, par divers arguments, de lui arracher cette imagination. Or, vovant que je ne gagnais rien, je fis semblant d'estre de son avis, et le confirmai en montrant le livre de Cleopatra, De la beauté des femmes, et y lisois une recette contenant que l'homme lié serait guéri s'il faisait un unguent d'œuf de corbeau meslé avec de l'huile de navette, et qu'il s'en frottât tout le corps. Lui, ayant entendu cela, se confiant aux paroles du livre, fit l'expérience de l'unguent et recouvra l'envie d'habiter avec les femmes. » Texte cité par M. H. Gelin, dans un article sur les noueries d'aiguillettes en Poitou. (Rn-iie des Etudes rabelaisiennes.^

P. 127, 1. ^ le suis eneiiii). Rapprocher l'essai I, XXIII, p. 139, 1. 25.

P. 130, 1. 8. Les escnielles). La scrofule passait pour être surtout fréquente en Espagne. On sait d'autre part que d'après une croyance populaire le Roi de France avait le pouvoir de guérir cette maladie; en 1609, Dulaurens, médecin d'Henri IV, écrira son De inirabili strutnas sanandi vi, salis Gallix regibns

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