‹ Les Essais de Michel de MontaigneChapitre 438 sur 449 · LIVRE I, CHAPITRES XXVI A XXXI · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRES XXVI A XXXI

Virgillio Bracesco vint de Milan à la cour de Henri II. (\'oir Cesare Negri, Gratie d'Ainor; et Prunières, Le Ballet de cour en France. 19 13, p. 52.)

P. 198, 1. 4. Visite des pays esirangers). Rapprocher l'apologie des voyages dans l'essai III, ix.

P. 2X1, 1. 21. Vn enfant en est capable). Cette idée, développée avec tant d'insistance par Montaigne, se retrouve chez Erasme, dans la préface des Colloques.

P. 214, 1. 16. Et cruauté). Dans la note ci-dessus (p. 81), lire : Cf. les mêmes idées dans l'essai II, VIII, p. 75, 1. i.

P. 221, 1. 25. Le jand'on). On retrouve ce sophisme plaisant chez Noël Du Fail : « Bœuf salé fait bien boire; bien boire passe la soif; ergo bœuf salé passe la soif. » (^Œuvres, tome II, p. 20.)

P. 226, 1. 4. C'est à la fin de 1554 que, succédant à Peletier, Buchanan devint précepteur de Cossé- Brissac. Il semble être resté en fonction jusqu'en 1560.

P. 228, I. 13. Quasi toute nostre noblesse). Sur le mépris que, à la fin du xvi' siècle, la noblesse avait souvent encore pour les livres, cf. une lettre d'Agrippa d'Aubigné dans les œuvres de cet auteur, éd. Réaume, t. I, p. 480.

P. 233, 1. II. La volonté de Dieu). Rapprocher l'essai II, xxxii, p. 283, I. 12.

P. 234, 1. 24. Que le conte de Foix). Evidemment, en marge de son Froissart, Montaigne avait à ce passage mis une annotation, car en marge de son Nicole Gilles (f° 107 v°), à l'occasion du fait allégué dans le même essai un peu plus bas (p. 234, 1. 27), il écrit : «Voyez à propos de tels contes mon Froissart, volume III, chapitre xvii. » (Cf. annotation 25, Rnuie d'histoire littéraire de la France, année 1909, p. 241.) Il est à remarquer d'ailleurs que dans d'autres annotations du Nicole Gilles, Montaigne manifeste moins de dédain qu'ici pour Froissart. Il renvoie souvent à cet auteur. Au tome II, f" 36, au sujet d'un récit de Nicole Gilles, il écrit : « Je ne sai d'où il prant st' histoëre, mais Froissart qui non seulement est meilleur et plus diliiant chroniqueur et étoët de ce tans la, mais ancore qui fut élevé et nourri aveq ste princesse de Galles, n'an dit rien...» (Annotationioi; cf. Rei'ue d'histoire littéraire de la France, année 1912, P- I33-)

P. 238, 1. 9. Desinit in pisceni). Lire : Horace, Art poétique, 4.

P. 239, 1. II. Les mémoires de La Boëtie sur l'édit de janvier ont été récemment retrouvés à la bibliothèque d'Aix par M. Paul Bonnefon qui les a publiés dans la Rame d'histoire littéraire de la France (année 1917).

P. 241, 1. 26. Keque eniin est dea). Lire : Citulle, Epigr., Lxviii, 17.

P. 252, 1. 17. Quent sempcr accrhnm). Dans la note ci-d€ssus (p. 91), lire : Virgile, Enéide, V, 49.

P. 260, 1. 3. Auec celles qui ont). Il est curieux de retrouver la même interdiction chez Paré (début du Traité des monstres') appuyée sur l'autorité de « Esdras le prophète », sur celle de « Moïse lévitique » et sur l'expérience des anciens.

P. 260, 1. 3. Zenobia). \ow en outre, de Cholières, Les Matinées, ouvrage qui venait de paraître. « Soyez au moins aussi sobre que ceste royne des Palmvréens, Zenobie, laquelle (au rapport de Jules Capitolin) n'eût permis à son mary qu'il luy donna double recharge, car, aiant receu les distillations de l'alambic marital, pour laisser rasseoir la matière, elle prenoit temps jusques au passage des rougets de sa lune... ». (IX" matinée.)

P. 264, TITRE. Pour l'originalité de cette idéalisation de la vie des sauvages et de l'état de nature, voir Gilbert Chinard, L'Exotisme américain dans la littérature française au xn' siècle, chap. v. On verra qu'en face d'une tradition qui ravale les sauvages jusqu'à en faire des animaux à peine supérieurs, une autre tradition, qui vient du moyen âge et qui a influencé certaines relations écrites au xvi"= siècle sur le Nouveau Monde, se plaît à projeter dans les paj's lointains les rêves d'innocence et de vertu qui s'épanouissent à la faveur de la satire sociale. Le thème est indiqué autour de Montaigne chez Jodelle et chez Ronsard. L'exemple de Tacite dans ses Mœurs des Germains a eu, je crois, plus d'influence sur Montaigne.

P. 265, 1. 3. Platon introduit Solon). Ainsi que l'a montré M. Gilbert Chinard, Montaigne suit ici non Gomara ni Thevct, mais Benzoni, dans la traduction de Chauveton. Benzoni s'inspire d'ailleurs de Gomara :

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