TOME PREMIER
P. 81. Quin ttiam,,. C'était jadis la coutume d'égayer les festins par le meurtre et d'y donner en spectacle des combats de gladiateurs ; ceaz-ci tombaient souvent parmi les coupes et inondaient de sang les tables du banquet. (Silius Italicds, XI, Si.)
83. Htu /... Hélas ! quelle part reste-t-il aux vieillards dans la vie? (Maximian., vtl Pseudo^GALun, l, 16.)
— Non pultus.,. Ni le visage cruel d'un tyran, ni l'Auster furieux qui bouleverse l'Adriatique, rien ne peut ébranler sa fermeté, non pas même Jupiter lançant ses foudres. (Horace, Od., III, ni, 3.)
84. In manicis,,. Je te tiendrai sous la garde la plus étroite, pieds et poings liés. — Un dieu, quand je voudrai, me délivrera. — Ce dieu, je pense, est la mort. La mort est le dernier terme des choses. (Id., Epi$i,, î, XVI, 76.)
— Inttr se... La vie est une propriété commune à tous les mortels ; c'est le flambeau qu'on se passe de main en main, comme aux courses sacrées. (Lucxicx, II, 75.)
85. Prima qu» vitam,,, La première heure de votre vie est une heure de moins que vous avez à vivre. (SiNÈqui, Hercul, fur,, acte III, 874.)
— NascenUs morimur,.. Naître, c'est commencer de mourir: notre fin se rattache déjà à notre naissance. (Maniuus, Astronom,, IV, 16.)
— Cur non ut plenus... Pourquoi ne pas sortir du banquet de la vie en convive rassasié ? (LucRicE> III, 95 1.)
— Curamplius... A quoi bon prolonger des jours dont on ne saurait pas faire un meilleur usage que par le passé ? (Id.^ III, 954.}
~* Versamur.., Nous tournons toujoun dans le même cercle. (Id., IXI^ 1093.)
— Atqut in se,,» Et l'année roule sur elle-même et reprend sesmêbes travaux. (Virg., Géorg., II, 40s.)
86. Nam tibi prxierta,.. Je ne puis rien imaginer, rien inventer de nouveau pour vous plaire : c'est toujoun la reproduction des mêmes choses. (Lucxicx, ÎUj 957.)
— Vous n'en rebattrez rien. — Rabattrez (1595].
— Ucet quod vis,.. Vivez autant de siècles que vous voudrez, la mort n'en restera pas moins éternelle. (LucuicE, III, iio3.) Lisez quoi, et non pas quod, comme porte la leçon de 1 588.
— In pera,.. Ignorez-vous qu'il ne vous survivra pas un autre vousmême qui, vivant, puisse vous pleurer mort et gémir debout sur votre cadavre? (LucaicE, III, 898.)
— Nec sibi,.. Alors, nous n^avons à nous inquiéter ni de nous ni de la vie, et il ne nous reste aucun regret de l'existence. (Id.^ III, 93a.)
— Multo mortem,., (Lucxics, III, 939.) La phrase qui précède le texte latin en est la traduction.
87. Respice enim,,. Considérez^ en efiTet, que les siècles déjà écoulés sont pour nous comme s'ils n'étaient pas. (LncâàcB, III^ 985.)
' — Omnia te, , , Les races futures vous suivront à leur tour. (Id.^ III, 98 1 .)
— Nam nox nuHa,,, Il n'est pas une seule nuit, il n'est pas an jour^
IV 3o
oà Ton n'entende, mêlés au vagitseneiitt dn nouyein-né, let cris de douleur poussés sutonr d'un cercueil. (Ujaàct, V, 579.)
P. 88. Foriis imaginaiio... Une forte imagination produit rérénement même. (SiidtQUK, EpUt,, 24.)