TOME DEUXIÈME
P. 129. Ou và/9... Car Dieu ne permet pas qu'un autre que lui t'enorgueillisse. (HÉRODOTE, VII, 10.)
i3i. Cum,,. Lorsqu'on contemple au-dessus de sa tète les immenses voûtes du monde et les astres brillants dont elles sont constellées, et qu'on vient à réfléchir sur les révolutions de la lune et du soleil. (Lucrèce, V, iao3.)
— Fada.,. Car toutes les actions et la vie des hommes dépendent des astres. (Mamil., III, 58.)
— Sptculataque... Elle reconnaît que ces astres si éloignés ont sur les hommes une influence secrète ; que des lois fixes règlent les mouvements périodiques de l'univers, et que le cours des destinées est déterminé par des signes certains. (Id., I, 60.)
— Quantaque.. Que les plus grandes révolutions sont produites par ces mouvements insensibles, tant sont hautes ces lois qui commandent aux rois mêmes. (Id., I, 55, et IV, 93.)
i32. Furit.., L'un, furieux d'amour, traverse la mer et va renverser Troie ; l'autre est destiné par le sort à donner des lois ; ici, des enfants tuent leurs pères; là, des pères leurs enfants, ou ce sont des frères qui s'arment contre leurs frères et s'égorgent entre eux. Il n'en faut pas accuser les hommes ; le destin, plus fort, les entraîne et les force à se déchirer et à se punir ainsi de leurs propres mains. Tout cela devait arriver ; ains l'a voulu le destin. (Id., IV, 79, 118.)
134. Et mutx,,. Et les animaux domestiques et les bêtes féroces font entendre des cris différents, selon que la crainte, la douleur ou la joie les agite, (LucaiCE, V, io58.)
-— Non alla.,. C'est pour cette raison que nous voyons les enfants suppléer par des gestes à la voix qui leur manque. (Id., V, 1029.)
— E'I silentio... Le silence même a son langage : il prie et se fait entendre. {Aminta dtl Tasso, atto II, nel choro, 34.)
i35. Hc5... A ces signes et à cette police admirable, des sages ont jugé que les abeilles renfermaient une parcelle de la divine intelligence et avaient une âme. (Virg., Giorg., IV, 219.)
iSy. Tant... Semblable au nautonier que la tempête a jeté sur le rivage, l'enfant gît à terre, nu, sans parole, privé de tous les secours de la vie, au moment où la nature vient de l'arracher avec effort du sein maternel pour le produire à la lumière. Il remplit l'air de ses vagissements, et il a raison, tant de maux l'attendent à son passage dans la vie ! Au contraire, les animaux domestiques et les bêtes féroces croissent sans peine ; ils n'ont pas besoin de hochets, ni des caresses et du langage enfantin d'une nourrice ; ils ne changent pas de vêtements avec les saisons; enfin, il ne leur faut ni armes ni hautes murailles pour se mettre en sûreté, puisque la nature a pourvu largement à tous leurs besoins. (Lucrèce, V, 3 2 3.)
i38. Sentit.,, Chacun sent sa force et ses besoins. (Id., V, io32.)
139. Et tellus... A l'origine, la terre produisait d'elle-même et fournissait à l'homme les riches moissons et le vin joyeux, les fruits mûrs et
les gras pâturages. Aujourd'hui, à peine accorde-t-elle ses richesses i notre travail ; nous en sommes réduits à épuiser nos bœufs et les forces du laboureur. (Lucrèce, II» ii^v*)
P. i'4o. Comment ne parleraient elletf — Elles (les bétes nommées i la fin de la page 1 39).
— Co$L.» Ainsi, dans une noire fourmilière, on voit des fourmis s*aborder, peut-être chacune pour épier les desseins et la fortune de Tautre. (Dante, nel Purg,, c. XXVI, 34.)
141. Varistque... Diven oiseaux changent de voix selon les différents temps; il en est même à qui une nouvelle saison inspire un nouveau ramage. (LucticE, 10774 1080, io8a.)
— Indupedita.., Tout porte les chaînes de la fatalité. (Id., V, 874.] 14s. Res.,. Chaque chose a son organisation propre, et toutes conservent les différences que la nature a mises entre elles. (Id., Y, 921.)
144. Ure.,, Brûle-moi la tête, si tu veux, ou traverse-moi le corps d*un glaive, ou déchire-moi le dos i coups de fouet. . (Tibulle, I, ix, 21.)
145. Serpente,.. La cigogne nourrit ses petits de serpents et de lézards trouvés dans les lieux sauvages, et Taigle, ministre de Jupiter, chasse dans les forêts le lièvre et le chevreuil. (Juv., XIV, 74 et 81.)
146. Les pous.., Montaigne fait allusion à la maladie pédiculaire dont mourut Sylla.
— Qu'elles le sçavent. — Elles (les bêtes).
i53. Siquidem... Leurs ancêtres (les ancêtres des éléphants) avaient été employés dans les combats par le carthaginois Annibal, par nos généraux romains et par le roi d*Epire ; ils transportaient sur leur dos des cohortes ou servaient de cavalerie. (Juv., XII, 107.)
154. Nomen... Chacun a son nom et arrive à la voix du maître qui l'appelle. (Martial, IV, 29.)
1S9. More... Vers de Lucrèce, IV, 1261, dont Montaigne a donné le sens avant de les citer.
— Nom mulier.,. (Id., IV, 1266.) Même observation.
— Jusetic, Lisez « justice ».
161. Neque... Il n'est pas besoin, pour la volupté, de la fille d'un consul. (HoR., Sa/., I, 11, 69.)
162. Nec... La génisse se livre sans honte à son père, et la cavale au cheval dont elle est née; le bouc s'unit aux chèvres qu'il a engendrées, et l'oiseau féconde l'oiseau à qui il a donné l'être. (Oyide^ Métam,, X, 325.)
i63. Quando.., Quand un lion plus fort a-t-il arraché la vie à un lion plus faible? Dans quel' bois jamais un sanglier a-t-il expiré sous les défenses d'un autre sanglier? (Juv., XV, 160.)
164. Sxpe.,. Souvent entre deux rois (nous dirions reines aujourd'hui) il s'élève dans une ruche de sanglantes querelles; nous laissons k penser dès lors la fureur guerrière dont le peuple est animé. (Virg.^ Giorg., IV, 67.)