‹ Les Essais de Montaigne: réimprimés sur l'édition originale de 1588, avecChapitre 235 sur 270 · TOME DEUXIÈME îSç · texte numérisé non relu

TOME DEUXIÈME îSç

P. a3 1. Ttmo.,. Le timon et les roues étaient d'or, et les rayons d'argent. (Otidb, Mitam., II, 107.)

— Mundus.., Le monde est un ëdiflce immense entouré de dnq zones et traversé obliquement par une bordare enrichie de douze signes rayonnants d*étoiles, arec le char de la lune et ses deux coursien. (Yen de VAaaoN, rapportés par Valérius Probns dans ses notes sur la sixième églogue de Virgile.)

a 3 3. Que... Ce qui maîtrise la mer, ce qui règle les saisons; si les astres ont leur mouTement propre ou obéissent à une force étrangère ; pourquoi le disque de la lune croît et décroît régulièrement; enfin comment l'harmonie générale résulte de la discorde de toutes choses. (Hoa., Epitt,, I, XII, 16.)

— Mail comme une imprestion spirituelle face une telle faucée dam un tubject mazaif et solide. C'est-à-dire : « Mais comment une impression spirituelle peut arriver à une pareille intensité d'action dans un sujet corporel >.

2 38. Ignoratur.,, On ne connaît pas la nature de l'âme: nalt-elle avec le corps, ou, au contraire, y est-elle introduite au moment de la naissance? périt-elle avec lui, ou va-t-elle visiter les sombres abîmes? enfin, passe-t-elle, par l'ordre des dieux, dans le corps des animaux? (LucaicE, I, II 3.)

a 39. Sanguineam,,. Il vomit une âme de sang. (Viac, ^n., IV.)

— Igneus.,, Les âmes ont la vigueur du feu et une céleste origine. (Id., Mn., VI, 730*)

— Habitum,.. Une certaine habitude vitale du corps que les Grecs appellent harmonie. (LucaàcE, III, 100.)

340. Ut.., Comme lorsqu'on dit que la santé appartient au corps, sans que pour cela elle fasse partie de Thomme en santé. (Id.^ III, 10 3.)

— Hic,.. Car c'est U qu'on se sent palpiter de crainte et de terreur, là qu'on éprouve les douces émotions de la joie. (Id., III, 14a.)

344. Cxtera... L'autre partie de l'âme, répandue par tout le corps, est assujettie et obéit aux ordres suprêmes de Tintelligence. (Id., III, 144.)

— Deum... (ViRO., Giorg.^ IV, aai). Voyez la traduction en vers de Delille.

— Instillata. . . Ton père t'a inculqué sa vertu : les forts engendrent les forts. (Le premier ven doit être de Montaigne ; le deuxième est d'Ho- RACE, Od., IV, IV, 29.

345. Denique... Enfin, pourquoi la violence suit-elle la race des lions, la ruse celle des renards, la Âiite et la peur celle des cerfs, si ce n'est que l'âme a son germe propre et se développe en même temps que le corps? (LucrIcx, III, 741 et 746.)

345. Si in corpus... Si l'âme s'insinue dans le corps à la naissance, pourquoi ne noas souvenons-nous pas du passé? pourquoi ne conservonsnous aucune trace de nos actions antérieures? (Id., III, 671.)

246. Nam,.. Car, si le changement est si grand que l'âme ne con-

Mnr« mciin toaTenir de m qo'«U« a fait» ion eut, ce me lemble» rapproche beaucoup de celui de la mort. (Locaici, III, 674.)

P. S47. Gigid.,, Nous sentons qu'elle natt avec le corps» qu'elle croh et Tieillit avec lui. (lo.» III, 446.)

148. Meiilcm... Nous voyons l'esprit se traiter comme un corps malade et pouvoir être guéri par la médecine. (Id., III, 509.)

— Corportam.,, Il faut bien que l'âme soit corporelle, puisqu'elle est sensible aux impreuions du corps. (Id., III, 176.)

— VU,.. L'âme est troublée, bouleversée, brisée par la force de ce poison. (Id., III, 498.)

249. Fil... Le mal, en se répandant dans les membres, trouble l'âme par sa violence, tout ainsi que la force du vent soulève la mer en vagues écumantes. (Id., III, 49 1«)

— BiorbU,.. Souvent, dans les maladies du corps, l'âme s'égare et se répand en discours sans suite; d'autres fois, une pesante léthargie la plonge comme dans un étemel sommeil ; les jeux se ferment, la tète s'abat. (ID.> m, 464.)

aSo. Qtdppe.*. C'est folie d'unir le mortel à l'immortel, de les croire d'intelligence et en communauté de fonctions. Qjie doit-on, en effet, imaginer de plus diven, de plus disjoint et de plus opposé que ces deux substances, l'une périssable et l'antre indestructible, que vous prétendez réunir pour les exposer ensemble aux plus terribles désastres? (Id., IU, 801.)

— SimuL.. Elle s'affaisse avec lui sous le poids de l'âge. (Id., III,

— Non alio... De la même manière que les pieds peuvent être malades sans que la tête éprouve aucune douleur. (Id., III, m.)

aS3. iHnique... Il est ridicule de supposer que les âmes se trouvent là toutes prêtes au moment précis de l'accouplement des bêtes ou de leur naissance, et que, substances immortelles, elles s'empressent en foule autour d'un corps mortel et se disputent entre elles à qui y sera introduite la première. (Id., III, 777.)

a 5 5. Et moj, je secours... D'après sa déclaration, Montaigne serait né après dix mois. Mais, en matière de gestation, rien de moins certain que la supputation du temps.

2 56. Foui pour qui... Nous avons déjà dit que cette i&po/o^ie (fe Stbond était probablement adressée à Marguerite de France, reine de Navarre.

357. Chi... Qui trop se subtilise se pulvérise. (PârnARQUi, chant XI.)

a 60. Ut... Comme la cire de l'Hjmette s'amollit au soleil, et, pétrie sous le pouce, prend mille formes et devient plus maniable par l'usage. (Ovidi, Métam., X, 184.)

a6i. Muldhtr.,, Si Vulcain était contra Troie, Troie avait pour elle Apollon. (Id., TrUt., I, 11, 5.)

s65. Fosttrior... La dernière est toujours la meilleure et nous détonne des anciennes. (Luciàci, V, 141 3.)

a66. Toict... L'homme change avec chaque jour qne lut départit

Page 1