TOME DEUXIÈME
Japiter. (Vers de CidbiON, tradatts de VOdyuée d^Homère et conservés par S. Angostin, De Cw. Dei, V, 8.)
P. 168. Qui»... Et qoi ne me sonde nullement de savoir qnel roi fait tont trembler sous l'Ourse glacée , ou de quoi s'inquiète le roi d'Arménie Tiridate. (Hoa.» Od,, I, xxvi, 3.)
169. Velut.,, Comme une frêle barque surprise en pleine mer par un vent furieux. (Catulu, Epigr,, XXV, la.)
172. Qualis,,. Ainsi la mer, par un double mouvement, tantôt se précipite vers la côte, couvre les rochers d'écume et se répand au loin sur le rivage ; tantôt, retournant sur elle-même et entraînant dans son reflux les cailloux qu'elle avait apportés, elle fuit, et, abaissant ses eaux, laisse la plage à découvert. (Vixg., ^n., XI, 624.)
373. Qjulqu'un t'api$a.~^CUanth€s U Samien, ou, Hhn Thtophraste, Nicetas, Sjracûûen, s'adptsa (i595).
374. Sic... Ainsi le temps change le prix des choses: l'objet qui était en faveur tombe dans le mépris, tandis que celui qui était méprisé revient en faveur à son tour ; on le désire chaque jour davantage ; il est admiré, vanté; le voilà hon de comparaison. (Lucùce, V, 1175.)
376. Deux ligna,,. C'est ce qu'on nomme des asymptotes en géométrie.
277. Nom,,, Car ce dont on^ sert présentement parait supérieur à tout le reste. (LucaxcB, V, 141 1.)
280. Voyez, au sujet des récits merveilleux que Montaigne rapporte sur le nouveau monde, VHistoirt dt la conquête du Mexique par Antonio SoUs.
281. Qjdd,,, La raison sait-elle ce qu'elle doit craindre ou désirer? Quand jamais a-t-on conçu quoi que ce soit dont on n'ait pas eu à se repentir plus tard, au cas même où les faits ont répondu à la conception ? (Juv. , Sai. y X, 4.)
282. Conjugiutn... Nous demandons une épouse et nous en voulons des enfants, mais il n'y a que Dieu qui sache quels seront ces enfants et quelle sera cette épouse. (Id. , Sa/., X, 352.)
— Attonitus,.. Étonné d'un mal si nouveau, riche et indigent à la fois, il voudrait fuir ses richesses et prend en horreur l'objet de ses vœux. (Ovide, Mitam,, XI, 128.)
— - Virga,,, Ta verge et ton bâton m'ont consolé 1 {P$aUn,, XXII, 4.)
283. Si consiUum.., Si tu veux un conseil, abandonne aux dieux le soin de ce qui te convient et de ce qui t'est le plus utile : l'homme leur est plus cher que tu ne peux l'être à toi-même. (Juv. , Sat., X, 346.)
— Très,,, U me semble voir trois convives de goûts différents. Qut leur donner? que ne pas leur donner? Tu prives l'un de ce qu'il aime, et ce que tu offres aux deux autres leur déplah (Hoa. , Epist, , II, 11, 61.)
— Nil,,, Ne rien admirer, Numicius, est peut-être le seul moyen de faire et d'auurer son bonheur. (Id. , ibid,, I, vi, i.)
287. Gemef... On dit qu'il y a des nations où la mère s'unit à son
fils et le père à sa fille, et où PAinour croit en raison de cette parenté. (Ov., Métam., X, 33i.)|
P. 288. Bellum,., O terre hospitalière ! tuportes la guerre : te scoursiers sont armés pour le combat, et c'est le combat qu'ils appellent. Cependant ces fiers animaux étaient attelés d'abord à des chars et avaient l'habitude de marcher fraternellement sous le joug ; tout espoir de paix n'est donc pas perdu. (Virg. , ^n,, III, SSç.)
389. Inde,,, Chaque pays hait les divinités des pays voisins, parce que chacun tient ses dieux pour les seuls véritables : d'où les fureurs aveugles de la foule. (Juv. , XV, 36.)
390. AreesUaus disait n'estre considérable en la paillardise dequeleosté on le fut. C'est-à-dire : « Quand on est paillard, il n'est pas plus repréhensible de l'être d'une façon que de l'autre, le mal étant le même de tous les c6tés. » *
391. Machus... Jadis mari d'Aufidie, Scévinus, te voilà devenu son amant, aujourd'hui qu'elle est la femme de celui qui était autrefois ton rival. Elle te déplaisait quand elle était à toi, pourquoi te plall-elle depuis qu'elle est à un autre ? Es-tu donc impuissant dès que tu n'as plus rien à craindre? (Martial, III, 70.)
— Nullm,,, Il n'est personne dans la ville, dCécitianus! qui ait voulu voir ta femme gratis lorsque ses approc|{es étaient libres ; mais, maintenant que tu la fais garder, les adorateurs abondent. Tu es un habile homme, (ID., I, 74.)
394. Via,,. Ce sont les voies par lesquelles l'évidence pénètre dans le sanctuaire de l'esprit humain. (LucRàcz, Y, 10 3.)
295. Invenies,., Vous reconnaîtrez que la notion du vrai nous vient primitivement par Les sens ; et le témoignage des sens est irrécusable, car quel guide plus fidèle que les sens? (Id., IY, 479, 483.)
296. An poterunt... L'ouïe pourra-t-elle rectifier la vue, ou le tact rectifier l'ouïe ? Le goût suppléera-t-il le tact^ ou celui-ci aura-t-il son équivalent dans l'odorat et la vue ? (Id. , IV, 487.)
— Seorsum,,, A chacun sa puissance, à chacun sa force propre. (lo., IV, 490.)
297. Qu'il est ou haut ou costii. Qu'il a tiré haut ou à c6té du but.
299. Quicquid,,, Vers de LucRàcE, V, 577, traduits par Montaigne.
— Nec, , . Et cependant nous ne convenons pas que les yeux se trompent. Il ne faut donc pas leur imputer les erreurs de l'esprit. (Id. , IV, 3 80,
3 00. Proinde.,, Les sens ne nous trompent jamais. Si la raison ne peut expliquer pourquoi ce qui est carré de près paraît rond de loin, il vaut encore mieux, a défaut de solution vraie, en donner une fausse de ce double phénomène, plutôt que de laisser échapper l'évidence de ses mains, plutôt que de mentir à sa foi première et de ruiner tous les fondements de crédibilité sur lesquels reposent notre conservation et notre vie : car les intérêts de la raison ne sont pas les seuls ici en jeu ; la vie elle-même ne se conserve qu'avec le secours des sens, c'est sur leur témoignage que