‹ Les Essais de Montaigne: réimprimés sur l'édition originale de 1588, avecChapitre 237 sur 270 · TOME DEUXIÈME · texte numérisé non relu

TOME DEUXIÈME

mons éTîtons les précipices et les autres choses nuisibles. (LucRici, IV, 5oo.)

P. 3oo. Exstanttsquc.Dei montagnes qui s'élèvent au-dessus de la mer nous paraissent de loin une même masse, quoique, en réalité, elles soient très distantes l'une de l'autre. Les collines et les champs semblent fuir Yers la poupe du vaisseau sur lequel nous naviguons. Si votre cheval s'arrête au milieu d'un fleuve, son corps vous paraît remonter obliquement le courant. (Id. , IV, $98, 390, 431.)

3oa. Au/crJmiir... Nous sommes séduits par la partiVe; l'or et les pierreries cachent des défauts : une jeune fille est la moindre partie de ce qui nous plaît en elle. Souvent on a peine à trouver ce qu'on aime parmi tant d'ornements: c'est sous cette égide opulente que l'amour trompe nos yeux. (Ovide, De Remed, amor., I, 343.)

— Cunctaqut,,, Il admire tout ce qu'il a d'admirable. L'insensé 1 il se désire lui-même, c'est lui-même qu'il approuve, lui-même qu'il convoite; il brûle de feux qu'il a lui-même allumés. (lo., Mitam., III, 424.)

303. Oicula,,. Il la couvre de baisers et s'imagine qu'elle y répond; il la saisit, il l'étreint, il croit sentir sous ses doigts le frisson de la chair et craint en la pressant de laisser une empreinte livide. (Id., Mitam., X, 256.)

304. Ct htau philosophe.,. Démocrite. Il n'est pas certain qu'il se soit crevé les yeux.

305. Et soltm,.. On voit deuxThèbes et le soleil double. (Viac, Mn,,

— Multimodis... Nous voyons la difformité et la laideur faire des caprices et recevoir des hommages. (LucticE, IV, i i5a.)

— > In rébus... Les choses, même les plus exposées à la vue, si nous n'y appliquons notre esprit, se perdent dans l'éloignement de la mémoire. (Id.> IV, 81 a.)

3 06. Tentaque.., Entre ces effets la différence est si grande que ce qui est nourriture aux uns est poison mortel aux autres : ainsi, le 'serpent, au contact de la salive humaine, dépérit et se dévore lui-même, (Id. i IV, 638.)

307. Lurida... Tout parait jaune à ceux qui ont la jaunisse. (lo., IV, 533.)

308. Bina... Les lampes ont double lumière, les hommes double corps et double visage. (Id., IV, 45 1.)

— Et vulgo... Ainsi font ces voiles jaunes, rouges et bruns, tendus dans nos théâtres et flottant à l'air le long des poteaux qui les soutiennent: leur éclat mobile se réfléchit sur les spectateurs et sur la scène ; les sénateurs, les femmes, les statues des dieux, tout se teint de leur lumière changeante. (Id.^ IV, 73.)

3 10. Vt... De même, la nourriture, distribuée par tout le corps, périt en changeant de nature. (Id., III, 70 3.)

3 11. Denique... Vers de LucaàcB, IV, 514, dont Montaigne a donné le sens avant de les citer.

P. 3 14. Mutai,,, Le temps change U face du monde : à an état tnccMe nécessairement un antre état ; rien n'est stable, tout se transfonne et la nature est en continuelle métamorphose. (Luciici, V, 8a6.)

3 16. Qu< fioitt tomttniom tt fondoiu, — Q^t nom soiisicjiom tt fondent (1S95).

-~ Toute la partie guillcmetée, pages 3 14 à 3 16, à Tezception des quatre vers de Lucrèce, est un passage, traduit par Amjot, du traité de Plutarque sur le mot 'e^

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