IV
— Et les nations que Pline dit. Liv. VI, c. 3o.
200. Tum... Semblable au nautonier que la tempête a jeté sur le rivage, Penfant gît à terre, nu, sans parole, privé de tous les secours de la vie, au moment oi!i la nature vient de l'arracher avec effort du sein maternel pour le produire à la lumière. Il remplit Tair de ses vagissements, et il a raison, tant de maux l'attendent à son passage dans la vie! Au contraire, les animaux domestiques et les bêtes féroces croissent sans peine ; ils n'ont pas besoin de hochets , ni des caresses et du langage enfantin d*une nourrice; ils ne changent pas de vêtements avec les saisons ; enfin, il ne leur faut ni armes ni hautes murailles pour se mettre en sûreté, puisque la nature a pourvu largement à tous leurs besoins. (Lucrèce,