DE LA DÉFEN5E NATIONALE
VOU5 hâterez la Victoire et vous aurez fait votre devoir envers la PATRIE ^
*^rS^r^^^
AFFICHE POUR LE 2^ EMPRUNT DE LA DÉFENSK NATIONALE PAR M. BERNARD NAUDIN
figures d'un grand caractère. M. Vorkopitch symbolisa sa patrie par une femme nue dans une tonalité claire à la Mucha.
La composition de M. Lévy-Dhurmer pour la Journée nationale
1. Autres affiches de M. Fouqueray : La Veillée des tombes (1916), L'Union des œuvres de guerre de la mairie du M« arrondissement : les Amis des Orphelins de la guerre (1917), Journées de V Armée d'Afrique et des troupes coloniales (1917). M. Fouqueray possède un beau tempérament artistique.
des tubercuLeux (1917) est d'une particulière suavité. Dans un champ de pêchers en fleurs, au milieu de ces pétales roses qui annoncent divinement le printemps, un pauvre soldat promène son visage émacié, et déjà son regard boit avidement les promesses d'un renouveau qui sera aussi le sien. Du même artiste avait paru, l'année précédente, une émouvante sanguine pour Le Foyer du Soldat aveugle, œuvre des plus touchantes parmi celles qui sollicitent la générosité publique.
M. Paul Renouard n'a pas craint, en sa verte vieillesse, d'abor-
JlOÎSAlËDEsTtlBtRCUlgUXJ
NCi E w S /Milita ires
AFFICHE POUR LA « JOURNEE NATIONAI, E DES TUBERCULEUX PAR M. LÉVY-DHURMER
dcr un genre qu'il n'avait jamais traité : il exécuta en lithographie, — sa première I — un placard pour Les Réformés iV" ? (1916). Il ne s'y montra pas inférieur à sa réputation. Pour la même œuvre, M. Marchand se contenta de dessiner un monogramme et d'en timbrer la gauche du texte; et cela suffit : l'affiche est excellente. Car la typographie, pour qui sait s'en servir, est un merveilleux élément de décor. L'Imprimerie Nationale a eu le bon esprit d'en donner deux autres exemples, avec les affiches et affichettes des deux Emprunts, qu'ornait un simple faisceau de licteur noué d'un ruban tricolore, dessiné par M. Bernard Naudin.
D'autres affiches encore chantèrent à nos yeux, conviant le pas-
sant à des œuvres méritoires. Jamais l'art ne fut moins l'art pour l'art; il fut l'art pour le bien. M. Roll, avec une touchante simplicité', montra une infirmière au chevet d'un malade, sur un fond bleu
UKPIifc LIMAI
ors AP^'rr^