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LA REPRÉSENTATION

British Muséum .

LA PERIODE D’OUTAMARO

Mushiyerabi, insectes choisis, 2 volumes, avec 15 doubles ieuilles et un titre, 1788 (reprod. dans Gonse, p. 265) ; avec un épilogue de son maître Sekiyen ; les contours ne sont pas noirs, mais de la couleur des objets représentés;

Siohi no tsuto, poèmes sur les coquillages, 8 doubles feuilles, de 1780-1790, commençant avec une promenade sur la plage, finissant avec une partie de Kaiawase (jeunes filles accroupies autour d’un cercle formé de coquillages) ;

Oiseaux étrangers, 10 feuilles (Collection Gonse);

A un livre de plus grand format appartient probablement un faucon sur un prunier en fleurs (Collection Gonse), et une grue près de son nid, sur une branche de pin (Collection Bing) ;

Sept feuilles avec des bouquets de fleurs appartiennent à un livre tiré en noir et blanc (Collection Gillot) ; 2 feuilles séparées (Collection Bing) : deux crabes près d’une plante marine ; une tige de chrysanthème et de la paille de riz. A une série appartiennent : i° deux caisses à fleurs ; 2° un crapaud avec une branche de lotus dans la bouche ; 30 une tortue avec une branche de lotus dans la bouche ; 40 une divinité tenant un vase de fleurs.

Livres érotiques :

Utamakura, le poème de l’oreiller, 1788; sur la première page, une déesse de la mer ; son plus bel ouvrage en ce genre ;

Yenipon hanafubuki, fleurs tombées, 3 vol., 1802.

Pour le reste, le lecteur peut en référer au Catalogue des œuvres d’Outamaro dans Kurth ( Outa maro ), qui se monte à 530 numéros contre 28$ dans Goncourt.

Encollaborationavec Shunyei, il publia une série de lutteurs, dans laquelle les couples de spectatrices sont faits par Outamaro. Goncourt (p. 186) cite trois ouvrages d’autres artistes (Hokusai, Toyokuni, etc.), dans lesquels Outamaro fit quelques feuilles séparées. Strange reproduit une femme à mi-corps et une autre femme sous les traits d’une poétesse célèbre. Fenollosa ( Outline )

reproduit une planche pas très caractéristique ; d’autres sont reproduites dans l’essai de Bing [Studio , 1 89 5 ).

L’élève d’Outamaro, Koikawa Shuntcho, épousa sa veuve, prit son nom et, sous celui-ci, continua l’œuvre de son maître, de 1808 à 1820, avec la même maison d’édition ; après 1820, il signa Kitagawa Tetsugoro (1).

Mais le seul réel successeur d’Outamaro fut, dit-on, Shikimaro, dont nous avons un ouvrage : Zen^ei tagu no kurabe (?), concours de femmes dans la fleur de leur beauté. Il n’était toutefois pas aussi raffiné qu’Outamaro, ni si délicat dans son coloris (Goncourt, p. 153) ; il est l’auteur d’une série de trois planches représentant chacune une oiran dans sa robe de promenade (Catalogue Hayashi, n° 944).

Les élèves d’Outamaro, Mitemaro etYukimaro, travaillèrent avec lui après 1785 aux livres jaunes; et Kikumaro, Hidemaro et Takimaro, ses autres élèves, au Yoshiwara depuis 1804.

Kikumaro, vers 1796, employa aussi le nom de Tsukimaro et mourut en 1829 ; un livre de lui parutàYedo en 1805 (Catalogue Hayashi, n° 1676). Strange nous donne une reproduction de lui (p. 44): une femme assise préparant le thé. D’autres reproductions sont données dans le Catalogue Hayashi (nos 936 et 938). Nous avons suivi ce Catalogue en mettant les deux noms au même artiste, tandis que dans la première édition ils paraissaient comme ceux de deux hommes différents (sur l’autorité d’Anderson, Catalogue, p. 36 3).

(1) Strange, p. 44; Kurth, (Jtamaro, p. 49.

Ees Estampes Japonaises.

Pl. 53. Pag. 188.

Sharaku (vers 1790). — L'homme a la pipe. Sharaku (vers 1790). — Deux acteurs.

Fond argenté. Gris, vert et brun, fond argenté.

Collection Ch. Houdard, Paris. Collection A. Rouart, Paris.

LA PERIODE D’OUTAMAR O

Le Catalogue Hayashi mentionne les autres élèves suivants d’Outamaro :

Isomaro (n° 945) ; Hiakusai Hisanobu (n° 954);

Chikanobu (n° 955) et Shintoku (n° 956). Kurth ( Outamaro , p. 146) suit Strange en y ajoutant Kyosai Chikamaro, qui paraît avoir travaillé dans la manière d’Hiroshige.

Les artistes suivants furent influencés par Outamaro : Bunro, peut-être un dérivé de Buncho (Catalogue Hayashi, n° 946) ; Hayami Shungiosai (Riukoku) (id. , n° 947), dont un livre est mentionné par Duret ; et Banki (/J., ^951).

Enfin, comme ayant un rapport immédiat avec ^ Outamaro, il nous faut mentionner Nagayoshi, Naga‘ un excellent et très rare artiste, qui travailla vers la fin du xvme siècle (1) ; il est habituellement ^p-*y°5hl appelé, à cause de la lecture chinoise de son nom,

Choki. Il fut, dit-on, le camarade d’Outamaro comme élève de Sekiyen, mais probablement influencé par Kiyonaga, de sorte qu’il n’est pas impossible qu’il ait été élève de ce dernier. Il signa d’abord Shiko, puis quelquefois, plus tard, Yeishoshai. Vers 1790, il arriva à son apogée et approcha si près d’Outamaro dans les types que ce dernier faisait alors qu’on les confond parfois ; ses figures de proportions élancées, mais toujours gracieuses, sont caractérisées par un raffinement particulier.

Il fit surtout des jolies femmes, en pied, à micorps et en buste, sur fonds micacés; et il est aussi remarquable par la beauté et le goût de son coloris. Comme preuve significative de ses

(1) Fenollosa, Catal., n° 3o3; Kurth, LJtamaro, p. 84 et suiv.

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rapports avec Sharaku, il y a une de ses estampes représentant une jeune fille avec un écran de feuille de palmier sur lequel est un portrait de Sharaku (Catalogue Hayashi, ^923). Plus tard, comme ses moyens diminuaient, il s’attacha à Yeishi.

Sa série intitulée Setro niwaka ^ ensei a^obi (Amusements des fleurs des maisons vertes), sur fond métallique, a une grande réputation; un livre illustré par lui parut à Yedo en 1795 (nouvelle édition en 1803 ; reprod. dans le Catalogue Hayashi, nos 925 et 931).

Toshusai Sharaku mérite une mention particulière parmi les graveurs de cette époque. C’est un artiste qui ne travailla, dit-on, que quelques années et produisit dans cette courte période un nombre considérable de portraits d’acteurs, en pied ou en buste, généralement en grand format, et d’un dessin très particulier, bizarre, mais infiniment délicat, et surtout d’une harmonie de tons tout à fait unique (1). Dans son appréciation de cet artiste, Fenollosa reste en opposition complète avec les collectionneurs français; il trouve, ainsi qu’ Anderson, que Sharaku dessina moins correctement que ses contemporains, le décrit comme vulgaire et répulsif et reconnaît dans ses types dégradés l’effet d’une atmosphère malsaine à laquelle Kiyonaga lui-même, si son activité avait été plus longue, n’aurait pas échappé. Si nous considérons combien cet artiste est complètement et magnifiquement représenté dans les

(1) Anderson, Catal., p. 345; Fenollosa, Catal., n° 357; Bing, Catalogue, n°3n.

Hokctsai (1760-1849). — Voyageurs.

Collection R. Wagner, Berlin.

Pl. 54. Pag. 190.

LA PÉRIODE D’OUTAMARO

collections parisiennes et surtout dans celle de M. Vever, qui ne possède pas moins de 65 différents Sharaku, et dans celle du comte de Camondo, nous ne pouvons nous empêcher de soupçonner un peu de jalousie dans ce jugement de Fenollosa. L’exagération de l’expression de la physionomie a certainement été beaucoup plus loin chez Sharaku que chez aucun autre artiste ; mais nous ne pouvons dénier que ces traits grimaçants montrent un esprit très supérieur, qui retient l’observateur, ainsi que la grandeur de son dessin et l’extraordinaire sûreté de goût avec laquelle il harmonise d’épaisses couleurs opaques qu’on ne trouve pas ailleurs. Quand il représente des figures entières, il les groupe habituellement par deux sur un dessin ; la chair est généralement laissée sans coloris et ressort suffisamment par le contraste du fond micacé. Kurth ( Outamaro , p. 82) dit que son nom était Saito Inrobei Kabukido Toshusai Yenkyo Sharaku (Catalogue Hayashi), qu’il débuta par être danseur de Nô chez le daimio de la province méridionale d’Awa, et qu’il publia plusieurs séries de portraits d’acteurs chez l’éditeur Juzabro, en 1790, mais fut forcé de cesser son travail à cause de l’indignation causée par son réalisme.

30 Toyokuni. — Utagawa Toyokuni, dont le vrai nom était Kumakichi, aussi appelé Ichiyosai, vécut de 1769 à 1825, commença à produire vers 1785 et continua jusqu’en 18 10 environ. Il devint, vers la fin de la carrière d’Outamaro, son plus notable rival ; bien qu’il n’ait pas la

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Uta f°rce et l’audace de Yeishi et d’Outamaro, il

'^J\l possède cependant un style très personnel. Il w . » eut une importance particulière pour le dévelopgawa ) | j pement futur du xixe siècle en ce qu’il fut le maître de Kunisada, qui plus tard s’intitula Toyo' ~J§T Toyokuni II, et de Kuniyoshi, qui, tous deux, dominèrent l’art jusqu’au milieu du xixe siècle et lui donnèrent son empreinte essentielle.

Toyokuni était le fils d’un sculpteur d’images bouddhiques de Yedo, Kurabashi Gorobei ; il étudia d’abord le style d’Hanabuso Itcho et de Giokusan, mais passa à l’école de Toyoharu, et forma son nom en prenant, comme l’assure Fenollosa (i), une partie de celui du vieux Toyonobu. il n’eut donc pas besoin, au contraire de Yeishi et d’Outamaro, de se familiariser avec le style populaire, mais fut dès le début élevé dans une conception artistique très proche de celle de Kiyonaga. Toyokuni fut sans aucun doute le plus grand élève de Toyoharu; il sut très bien disposer ses figures tranquilles, en groupes gracieux ; et, bien que son coloris manque un peu d’originalité, il est pourtant vigoureux et de bon goût.

Lorsque Kiyonaga eut abandonné les représentations d’acteurs, Toyokuni reprit ce genre et commença à dépeindre les acteurs hors de la scène, à des pique-nique sur terre et sur l’eau, ou dans la compagnie de jolies femmes; mais, comme il traitait ces sujets sans soin, cette branche

(i) Anderson, Catal., p. 348; Strange, p. 47; Fenollosa, Catal., n°s 337- 356; Bing, Catal., n° 199; Catal. Goncourt, n° 1283; Catal. Burty, n° 258 ; Goncourt, Outamaro, p. 187, io3. — Les dates biographiques ont été corrigées d’après le Catal. Hayashi.

Hokusai (1760 x849). — La Vague. Des 36 Vues du Fuji.

Musée du Louvre.

Hokusai (1760-1849). — Le Fuji par un beau temps d’été. Des 36 Vues du Fuji.

Collection R. Kœchlin, Paris.

Estampes Japonaises.

Pl. 55. Pag. 19

LA PÉRIODE D’OUTAMARO

d’art tomba pour l’instant en décadence, jusqu’à ce que ses élèves l’aient reprise avec une nouvelle énergie. Son style fut à son apogée vers 1789 et rappelle celui de Kiyonaga; l’influence européenne que l’on remarquait déjà dans Toyoharu, son maître, peut aussi être notée dans ses œuvres; dès 1795, il commença à se rapprocher du style d’Outamaro, et, vers 1800, ses personnages atteignirent aussi une longueur impossible. Enfin il développa par la suite, en rivalité avec Outamaro, un style particulièrement anguleux, qui atteignit son plus haut point en 1804 et le montre, même en comparaison avec son premier modèle, Kiyonaga, comme un artiste tout à fait indépendant et d’une grâce austère particulière. Excepté pendant la période où il fut, lui aussi, incapable de résister au goût universel pour l’exagéré, il garda toujours un certain degré de naturel, et, lorsqu’il apparaît maniéré, cela est dû, en général, aux attitudes affectées des acteurs de l’époque ; plus tard, toutefois, ses œuvres devinrent plus grossières. Il fut probablement le premier à se servir du rouge violacé, qui introduisit une teinte voyante inconnue jusque-là dans la gravure japonaise. Il ne put cependant pas employer des couleurs d’aniline, car celles-ci ne furent mises sur le * marché par Perkins qu’en 1856 et n’atteignirent pas le Japon avant 1860. Et pourtant l’extrême clinquant qui apparaît vers la fin du xvme siècle est un élément étranger et marque l’abandon, peut-être sous l’influence de la Chine, des anciennes traditions japonaises. C’est seulement

parce que cette délicate et brillante couleur, qui modifie aussi les jaunes et les bleus, n’a gardé sa fraîcheur originale que dans très peu d’épreuves, que nous ne la reconnaissons pas tout de suite comme un trait caractéristique de cette période.

Immédiatement après que Toyokuni se fut retiré, son élève Kunisada, vers 1810, lui succéda, d’abord sous son propre nom; vers 1844, toutefois, c’est-à-dire longtemps après la mort de son maître, il prit le nom de Toyokuni II.

Un portrait de Toyokuni se trouve sur la dernière page (1) du Fu^oku komeidan (anecdotes de gens célèbres), de Kuniyoshi, deux petits volumes, en blanc et noir (Kioto, 1840).

Comme Hokusai, dont il fut contemporain de la première période, Toyokuni illustra des romans de Kioden, Bakin et autres ; avec Kunimasa, il publia, vers 1790, une série d’acteurs pour laquelle Outamaro dessina le titre; en 1801, il publia seul une collection de portraits d’acteurs, de petit format, qui peut être considérée comme sa meilleure œuvre; puis, en 1802, parurent les estampes de femmes de toutes les classes. A part ses triptyques, la délicieuse estampe en dix petites feuilles faites pour être collées côte à côte et représentant une averse qui oblige une foule de gens à se réfugier sous un arbre gigantesque est particulièrement célèbre. Ses paysages sont rares.

Il fit aussi des fleurs sur un grand surimono

(1) Reprod. dans le Catal. Burty, n° 65.

LA PÉRIODE D’OUTAMARO

oblong. Reproductions dans : Strange (pl. V), scène de jardin, du début; (p. 48), un acteur; sur la même page, une femme mettant à l’eau un petit bateau nous rappelle Outamaro ; Gonse (111., p. 42), des courtisanes dans un bateau (partie d’un triptyque) ; Fenollosa ( Outline ) reproduit une estampe de son déclin.

De ses triptyques, citons :

Scène de neige, une dame noble avec sa petite fille faisant des boules de neige, daté par Fenollosa (n° 348) de 1798 environ, peut-être sa plus belle oeuvre en ce genre ;

Dame noble à cheval avec des serviteurs, le Fuji au fond ; très belle composition, très atténuée de tons : jaune, violet, noir et un peu de vert ;

Le gué, dame noble portée en palanquin par huit hommes ;

La rafale ;

Femmes figurant les dieux du bonheur dans un bateau dont la proue est en forme de coq blanc.

Acteurs et femmes dans un bateau sur la rivière, daté par Fenollosa (n° 353), vers 1805 ;

Blanchisseuses au tourbillon; ,

Coup de filet sur la plage ;

Le bain, d’après Fenollosa (n09 351 et 352), vers 1803;

Les berges de la Sumida et le pont Riogoku ;

Une boutique d'éventails, devant un petit garçon jouant avec cinq petits chiens, daté par Fenollosa de 1789 environ (n° 338) ;

Le rêve du rat, d’après Fenollosa, vers 1794 ;

Trois acteurs (Catalogue Duret, n° 91) ;

En collaboration avec son élève Toyohiro : Scène dans le jardin d’un temple, daté par Fenollosa de 1800 environ (n° 342);

Pentaptyque : Rue principale du Yoshiwara au temps des cerisiers en fleurs, daté par Fenollosa (n° 341) de 1792 environ.

Séries de feuilles :

L’averse, 10 petites feuilles ; parmi ceux qui se réfugient sous l’arbre géant, au milieu du long dessin, sont : un jeune noble avec un faucon, une jeune fille essayant de couvrir ses cheveux, une

blanchisseuse, un homme avec un singe, un porteur de fagots, et plusieurs aveugles qui sont tombés dans leur hâte (Catalogue Bing, n° 208) ;

Vues des environs de Yedo, 8 feuilles in-quarto, datant du début du siècle (Catalogue Leroux) ;

Les six rivières Tamagawa, dans des ronds, à peine coloriées ;

Les six poètes célèbres, par paires ;

Courtisanes sous les traits de Komachi, 7 feuilles de moyen format.

Livres illustrés :

Haiyu rdku richutsu (?), portraits d’acteurs de Yedo, en collaboration avec Kunimasa, vers 1790 ; le titre, par Outamaro, représente les instruments de danse de Nô; par lui aussi, un acteur assis et regardant trois femmes quittant le théâtre ;

Yakusha konotegashiwa, collection d’acteurs célèbres, 2 petits vol., Yedo, 1801, peut-être sa meilleure œuvre ;

Yehon imayo sugata, les manières du temps présent, femmes de toutes les classes, 2 vol. en couleurs, 1802 ; dans le premier, les femmes respectables ; dans le deuxième, celles du Yoshiwara.

Toyokuni toshi damafude, rappelant la Mangwa d’Hokusai ;

Yehon Yedo no mizu, Yedo, 3 vol., blanc et noir ;

Yobo shashin sangai kio, récréations d’acteurs, Yedo, 1801, 2 vol. excellents de coloris ;

Bakino, comparaisons des théâtres avec des endroits fameux ; 1800, 2 vol. humoristiques ;

Histoire de la princesse Sakura, roman de Kioden, Yedo, 1806, 5 vol. ;

Yakusha awase kagami, acteurs, Yedo, 1804.

En collaboration avec Shunyei, il publia un ouvrage à Yedo en 1806; avec Toyohiro : Otagio kanoko , 12 planches en couleurs, Yedo, 1805.

Son meilleur élève fut son frère Toyohiro, qui se développa dune manière particulière et eut plus tard le privilège d’être le maître du grand paysagiste Hiroshige.

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HOKUSAI. — Oiseau et fleurs : De la petite série de fleurs.

British Muséum.

LA PÉRIODE D’OUTAMARO

Deux autres des élèves de Toyokuni, Kunisada (plus tard Toyokuni II) et Kuniyoshi, dont nous parlerons plus loin, atteignirent tous deux la plus grande célébrité.

Toyokuni eut aussi comme élèves, à ses débuts : Kunimasa (Cf. ci-dessus) et Kuniyasu (Catalogue Hayashi, n° 1092), qui fit surtout des acteurs, mais dont les œuvres sont rares. Kunimasa vécut de 177 y à 1810 ; il signa aussi Ichiyusai (reprod. dans le Catalogue Hayashi, n° 1088). Duret mentionne (n° 267) un de ses livres. Son fils Naajiro fut aussi son élève; il prit également le nom de Toyoshige, mais plus tard reprit celui de son père, de façon à être soigneusement distingué de Toyokuni II; il signe quelquefois Gosotei Toyokuni ; son style fait plutôt penser à celui de Yeisen qu’à celui de son père.

Utagawa Toyohiro, appelé aussi Ichiriusai, le frère de Toyokuni, était son élève, mais aussi en même temps celui de Toyoharu (1). Il naquit en 1773 ; son nom ordinaire était Okajima Tojiro (Catalogue Hayashi, n° 1051); il commença sa carrière vers 1790, nous rappelant au début Shunsho, puis, en 1800, collaborant avec Toyokuni. Dans les vingt premières années du xixe siècle, il illustra beaucoup de livres, dans lesquels il approcha un peu du style d’Hokusai, Il mourut en 1828; son élève fut Hiroshige, qui s’appela aussi Ichiriusai.

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(1) Catal. Anderson, p. 347; Id. , Japanese Wood-Engraving ; Catal., Fenollosa, n°* 344*, 35o; Catal. Burty, n° 182; Catal. Bing, n° i83.

Ses principales feuilles séparées sont :

L' enlèvement d'Otoku par Fukusuke, moyen format ;

Une jeune fille dans la neige, datée par Fenollosa (n° 350), de 1801 environ, son œuvre la plus belle et|la plus caractéristique ;

Acteur dans le rôle d’un Kashira, avec un grand parapluie; Branche de fleurs avec un panier d’osier sur une étagère de

Triptyques :

Cueillette des Kakis en présence d’un jeune prince, tons foncés ;

Souper sur une terrasse en face de la rivière ;

La traversée dans un bac contenant plusieurs aveugles.

Livres illustrés :

Kengu irigomi sento shinwa (?), 1802, blanc et noir;

Fuku nezumi Shiriwono Futozawo (l’heureux rat), 1804, en couleurs ;

Sunden jitsujitsuke (?), roman de Bakin, 1805, 5 vol., blanc et noir ;

Katakiuchi sembonzakura, histoires fantastiques, 1809, blanc et noir;

Tosei shoriu ika bonedzu, bouquets, excellent de dessin et de couleur ;

Duret mentionne des ouvrages de lui (nos 219 et suiv.) de 1793 et 1807;

Reproductions dans Anderson ( Japanese Wood-Engraving, n° 22) et Strange (p. 46).

D’autres élèves de Toyokuni sont mentionnés par le Catalogue Hayashi : Kuninaga (n° 1090), Kunimitsu (n° 1091), Kuninao (n° 1093), Utagawa Yoshimaru (n° 1096). Utagawa Toyomaru est mentionné comme ayant fait des acteurs vers 1800 (Catalogue Bing, n° 233); un livre illustré

laque.

rL. 50. rAG.

Hokusai (1760-1849). — Grues dans la neige.

Collection H. Ve-ver, Paris.

LA PÉRIODE D’OUTAMARO

par lui parut à Yedo en 1798 (reprod. dans le Catalogue Hayashi, n° 1052). Sekko (Catalogue Gillot) et Raisen (Catalogue Gillot, une estampe avec deux dates) travaillèrent à la même époque que Toyomaru.

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